07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

2) Concernant la propagande de la sortie de l'Euro ou de l'UE il faut faire attention aux manipulations qui l'accompagne.

D’abord ils nient d’emblée toute bonne raison qui pourrait fonder la construction de l’UE et de sauver cette construction européenne, ils arbitrent implicitement ces questions en considérant qu’elles ne valent même pas le coup d’être discutées, ce serait pourtant un débat qui va de soi dès lors qu’on propose la sortie de l’Euro ou de l’UE. Ils préfèrent axer leur propagande sur les points négatifs et fondés, comme s’il n’y avait aucune bonne raison de construire ou maintenir l’UE, mais que des bonnes raisons d’en sortir.


Il me semble que l’on peut parfaitement vouloir sortir de l’Union Européenne® telle qu’elle est conçue aujourd’hui (et probablement depuis sa naissance: essentiellement comme un marché) mais désirer, vouloir, ou projeter par ailleurs une construction européenne: fondée sur des valeurs sociales et politiques humanistes, mettant en commun le meilleur de chaque pays. Il me semble que c’est plutôt de cela qu’il est impossible de parler! Qu’apporte de positif aux habitants d’Europe l’Union européenne® telle qu’elle est aujourd’hui? Il me semble que les méfaits établis et les carcans qui engagent l’avenir contrebalancent très largement les quelques aspects positifs de cette construction. La monnaie et les choix économiques en font partie. Il se trouve que c’en est le squelette. Donc il faut sortir de ce schéma — ou en changer: ce qui revient à en sortir.

C'est un procédé malhonnête qu'il convient de prendre en compte avant de se faire une opinion sur le sujet.

Ensuite ils présentent les choses comme si la sortie de l’UE était l’option la plus simple et la plus facile, alors qu’en réalité, il faut se rendre compte que c’est l’option la plus radicale, donc politiquement c’est au contraire la voie la plus difficile à faire devenir majoritaire, cela voudrait dire que les populations se sont extrêmement radicalisées, ce qui ne correspond pas du tout à la société française actuelle, ni aux sociétés européennes.


Que sait-on réellement des sociétés française ou européenne? S’il s’agit de leur opinion sur l’Union européenne® et sa monnaie, il faudrait faire un sondage ou une étude en profondeur pour s’en prévaloir. Et tenir compte du lavage de cerveau permanent opéré par les médias de masse: c’est ce qui nourrit quotidiennement la plupart des citoyens.

Historiquement, comme toutes les options où on détruit l'existant et on fait table rase
[b](il me semble qu'ici-même et dans des liens qui fournis sur ce forum, a été montré qu'il reste des outils pour faire face à une sortie du système monétaire européen: ce ne serait donc pas une table rase)[/b],
c'est une option marginale et qui à moins d'évènements majeurs qui provoqueront de graves crises politiques,
[b](quel type de crise politique: une crise où ceux qui ont bafoué la volonté populaire seraient discrédités? où le bien commun redeviendrait l'objet central du politique?)[/b]
restera certainement minoritaire
[b]si on s'acharne à le marginaliser...[/b].
Même dans un pays comme la Grèce, qui pourtant subit les maltraitances de l'UE, et dont les populations se sont très radicalisées, elles restent majoritairement et profondément attachées à l'UE
. [b] Être attaché à un avenir commun et une entente approfondie entre les peuples n'implique pas de subir le [u]joug[/u] du système monétaire européen et ses conséquences.[/b]
Et on comprend pourquoi c'est l'option la plus radicale quand on comprend que cela fout en l'air toutes les relations entre les pays européens et donc qu'il faudrait réfléchir à ce qu'il faut faire à la place.
[b] Est-ce que toutes les exigences terribles infligées aux Grecs, aux Espagnols..., constituent des relations désirables entre pays?[/b]
Cette présentation de la sortie de l'UE comme une solution plus simple et plus facile à mettre en oeuvre est d'autant plus manipulatoire qu'elle s'accompagne rarement d'un projet politique alternatif derrière.

Seul le front national propose un projet alternatif, et quel projet ! Celui d’une société française réactionnaire et nationaliste ! Non merci !

Le front de gauche ne propose pas de sortir de l’UE ni de l’euro, il n’envisage la sortie de l’Euro qu’en dernier recours une fois que toutes les autres possibilités auraient été explorées en vain, il n’y a donc aucun accord possible avec le Front national sur cette question contrairement à ce que prétend AJH, les positions sont totalement opposées.

L’autre manipulation c’est le fameux TINA : Il n’y aurait pas d’autre alternative, la sortie de l’euro ou de l’UE serait la seule possible ! C’est une manipulation classique, on impose aux gens un faux dilemme, soit vous avez le choix entre une UE autoritaire qui impose le néo libéralisme au peuple et qui les dépossède de sa souveraineté, ou alors sortir de l’UE !
Présentant les choses ainsi il n’y a pas vraiment de choix en fait vu que la première option est évidemment inacceptable pour la plupart des gens !
En réalité, comme toujours en politique, il existe toujours autant d’alternatives que notre imagination nous le permet, que ce soit en terme de grandes orientations, que de simples nuances.
Et justement le Front de gauche défend une UE alternative ( tout comme Syriza en Grèce ) et d’ailleurs en 2005, c’est justement d’avoir su sortir du discours qui voulait faire passer tout projet alternatif pour un projet anti européen qui a permis la large victoire du non au référendum, ce ne sont pas les idées de la sortie de l’UE qui ont gagnées ce jour-là, elles étaient très minoritaires, ce sont bien les idées de la réorientation de l’UE qui ont permis la victoire du « non ».

Les partisans de la sortie de l’UE sont bien embetés par ces positions politiques, car cela casse leur argument du TINA, le caractère manipulatoire de leur présentation des choses en faux dilemme apparait très clairement. Voilà pourquoi ils sont généralement bien plus virulents contre le front de gauche que contre les européistes comme l’UMP ou le PS.

Il est d’ailleurs pathétique de s’apercevoir que les partisans de la sortie de l’UE en vienne à se servir des traités que pourtant ils honissent eux-même comme argument ultime pour justifier l’impossibilité de les modifier. Mais ce soudain zèle de légalisme n’est pas crédible. Il n’y a rien au dessus de la souveraineté du peuple, si le peuple décide qu’une loi ou qu’un traité doivent changer, cette loi ou ce traité ne peuvent pas empêcher ce changement. Le peuple souverain peut faire et défaire ce qu’il veut. D’autant plus si ces lois ou traités sont elles-même illégitimes, ce qui est le cas du traité de Lisbonne, voté par le parlement en déni du référendum de 2005.

Encore une fois au niveau de l’UE et donc cela vaut aussi au niveau de la loi de 1973 et du traité de Maastricht, il n’y a aucune impossibilité à réformer ces positions, il y a juste des rapports de forces politiques favorables à ceux qui ne veulent rien changer et qui soutiennent le sens pris par la construction européenne depuis 40 ans. Ces rapports de force peuvent changer. Surtout si cela change déjà au niveau d’un des grands piliers de ce rapport de force, la France.

Il est amusant d’ailleurs de voir les partisans de la sortie de l’UE essayer de se justifier par je ne sais quelle impossibilité de modifier ces rapports de force quand eux-même vous proposent de modifier l’un des rapports de force politiques les plus difficiles à bouger, celui de l’adhésion à l’idée de la construction européenne et inversement de la sortie de l’UE …
Genre Asselineau nous propose de sortir de l’anonymat complet pour devenir président et faire sortir la France de l’UE mais d’un autre côté il nous théorise l’impossibilité de changer quoi que ce soit, comme si les rapports de forces resteraient éternellement identiques !

Bon en clair, dans tous ses aspects, à mon avis, la position de sortie de l’UE est plus une réaction face au tournant autoritaire de l’UE actuelle, bref sommes toute un cri du coeur assez compréhensible, plutôt qu’un véritable projet politique viable, ce n’est pas très sérieux, et ses partisans utilisent des méthodes malhonnêtes, je ne suis pas certain que cela soit une bonne façon de faire progresser leur cause.

Voilà sur la forme.

Sur le fond il est quand même inquiétant de constater que les défenseurs de l’UE autoritaire actuelle sont bien plus prompts à envisager la sortie de l’EURO ou de l’UE d’un pays, que de réformer l’UE. Si c’est qqchose qui les dérange moins, au point de s’en saisir comme une 2ème option, il est évident que c’est une position qui est loin d’être subversive et révolutionnaire contrairement à ce que certains veulent faire croire.
Fondamentalement je pense que toutes ces idées se basent sur des idées nationalistes erronées, qui ne prennent justement pas dutout en compte les enjeux qui fondent l’idée d’une construction européenne ( comme le partage des ressources naturelles de la planète, les échanges économiques, la finance, la préservation de notre écosystème, la paix etc … ).
Et la propriété des idées nationalistes c’est qu’elles consistent à diviser les populations nations contre nations et à gober les véritables clivages, ceux de la lutte des classes justement.
C’est la grosse différence entre les vrais mouvements révolutionnaires qui défendent véritablement le peuple contre ceux qui les exploitent, et les mouvements nationalistes qui défendent une idée imaginaire du peuple comme s’il était homogène et avait un intérêt différent des autres peuples.
C’est pourquoi les mouvements révolutionnaires sont internationalistes : tous les peuples sont dans la même situation de soumission / de domination, il faut donc faire preuve de solidarité et s’entraider entre les différents peuples, on a exactement les mêmes buts et les mêmes intérêts.

Tous les partisans de la sortie de l’UE sont très clairement nationalistes même s’ils le nient. S’ils considèrent que les intérêts des français sont différents de ceux des anglais, ils sont plus logiquement favorable aux idées de concurrence entre les peuples ( l’exacte contraire de la solidarité ) et donc ne remettent rien en cause de vraiment fondamental au niveau du système de la mondialisation libérale.
Même s’ils proposent du protectionnisme par exemple à l’inverse du libre échange, en réalité ils ne remettent pas en cause la concurrence internationale, dont le libre échange n’est qu’une forme particulière. Cette concurrence en soit est déjà extrêmement néfaste vu qu’elle pousse au moins disant social et favorise les intérêts des multinationales ( baisses des salaires et de la fiscalité ).
Leur position protectionniste n’est en réalité qu’une remise en cause très limitée du système.

De même au niveau monétaire, s’ils proposent comme le FN de sortir de l’euro au prétexte de virer la loi de 1973, ils ne vont tout de même pas jusqu’à contester la légimité de la dette publique et proposent de la faire rembourser dans son intégralité jusqu’au moindre centime par les citoyens. Les créanciers peuvent donc dormir tranquilles, avec les nationalistes, ils toucheront les montagne d’intérêts promises !

Enfin au niveau du système financier, pourtant sans doute l’aspect le plus néfaste du système néo libéral, on verra rarement les nationalistes remettre quoi que ce soit en cause.

Ce n’est donc pas avec eux que la situation de domination / soumission subie actuellement par l’immense majorité du peuple changera. Les oligarques peuvent très bien s’accommoder à moindre frais d’un retrait nationaliste.
Ils préfèreront toujours cela aux revendications égalitaristes et réellement démocratiques des mouvements réellement révolutionnaires comme le Front de gauche.

Dans les années 30, ils ont préféré les nazis au front populaire …
La proximité idéologique entre les nationalistes, les réactionnaires et la droite conservatrice sont évidents, c’est pour cela que l’on classe les nationalistes à l’extrême droite du paysage politique.


L’Union européenne® ou le nazisme…
Je pense comme vous qu’il y a des alternatives. Aux deux.

Louis

Tu mélanges tout Yvesmarc.

Quand à AJH, comme la plupart des intervenants de ce forum, vous ne voulez pas débattre je le sais. N’invoquez pas la fatigue vu que vous n’avez pas fait le moindre effort.

Il faudrait vous croire sur parole, vous vous permettez d’écarter tout ce que je dis d’une main en affirmant que ce sont de vieux poncifs communistes, cela illustre bien ce que je disais, pas d’arguments, des méthodes malhonnêtes, du mépris etc …

Moi des arguments j’en donne. Je n’affirme rien sans m’expliquer. Ce ne sont pas des poncifs désolé.
Et certainement pas communistes vu que je suis socialiste …

Avant d’exiger des référendums ça serait bien de montrer que vous êtes prêt à débattre.

Vraiment, cet amalgame entre patriotisme (ou nationalisme) et nazisme est en ce qui me concerne tout à fait insupportable. Non, le nationalisme ne mène pas NÉCESSAIREMENT au nazisme et on peut être de droite sans être accusé de tous les maux (et c’est pour la raison de discours clivant de JLM, que je ne supporte plus le FdG )! DLR est il pour toi Sandy à classer dans la même catégorie (et pourtant DLR est bien « nationaliste ») ?
Oui, il y a des alternatives entre l’UE et le mondialisme que défends le FdG et un total repli sur soi ou le nazisme (parti qui n’existe pas en France à ma connaissance) …

Débattre de quoi, Sandy ? Pour débattre il faut vouloir faire un pas vers l’autre… or vos prises de position sont tellement extrêmes que je n’en vois pas la moindre utilité.

Je ne vois pas où j’ai fait un tel amalgame. On ne trouvera nulle mention dans mon message ni du nazisme ni du patriotisme ni d’un total repli sur soi. Tu délires complètement.

Pareil je n’ai pas tenu de discours amalgamant sur les gens de droite, j’ai précisément expliqué ce qui n’allait pas dans le discours et l’idéologie de ceux qui proposent de sortir de l’UE ou de l’euro.

Je remarque donc que tu n’as tout simplement rien lu de ce que j’ai écris avant de répondre.

Quand au « mondialisme » du Front de gauche ? Qu’est ce donc ? C’est un discours du FN en plus, comment cela se retrouve dans votre bouche AJH ?

Débattre de quoi, Sandy ? Pour débattre il faut vouloir faire un pas vers l'autre.. or vos prises de position sont tellement extrêmes que je n'en vois pas la moindre utilité.
C'est dans votre tête uniquement qu'il y a de l'extrémisme. Mes positions sont tout ce qu'il y a de plus raisonnées. J'ai expliqué et argumenté. Ce sont vos réponses qui sont extrêmes et passionnées.

Nous partageons les critiques sur l’UE. Mais pour vous il n’y a aucune bonne raison d’essayer de changer l’UE, pour vous il faut en sortir. Vous devriez être capable d’argumenter ce choix. Vous devriez être capable de discuter des raisons qui nous poussent nous à ne pas vouloir sortir de l’UE mais à en préférer une réorientation, c’est ça débattre, écouter les arguments des autres et pouvoir en discuter. Il n’y a nulle besoin d’avoir la volonté de nous mettre d’accord. Quand on a des positions inverses il y a peu de chance que cela arrive. Mais au moins cela fait progresser les idées. Ne pas en débattre cela rime à quoi ? Pourquoi faire autant de tabous ? Nous avons expliqué très largement ce qu’on voulait changer au niveau européen, comment on comptait s’y prendre, il y a donc matière à débattre.

Vous par contre vous nous proposez de tout détruire, mais vous ne nous expliquez pas ce que vous voulez construire à la place. Ca aussi on devrait pouvoir en débattre.

C’est vous qui êtes dans une position extrème. Quitter l’UE ou l’Euro c’est EXTREME. Bien plus extrême que ce que nous proposons nous au front de gauche.

Il me semble que la situation dans laquelle nous met l’Union européenne® est une situation extrême.

@ SANDY
Je pense que des arguments pour sortir de cette construction il y en tous les mois depuis des années.
Allez voir la vidéo qu’a joint Etienne Chouard de François Asselineau sur la sortie de l’Euro…Ah autre chose il n’y a pas que le FN qui veuille sortie de l’Euro. Le bon sens a aussi ses arguments pour une sortie de l’Euro.
Je rejoins Louis lorsqu’il dit que nous sommes dans une situation extreme!! D’ailleurs il suffit de voir le silence autour de cette affaire d’Urmas Reinsalu ministre de la défense Estonien vantant les mérites de la WAFFEN SS et du traitement bien particulier que réserve la Finlande à l’Espagne (lisez ma réponse). C’est ça l’ Europe !!! une construction impossible à réaliser parce que mis en route par les USA à la sortie de la guerre et dont les pères porteurs et « non créateurs » sont SCHUMAN ET Monnet. VOIR LE LIEN http://www.u-p-r.fr/liste/dossiers-de-fond

Il y a de nombreux livres parlant de la sortie de l’euro, de la souveraineté et du mondialisme pour ceux que ça intéresse en voici qques uns;
-Jacques SAPIR « faut-il sortir de l’Euro » Ed. Seuil
-Laurent Artur de Plessis « de la crise à la guerre » Ed. Articles sans C
-Régis Debray « Eloge des frontières » Ed. Gallimard
-Gérard Dussouy "Les théories de la mondialité " gagnants et perdants du sans-frontiérisme Ed: L’Harmattan
-Michèle Tribalat, LesYeux grands-fermés Editeur : Denoël, Collection Médiations.

@Sandy
Ma position est celle de DLR : quitter l’U.E. actuelle et proposer aux autres pays de construire une Europe des Nations dans un cadre coopératif … ce n’est pas de se fondre dans un grand tout qui est le meilleur moyen de nous emmener au sein d’un Nouvel Ordre Mondial dont je ne veux pas.

La récente re-condamnation de kokopelli indique clairement qu’aucune réforme « tranquille » ne permettrait à l’UE d’être « saine » : tout est squatté, opaque, arbitraire, mené par un club de non élus.
:wink: Pire qu’en France :wink:
Donc sortir pour revenir, ou bien désobéir pour rallumer la raison, sont deux voies susceptibles de mener à une Europe démocratique et libérée de la finance, qui est hors du champ visuel actuel.

Il n’y a rien au dessus de la souveraineté du peuple, si le peuple décide qu’une loi ou qu’un traité doivent être abolies, cette loi ou ce traité ne peuvent pas empêcher ce changement. Le peuple souverain peut faire et défaire ce qu’il veut. D’autant plus si ces lois ou traités sont elles-même illégitimes, ce qui est le cas du traité de Rome, nullement débattu par le peuple.

Le premier président de la Commission Européenne, Walter Hallstein, qui était un ancien nazi qui avait menti aux commisions de dénazification en 1945 écrit dans son ouvrage « Europe in the Making » paru en 1969 :

Page 244 Extrait :

« The intentions that emerges from the sum total of these particular provisions, and the way in which the authority for implementing them has been allocated, is quite clear: as regards the outside world, the Community is in future to speak with but one voice in matters of economic policy. This intention is not materially limited by either the letter or the spirit of the Treaty. Just as there is inside the Common Market no sphere of economic and social policy which lies outside the competence of the Community - a fact which emerged clearly from the discussions held to decide on the interpretation of Article 145 of the Treaty of Rome and which was confirmed by the communiqué of The Hague Summit Conference held in in December 1969 - so there can be no restrictive interpretation as regards the outside world. In any case, such obscurities as may crop up could be clarified by means of the procedure of for minor revisions as laid down in Article 245, a procedure which does not require parliamentary ratification »

« Les intentions qui se dégagent de la somme totale de ces dispositions particulières, et la manière dont l’autorité pour leur mise en œuvre a été attribuée, sont tout à fait claires : en ce qui concerne le monde extérieur, la Communauté à l’avenir parlera d’une seule voix en matière de la politique économique. Cette intention n’est pas limitée par la lettre ou l’esprit du traité. Tout comme à l’intérieur du Marché commun, aucune sphère de la politique économique et sociale ne se trouve en dehors de la compétence de la Communauté - un fait qui ressort clairement des discussions tenues sur l’interprétation de l’article 145 du traité de Rome et qui ont été confirmées par le communiqué de la Conférence du sommet de La Haye qui s’est tenue en Décembre 1969 - donc il ne peut y avoir aucune interprétation restrictive en ce qui concerne le monde extérieur. Dans tous les cas, les obscurités qui peuvent surgir pourraient être clarifiées au moyen de la procédure de révisions mineures prévue à l’article 245, une procédure qui ne nécessite pas de ratification parlementaire. »

Fin de citation

Le Traité de Rome n’a jamais fait l’objet d’un référendum, uniquement d’une ratification parlementaire initiale , mais par la suite, l’article 245, dès le départ, a spolié les citoyens du maigre droit que leurs représentants puissent s’exprimer sur la conduite de la « construction » européenne.

À moins d’aimer l’échec, après (2012 -1957)= 55 ans de mauvaises pratiques, penser rectifier les textes actuels développés pendant autant d’années à partir de textes inacceptables dès le départ est proprement impensable. Si il existe des groupes politiques qui aiment les illusions et les échecs flamboyants, le choix de « réorienter » l’UE leur va comme un gant, ils sont de réussir à échouer comme Don Quichotte qui combattait les moulins. Il existe heureusement d’autres choix.

Il me semble que la situation dans laquelle nous met l'Union européenne® est une situation extrême.
Certes mais ça ne nous oblige pas à agir n'importe comment et à nous laisser dominer par les réactions et les sentiments.
@ SANDY Je pense que des arguments pour sortir de cette construction il y en tous les mois depuis des années. Allez voir la vidéo qu'a joint Etienne Chouard de François Asselineau sur la sortie de l'Euro...Ah autre chose il n'y a pas que le FN qui veuille sortie de l'Euro. Le bon sens a aussi ses arguments pour une sortie de l'Euro. Je rejoins Louis lorsqu'il dit que nous sommes dans une situation extreme!! D'ailleurs il suffit de voir le silence autour de cette affaire d'Urmas Reinsalu ministre de la défense Estonien vantant les mérites de la WAFFEN SS et du traitement bien particulier que réserve la Finlande à l'Espagne (lisez ma réponse). C'est ça l' Europe !!! une construction impossible à réaliser parce que mis en route par les USA à la sortie de la guerre et dont les pères porteurs et "non créateurs" sont SCHUMAN ET Monnet. VOIR LE LIEN http://www.u-p-r.fr/liste/dossiers-de-fond
Non il y a des arguments qui démontrent ce qui est néfaste au niveau de l'UE, mais vous faites un raccourci plus que simpliste en disant que ce sont des arguments qui prouvent qu'il faut sortir de l'UE.
Il n'y a rien au dessus de la souveraineté du peuple, si le peuple décide qu'une loi ou qu'un traité doivent être abolies, cette loi ou ce traité ne peuvent pas empêcher ce changement. Le peuple souverain peut faire et défaire ce qu'il veut. D'autant plus si ces lois ou traités sont elles-même illégitimes, ce qui est le cas du traité de Rome, nullement débattu par le peuple.

Le premier président de la Commission Européenne, Walter Hallstein, qui était un ancien nazi qui avait menti aux commisions de dénazification en 1945 écrit dans son ouvrage « Europe in the Making » paru en 1969 :

Page 244 Extrait :

« The intentions that emerges from the sum total of these particular provisions, and the way in which the authority for implementing them has been allocated, is quite clear: as regards the outside world, the Community is in future to speak with but one voice in matters of economic policy. This intention is not materially limited by either the letter or the spirit of the Treaty. Just as there is inside the Common Market no sphere of economic and social policy which lies outside the competence of the Community - a fact which emerged clearly from the discussions held to decide on the interpretation of Article 145 of the Treaty of Rome and which was confirmed by the communiqué of The Hague Summit Conference held in in December 1969 - so there can be no restrictive interpretation as regards the outside world. In any case, such obscurities as may crop up could be clarified by means of the procedure of for minor revisions as laid down in Article 245, a procedure which does not require parliamentary ratification »

« Les intentions qui se dégagent de la somme totale de ces dispositions particulières, et la manière dont l’autorité pour leur mise en œuvre a été attribuée, sont tout à fait claires : en ce qui concerne le monde extérieur, la Communauté à l’avenir parlera d’une seule voix en matière de la politique économique. Cette intention n’est pas limitée par la lettre ou l’esprit du traité. Tout comme à l’intérieur du Marché commun, aucune sphère de la politique économique et sociale ne se trouve en dehors de la compétence de la Communauté - un fait qui ressort clairement des discussions tenues sur l’interprétation de l’article 145 du traité de Rome et qui ont été confirmées par le communiqué de la Conférence du sommet de La Haye qui s’est tenue en Décembre 1969 - donc il ne peut y avoir aucune interprétation restrictive en ce qui concerne le monde extérieur. Dans tous les cas, les obscurités qui peuvent surgir pourraient être clarifiées au moyen de la procédure de révisions mineures prévue à l’article 245, une procédure qui ne nécessite pas de ratification parlementaire. »

Fin de citation

Le Traité de Rome n’a jamais fait l’objet d’un référendum, uniquement d’une ratification parlementaire initiale , mais par la suite, l’article 245, dès le départ, a spolié les citoyens du maigre droit que leurs représentants puissent s’exprimer sur la conduite de la « construction » européenne.

À moins d’aimer l’échec, après (2012 -1957)= 55 ans de mauvaises pratiques, penser rectifier les textes actuels développés pendant autant d’années à partir de textes inacceptables dès le départ est proprement impensable. Si il existe des groupes politiques qui aiment les illusions et les échecs flamboyants, le choix de « réorienter » l’UE leur va comme un gant, ils sont de réussir à échouer comme Don Quichotte qui combattait les moulins. Il existe heureusement d’autres choix.


Ben oui que veux-tu on est des éternels optimistes, non seulement on pense pouvoir réorienter 50 années de construction européenne qui ont été dans le mauvais sens mais en plus on pense même pouvoir abolir 150 ans de capitalisme alors que c’est le monde entier qui s’enfonce dans cette voie de plus en plus …
Rien ne nous fait peur !

Et comme je l’ai expliqué plus haut, c’est marrant ce genre de remarque ( on ne peut rien changer oinoin !!! ) provenant de gens qui proposent une voie encore plus radicale que la nôtre !!!

Merci Gilles.

Je confirme la citation de ce dignitaire nazi (c’est un fait : Hallstein est officier de la Wehrmacht de 1942 à 1944), fondateur et théoricien (et dirigeant) de l’Union européenne (c’est un autre fait) : j’ai sous les lunettes le livre dont tu parles, à la page que tu cites. Ces propos répugnants sont bien réels, écrits et signés par Hallstein.

Sandy : le projet politique de l’Union européenne est un projet sciemment anti-républicain (fasciste ?), depuis le début.

Ça ne vous conduit pas à douter (au moins un peu) du choix (des chefs de) votre parti de rester (et nous garder prisonniers) dans ce CADRE, cette CAGE antidémocratique, malgré la ruine et la désolation (factuelles aussi) que sèment déjà ses commissaires dans les pays les plus faibles ?

Ça ne vous interpelle pas (au moins un peu) que le projet que vous défendez (de plus en plus) bec et ongles soit voulu et dirigé depuis le début par des (vrais) nazis ?

C’est vraiment insupportablement « radical », à vos yeux, de vouloir prioritairement SORTIR D’UNE ÉVIDENTE PRISON POLITIQUE ?

Étienne.

Crise : pour l'OMC, la situation économique en Europe inquiète le reste du monde

La situation économique de l’Europe est « très difficile » et le reste du monde en est « extrêmement inquiet », a déclaré lundi à la presse à Paris Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après un entretien avec le président François Hollande.

En Europe, « la situation très difficile », a souligné M. Lamy à plusieurs reprises. « C’est évidemment l’enjeu majeur des semaines et mois qui viennent », a-t-il ajouté.

« Le reste du monde est extrêmement inquiet sur ce qui se passe ou ne se passe pas en Europe », a-t-il insisté.

Sur les problèmes de compétitivité de l’économie française, M. Lamy a souligné que « la solution » passait « probablement par un transfert des charges qui pèsent sur les entreprises vers les ménages, quelles que soient les modalités de ce type de transfert, TVA sociale ou (hausse de la) CSG (Contribution sociale généralisée), en faisant attention à l’impact que ça aura sur la consommation », a-t-il ajouté.


J’en viens de plus en plus à penser que la politique économique de l’OMC est mortifère pour les Peuples. Le FdG propose t-il une rupture des accords de l’OMC ? (c’est une question)
J’en viens de plus en plus à penser que l’orientation générale de la politique mondiale va vers ce qu’il y a quelques années je prenais pour du « complotisme » … le « NOM »

Les affreux pratiquent l’intégration subversive, qui consiste à s’engager sur le sentier de la hiérarchie, pour ensuite modifier ou faire modifier en toute légalité la gouvernance et ses règles au profit de leur caste. Depuis 1945 se tisse ainsi patiemment la trame légaliste de la nasse mondiale. Il s’agit d’un travail discret, continu, puissant, accepté et parfois même, c’est le fin du fin, plébiscité.

On est de plus en plus dans la lessiveuse et on se prépare à quelque chose de vraiment « décapant ». Depuis le temps que les grecs supportent toutes sortes de privations, je n’arrive pas encore à croire qu’ils restent encore « debout »… Je pense que la « solidarité latine » bas son plein. Au moins quelque chose qui marche, pour combien de temps? Il y a là un « rideau » de la part des médias, cela est fortement possible.
Mais plus sérieusement, il est possible aussi que le peuple grec souhaite avoir recours à des solutions autres que politiques…une sorte de sursaut. Laquelle???

Bonjour Yves-marc : pour en savoir plus sur la Grèce et comment ils tiennent : http://greekcrisisnow.blogspot.fr/

Un article du Monde Diplomatique : Les économistes à gages ou comment sont payés les économistes qui interviennent pour nous soûler de libéralisme, de flexibilité du marché du travail et d’européisme dans les médias : http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/LAMBERT/47476

La Grande-Bretagne est au centre d’un réseau de paradis fiscaux qui enveloppe la planète : http://www.medelu.org/La-Grande-Bretagne-est-au-centre-d