07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Parce que (disent les défenseurs du système) si l’emprunteur n’est pas celui qui accorde le prêt, le coût de ce dernier peut être limitant, voire dissuasif, en cas d’abus.

Pour Ana, frigouret et toutes les personnes intéressées.

Guide de mise en place d’une monnaie complémentaire locale : http://aises-fr.org/303-meo-monnaie-compl-FR.html

Jean-Marc De Boni : Revenir à un système centralisé de création de monnaie (ce que j’appelle le monopole du roi) est d’une part inadaptée à l’économie actuelle et d’autre part ne constitue en rien une garantie contre la fausse monnaie (celle émise sans réelle contre partie) : il n’y a qu’à regarder l’histoire du royaume de France ou de Grande Bretagne, émaillée scandales financiers réguliers, pour s’en convaincre.
Finalement, les défenseurs de la création monétaire par les banques privées ont tous le même (et unique) argument pour défendre cette escroquerie. Comme Valérie Giscard d'Estaing, sa conviction réside dans le fait que laisser l'Etat gérer cela, c'est la porte ouverte aux abus, et qu'en laissant ça dans les mains des privés, tout irait mieux (?) !

Mais ces néo-conservateurs ont-ils seulement imaginé qu’un jour, on puisse abolir cette monarchie présidentielle pour donner plus de pouvoir aux citoyens électeurs ?
Bien sur qu’il faut que l’Etat se finance seul, sans rien devoir aux plus cupides de ce monde… mais pour cela, pour éviter les abus, il « suffit » de rendre le système transparent, et surtout, de ligoter les élus en donnant plus de pouvoir (c’est pas difficile vu qu’on en a aucun) aux citoyens.
Au Venezuela, je crois savoir que les budgets de l’Etat sont votés, par le peuple, tous les ans !
A Grigny (dans le Rhône) le budget de la commune est également soumis au vote populaire, au choix des habitants (pas entièrement, ce « budget participatif » représente 60% du budget total, à vérifier).
Bizarrement, ou pas… aucun média ne relève jamais cette singularité au sein de notre système… c’est pourtant une piste intéressante à suivre !

Enfin, c’était juste pour souligner le fait que les défenseurs de la loi de 73 (ou de l’article 123) sont vraiment de mauvaise foi. Pour eux c’est simple, il est impensable d’autoriser plus d’implication populaire au sein des institutions de l’Etat, et dans ce contexte, ils estiment dangereux de laisser la création de la monnaie aux mains des élus (ils n’ont pas tort, dans ce contexte). Mais voilà, de la même manière qu’il est grand temps de reprendre le contrôle de la monnaie, il est aussi grand temps de refonder notre république pour imposer un peu plus de démocratie… ça ne fera pas de mal !
Ainsi, tout serait plus stable, sans être parfait, j’imagine bien… mais ça ne serait pas pire :slight_smile:

Si on veut reprendre le contrôle de la monnaie (pour en revenir à l’origine du sujet) il faut inévitablement prendre du pouvoir sur les élus, et les ligoter dans leur rôle de représentants !
En somme, il nous faut cette fichue constitution. Mais je prêche des convaincus ici :slight_smile:

@Gilles

Nous avions un groupe de travail qui avait cette intention. Mais le PFH a fait capoter. Je suis en standby sur la question.

@tous

On commence à entendre que la BCE s’apprêterait à « racheter la dette des états en difficulté ».

Quelqu’un en sait il plus sur les mécanismes techniques ?

Bonsoir.

À Ana Sailland:

Si j’ai bien compris (dites-moi si je dis des bêtises), il s’agit de racheter de la dette sur le marché secondaire, donc… aux créanciers, bref: toujours aux mêmes: banques et consorts

ben euh, c’est moi qui posais la question hihi

je me dis, mais besoin d’étais ( pour l’été ça va :wink: ) , que si on rachète aux créanciers ( et avec quoi ? quelles réserves ou quelle création ? ) il aurait été plus simple de ne pas écrire le 104 de Maastricht puisque in fine, ça revient à financer les états par la BCE, mais avec les rapaces comme intermédiaires et des milliers de milliards (?) d’intérêts qui étaient évitables. Mais comme je ne suis pas économiste, j’ai vraiment besoin de connaître la forme de la dette et des titres de dette, et comment ils se négocient. Techniquement parlant.

Encore moi …;

Toujours béotienne, j’élucubre.
Et ça donne ça :

Je tiens un os à ronger ou j’ai tout faux ?

[i]Le système monétaire actuel est tel que la monnaie, qu’elle soit la plus rare (fiduciaire) ou l’autre (scripturale) n’est créée qu’en présence de projets ; pour « financer » leur réalisation :

-Soit au moment où les banque prêtent pour financer les projets.
-Soit au moment où les banques empruntent leurs réserves prudentielles ou autres parachutes <demande de billets par la clientèle entre autres> à l’émetteur BCE.

La monnaie créée pour financer les projets part dans le circuit économique puisqu’elle est utilisée pour payer les acteurs des projets.

Jusqu’ici tout va presque bien, puisque cette monnaie, devenue circulante, devrait en principe, si les prix sont bien ajustés, permettre à la société (vue globalement) de se payer les biens et services produits globalement du fait de l’ensemble des réalisations de projets.

Mais

Cette monnaie empruntée n’est pas en fait mise en circulation dans sa totalité car elle est ponctionnée, à deux niveaux :
a) Les intérêts à payer par les emprunteurs ( sommes d’argent qui souvent vont s’enliser dans la thésaurisation ou dans la spéculation, donc quitter la vraie vie)
b) Les impôts perçus par les états, calculés sur le produit de la vente des susdits biens et services produits. Et l’on sait que la totalité de l’impôt représente, au minimum en France, à peu près le service de la dette, et ne file donc pas dans l’alimentation de l’économie vivante.

Ce n’est donc pas la totalité des emprunts qui ruissellent sur la vie mais seulement une partie !

Le résultat est qu’il n’y a pas assez de monnaie en circulation pour que la société globale puisse acheter les biens et services qu’elle-même a produits.

Pire encore, mais je trouvais sportif de négliger cet aspect majeur, toute la monnaie injectée disparaît du circuit économique au moment du remboursement des emprunts.
La pénurie de monnaie est donc extrême, et la société ne peut vraiment pas s’offrir le produit de son dynamisme. La société est active, riche, mais incapable d’être sa propre clientèle.

S’ensuivent deux effets pervers :

  1. L’achat de toute la production étant impossible <sauf à accepter le point 2>, il y a stock invendu. Autrement dit, surproduction, systémique… . S’il y a surproduction, on diminue la production. Et le chômage croît.
  2. Pour pallier au point 1, il faut un surplus de monnaie, et ce surplus ne peut venir que de l’emprunt puisque la monnaie ne se crée qu’en cette occasion. Donc inventer de nouveaux projets est nécessaire, simplement pour consommer le produit des projets réalisés. La boucle est bouclée. On a un système qui ne peut que s’emballer, puis mourir quand les limites de la croissance sont atteintes. Nous sommes en 2012 à cet instant de mort.

Le mécanisme actuel exige donc la croissance et implique le chômage . Croissance et chômage, inscrits dans un même mécanisme monétaire qui les régit, « marchent main dans la main », et ne sont pas contravariants comme on a tendance à le penser.[/i]

@tous

On commence à entendre que la BCE s’apprêterait à « racheter la dette des états en difficulté ».

Quelqu’un en sait il plus sur les mécanismes techniques ?


Je vous recommande de visionner un récent reportage d’Arte sur la banque Goldmann Sachs: au-delà des agissements propres de la banque, et même si, comme le dit Jean-Claude Trichet lui-même, considérer Goldmann Sachs ne doit pas occulter le rôle de toutes les autres et du système dans son ensemble, on découvre dans ce reportage les positions des anciens membres de cette banque.
Celui qui propose, avec des conditions draconiennes, de faire ce que vous dites, est un ancien dirigeant de cette banque.
J’ai du mal à avoir confiance…

Le reportage:
http://videos.arte.tv/fr/videos/goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde–6894428.html

@Ana
Je ne peux pas écrire en ce moment .lis Blog gaulliste libre: La BCE aide les marchés et torture les peuples

Merci à vous deux.
Mon ADSL est très lent ce dimanche ; je regarderai la vidéo un autre jour.
Lu le lien d’AJH avec intérêt.
Il semble donc que cette fausse embellie ne soit que miettes jetées aux avions coincés sur le tarmac.

@André-Jacques : J’espère sincèrement que ce n’est qu’un problème de clavier.

[size=6]@André-Jacques : J'espère sincèrement que ce n'est qu'un problème de clavier.[/size]
[size=5]non, torticolis et névralgie du bras droit ... [/size]

À Ana Sailland:

Des explications simples sur les rachats de dettes par la BCE:

Merci mais je reste sur ma faim d’ignorante en expectative.
Mon malheur, c’est que j’en sais peu mais trop pour accepter le simpliste. C’est très ennuyeux :wink:

Le raisonnement du début suppose que ce sont les épargnants et eux seuls qui prêtent, et qu’ils prêtent un argent acquis antérieurement. Est ce juste ?

Je ne suis pas sûre que l’histoire de Liliane rende compte de tous les types de flux de l’entité privé/finance en direction des communautés publiques.

Nous ne savons pas qui détient les titres. Ni qui a prêté. Ni quel type de monnaie/titre a été prêté.

Nous ne savons pas quel type de monnaie/titre la BCE utilisera(it) pour ®acheter obligations ou bons.
Ni d’où sortent ses réserves. Ni si l’émission est envisagée.

Ni ce qu’elle en fera après rachat.

@Ana
Lis les commentaires … j’aime bien ceux de Chris06.

bon, j’y retourne illico :wink:

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ça me donne des réponses. Vivement que ton écriture te sois rendue par la faculté :wink:

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Question bête : les banques ont elles prêté du scriptural de circonstance ? (en direct ou en intermédiaire ; car on peut emprunter ce qu’on prête) j’y vois abyssale arnaque

;;;;;;;;;

Concernant certains commentaires :
Globalement, j’assimile à pensée de magie noire le fait d’espérer un global collapse pour imposer mutation.

minute 29 et suivantes : » Invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro

très proche de mes questions.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/brochures/bc-livretraite.pdf

ils sortent un livre qui étudie chaque article des traités
j’vais en commander un pour voir

L’avantage d’un livre c’est qu’il n’y a pas ces journalistes vendus pour te couper la parole aux moments les plus importants en brandissant des leurres à deux balles :wink:

Rendez-vous demain, vendredi 14 septembre, à Sète, pour
les Assises 2012 de l’Observatoire International du Bonheur (OIB)

(c’est une chouette raison sociale, non ?)

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/09/13/256-14-septembre-a-sete-assises-2012-de-l-observatoire-international-du-bonheur-oib

Bien sûr, dans le temps qui me sera imparti, je vais signaler [bgcolor=#FFFF99]la connexion[/bgcolor] (qui pour moi est devenue évidente) [bgcolor=#FFFF99]entre[/bgcolor] :

  • [bgcolor=#FFFF99]l’inextricable malheur sur terre[/bgcolor] pour le plus grand nombre d’humains (pauvreté et travaux forcés à (presque) tous les étages)

  • et [bgcolor=#FFFF99]la NÉGLIGENCE universelle du contrôle populaire 1) de la monnaie (qui garantirait pourtant notre prospérité) et 2) de la Constitution (qui garantirait pourtant notre liberté).[/bgcolor]

L’antienne d’Étienne, quoi…

Étienne.


PS : Vous avez remarqué qu’on va bientôt passer le cap des [bgcolor=#FFFF99]trois millions[/bgcolor] de visites ?

C’est beaucoup et c’est peu, bien sûr.

On fait ce qu’on peut et on tient le cap :confused:


PPS Le vrai marathon, pour moi, commencera mi octobre, avec Dublin ; voyez mon agenda