07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

…un de vos livres… pardon je n’avais pas bien lu vos initiales AJH

Il faut donc attendre la loi d’aout 1993 (traité Européen) pour que la banque de France se voit interdite « d’alimenter »
le Trésor Public.
Il y a dans cette loi ou ces lois « un tiroir sans fond » car chacun y ajoute son propre « jargon » pour en définitive induire le « citoyen » en défaut.
Si la loi de 1973 a été condamnée à tort, la loi de 1993 ne fait que rectifier un « oubli »! En tout cas je le ressens ainsi… Cela n’enlève pas le fait que toute forme de crédit doit etre encadré tel que le définissait M. ALLAIS.
« le volume des dépots d’une banque dépend de 2 critères celui pour l’établissement financier de s’engager et celui des emprunteurs de s’endetter ». Que ce soit une banque privée ou banque centrale.
Ces lois ne sont que des éléments qui se rajoutent à d’autres pour former le système financier.

En ce sens Olivier BERRUYER a raison de dire que l’endettement non mesuré(crédit) est néfaste…

Bonsoir
Ma (je devrais dire « notre ») position est résumée ici: Manifeste | Écosociétalisme
… mais aussi dans ces quelques lignes:

Si une collectivité a: 1 – un besoin (collectivement souhaitable), 2 – la volonté de le satisfaire, 3 – les moyens techniques et énergétiques, 4 – un excès de main d’œuvre et le savoir-faire, … elle doit pouvoir émettre sa propre monnaie nécessaire pour la réalisation de son objectif
Je rajouterais qu'un crédit non remboursé de la Banque de France à l'Etat (Trésor Public) équivaut en fait à une augmentation permanente de la masse monétaire, et que si ce crédit est remboursé cela équivaut à une augmentation temporaire de la masse monétaire; il faut que ça reste un choix collectif ou gouvernemental.

Bonjour AJH, c’est le contraire de nous souhaitons qui nous est imposé par les traités de « construction » européenne. De part ses ses statuts inscrits dans les traités de « construction » européenne, la Banque Centrale Européenne est indépendante de de tout représentant de l’intérêt général, de tout représentant de l’intérêt public. Ceci alors qu’elle est de par sa nature en forte relation avec les intérêts des institutions les plus riches en capital, c’est à dire les banques, le système financier. De part ses statuts, la Banque Centrale Européenne est au service étroit des plus gros intérêts privés et émet donc dans le public, non-pas une monnaie publique au service de l’intérêt général, mais bien une monnaie privée au service des intérêts privés, l’euro. Nous retrouvons d’ailleurs un principe équivalent dans les télévisions privées qui émettent dans le public des émissions, non-pas au service de l’intérêt général, par exemple : la diffusion de la culture, mais bien au service du profit de leurs actionnaires. Il serait illusoire d’attendre des dirigeants actuels de TF1 ou des autres chaînes qui pour ressource principale la publicité et les annonceurs, d’oublier le profit de leurs actionnaires et de se mettre au service de l’intérêt public. De la nature même des textes et des des traités de « construction » européenne, il est illusoire d’attendre de la Banque Centrale Européenne la moindre mansuétude de la part de ce type d’intérêts et d’attendre que l’euro, monnaie privée, soit mis au service de l’intérêt public. Pour l’emploi, l’intérêt public une monnaie assise sur une Banque Centrale au service de l’intérêt général est nécessaire, la politique de la France ne doit pas se faire à la corbeille, en fonction des plus gros intérêts et dans une vision à court terme. L’euro doit être mis au rebut au profit d’une monnaie d’intérêt public. La Banque Centrale Européenne doit fermer ses portes au profit d’une Banque Centrale Nationalisée au service de l’intérêt général.

Si une collectivité a: 1 – un besoin (collectivement souhaitable), 2 – la volonté de le satisfaire, 3 – les moyens techniques et énergétiques, 4 – un excès de main d’œuvre et le savoir-faire, … elle doit pouvoir émettre sa propre monnaie nécessaire pour la réalisation de son objectif
C'est tout à fait cela.

Bonjour Gilles

La BdF est propriété à 100% de l’Etat français (nationalisée en fait) et la BCE n’est, ma foi, qu’une banque centrale supra nationale; les banquiers centraux nationaux peuvent faire bouger sa ligne de conduite, et en fait il s’agit plus d’une volonté politique et de ses statuts que la conséquence d’un changement de nom.
Dans ce manifeste nous avons volontairement évité de prendre une position européiste ou europhobe. Les outils actuels peuvent très bien être utilisés pour financer si ce n’est les déficits, au moins les investissements européens ou nationaux.

Il faut donc attendre la loi d'aout 1993 (traité Européen) pour que la banque de France se voit interdite "d'alimenter" le Trésor Public.
Soit. Mais si la France n'empruntait pas à sa banque centrale avant 1973 (Berruyer), qu'est-ce que la loi de 1993 change dans les faits? Elle accentue et verrouille la loi du 21 décembre 1973 (issue d'une convention)?

Si je comprends bien, la dette qui commence à s’élever à partir du milieu des années 70 provient 1) du vote de budgets déséquilibrés; 2) de la non révision de la convention de 1973 et donc de l’emprunt aux banques privées?

@Louis
Si, l’Etat empruntait à la BdF avant 1973 ( 20,5 milliards de francs, l’équivalent de 37 milliards d’euros actuels si on le rapporte au PIB)

A mon sens, ce sont les intérêts cumulés qui sont en grande partie responsables de la dette actuelle, les budgets votés incluant les intérêts (les budgets primaires sont relativement équilibrés)

et les pages
http://monnaie.wikispaces.com/Etude+1959-2010
et
http://monnaie.wikispaces.com/1995-2010

Je rajoute les conclusions de l’étude d’Attac Rhône, sous forme de graphique

et de l’étude Pucci-Tinel

Merci une fois de plus à AJH :slight_smile:
Les arguties ne résistent pas au verdict de l’observation.

Le discours politique ambiant, issu des hiérarchies, hiérarchies politiques et médiatiques, autant que de l’expertise orthodoxe/bidon, mélange allègrement dépense publique et frais d’emprunt, en rangeant tout dans un même décompte au service d’un même outil de docilité sociale par la terreur des lendemains de misère.
Il y a là une malhonnêteté évidente, l’incompétence étant exclue à ce niveau, au diapason du sommet de l’État, sans distinction d’alternance.
(Je suis ici plus sévère que sur le livret publié, qui n’avait en effet pas pour mission de faire les tièdes se boucher les yeux du tampon de l’émotion panurgesque)

Bonsoir.

Merci Yves Marc et AJH pour vos réponse (je conçois ce que peut avoir d’agaçant de répéter les bases à un nouveau venu).

Si je résume ce que j’ai compris (entre autre du lien d’AJH vers « La Théorie du tout »), « la loi de 1973 », comme on l’appelle, n’a apporté que des modifications de détail, mais, historiquement, toutes les modifications qui se sont suivies ainsi sont allées dans dans le même sens, à savoir: indépendance de la banque centrale par rapport au législatif, et diminution des possibilités d’aide à la politique de l’État. Pour finalement aboutir au traité de Maastricht-Lisbonne.
Mais! (et ce mais-là a un poids énorme puisqu’il est confronté à la volonté de nos élus) rien n’empêchait ni n’empêche encore le législateur de sortir de ce système.

Ai-je bien capté (autant partir sur de bonnes bases…)?

Bonsoir.

Merci Yves Marc et AJH pour vos réponse (je conçois ce que peut avoir d’agaçant de répéter les bases à un nouveau venu).

Si je résume ce que j’ai compris (entre autre du lien d’AJH vers « La Théorie du tout »), « la loi de 1973 », comme on l’appelle, n’a apporté que des modifications de détail, mais, historiquement, toutes les modifications qui se sont suivies ainsi sont allées dans dans le même sens, à savoir: indépendance de la banque centrale par rapport au législatif, et diminution des possibilités d’aide à la politique de l’État. Pour finalement aboutir au traité de Maastricht-Lisbonne.
Mais! (et ce mais-là a un poids énorme puisqu’il est confronté à la volonté de nos élus) rien n’empêchait ni n’empêche encore le législateur de sortir de ce système.

Ai-je bien capté (autant partir sur de bonnes bases…)?

Bonsoir Louis,
vous dîtes:

[b]Mais![/b] (et ce mais-là a un poids énorme puisqu'il est confronté à la volonté de nos élus) rien n'empêchait ni n'empêche encore le législateur de sortir de ce système.
Pourriez-vous expliciter? Je ne vois pas de solutions simples à court terme pour sortir de ce système sans faire beaucoup de casse. C'est même au-delà de vouloir en sortir ou non, c'est peut-on en sortir sans créer une crise grave?

Ensuite pour ce qui est de la volonté des élus, même si elle peut-être bonne au départ, ça tourne toujours au vinaigre au bout d’un moment…

Actuellement ils utilisent la crise pour faire passer des traités et des pactes européens complètement fou. Le tout évidement sans demander aux peuples… Par la volonté des élus… Ba oui! Une fois élu on a plus envie de le changer le système… Curieux non?

@Louis

Oui, une volonté politique suffirait, mais nous sommes tenus par les traités de l’UE, qu’il faudrait donc au minimum renégocier sans lâcher quoi que ce soit, avec une conséquence claire; quitter l’UE ou au moins la zone euro si nous n’obtenons pas satisfaction. Ceux qui l’ont proposé lors des dernières présidentielles n’ont pas été élus, je dirais même qu’ils se sont tirés dans les pattes (FN <=>FG en particulier) au lieu de faire « Front Commun » sur ce sujet.

@ louis

Le fait de quitter l’UE est une des solutions pour moi la seule! Je vous joins une des conférences d’Asselineau
Allez voir sur son site. Il y a des conférences intéressantes…Mais ensuite chacun ses idées.
le site ; u-p-r.fr
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne

bonne vidéo cela dur tt de meme 3h00…avec un bon café cela passe

Sur la loi de 1973.

Plus précisément, le système avant 1973 était assez simple. La banque de France comblait les déficits de l’état tout simplement. Ce qui faisait que la France n’affichait pas de budget en déficit.

Si j’ai bien compris la réponse de Valéry Giscard D’Estaing à AJH sur son blog, c’est justement l’excuse qu’il a prit pour justifier la réforme de 1973. Selon lui il s’agissait simplement de rendre transparent les déficits comptables de la France alors qu’avant ils étaient directement monétisés et n’étaient pas affichés comme déficits.

Sauf qu’il est de mauvaise foi parce que les conséquences de cette réforme sont bien plus importants qu’une simple esthétique comptable. Mais c’est la stratégie habituelle des politiciens et des technocrates de maquiller des très importantes décisions politiques en décisions techniques pour justifier le fait qu’elles soient prises de manière opaque sans l’accord explicite des citoyens.

Il faut comprendre que cette réforme et celle de 1993 avec le traité de Maastricht sont liées.

L’UE dans sa forme actuelle ne s’est pas construite du jour au lendemain. C’est un projet dont la mise en oeuvre s’étale sur plusieurs décennies.
Pendant les année 1960 / 70, avec pour origine les accords de Bretton Woods, du GATT etc … après la guerre, dans les années 45-50, la création de l’OMC etc … Il y a eu un vaste mouvement, trouvant son origine dans les hautes sphères, celles des oligarchies politiques, économiques, et diplomatiques, pour mettre en place un nouveau système monétaire ( celui des banques centrales et de la monnaie dématérialisée, bref de l’argent dette ), économique ( le libre échange ) et financier ( le développement et la dérégulation des marchés financiers ), c’est ce qu’on appelle la mondialisation néolibérale.
Et la loi de 1973 n’était qu’une étape de ce projet en France. Il s’agissait de préparer la banque de France au futur système monétaire et financier européen, dont l’aboutissement fut le traité de Maastricht 20 ans plus tard.

  1. Concernant la propagande de la sortie de l’Euro ou de l’UE il faut faire attention aux manipulations qui l’accompagne.

D’abord ils nient d’emblée toute bonne raison qui pourrait fonder la construction de l’UE et de sauver cette construction européenne, ils arbitrent implicitement ces questions en considérant qu’elles ne valent même pas le coup d’être discutées, ce serait pourtant un débat qui va de soi dès lors qu’on propose la sortie de l’Euro ou de l’UE. Ils préfèrent axer leur propagande sur les points négatifs et fondés, comme s’il n’y avait aucune bonne raison de construire ou maintenir l’UE, mais que des bonnes raisons d’en sortir.

C’est un procédé malhonnête qu’il convient de prendre en compte avant de se faire une opinion sur le sujet.

Ensuite ils présentent les choses comme si la sortie de l’UE était l’option la plus simple et la plus facile, alors qu’en réalité, il faut se rendre compte que c’est l’option la plus radicale, donc politiquement c’est au contraire la voie la plus difficile à faire devenir majoritaire, cela voudrait dire que les populations se sont extrêmement radicalisées, ce qui ne correspond pas du tout à la société française actuelle, ni aux sociétés européennes.
Historiquement, comme toutes les options où on détruit l’existant et on fait table rase, c’est une option marginale et qui à moins d’évènements majeurs qui provoqueront de graves crises politiques, restera certainement minoritaire.

Même dans un pays comme la Grèce, qui pourtant subit les maltraitances de l’UE, et dont les populations se sont très radicalisées, elles restent majoritairement et profondément attachées à l’UE.

Et on comprend pourquoi c’est l’option la plus radicale quand on comprend que cela fout en l’air toutes les relations entre les pays européens et donc qu’il faudrait réfléchir à ce qu’il faut faire à la place.

Cette présentation de la sortie de l’UE comme une solution plus simple et plus facile à mettre en oeuvre est d’autant plus manipulatoire qu’elle s’accompagne rarement d’un projet politique alternatif derrière.

Seul le front national propose un projet alternatif, et quel projet ! Celui d’une société française réactionnaire et nationaliste ! Non merci !

Le front de gauche ne propose pas de sortir de l’UE ni de l’euro, il n’envisage la sortie de l’Euro qu’en dernier recours une fois que toutes les autres possibilités auraient été explorées en vain, il n’y a donc aucun accord possible avec le Front national sur cette question contrairement à ce que prétend AJH, les positions sont totalement opposées.

L’autre manipulation c’est le fameux TINA : Il n’y aurait pas d’autre alternative, la sortie de l’euro ou de l’UE serait la seule possible ! C’est une manipulation classique, on impose aux gens un faux dilemme, soit vous avez le choix entre une UE autoritaire qui impose le néo libéralisme au peuple et qui les dépossède de sa souveraineté, ou alors sortir de l’UE !
Présentant les choses ainsi il n’y a pas vraiment de choix en fait vu que la première option est évidemment inacceptable pour la plupart des gens !
En réalité, comme toujours en politique, il existe toujours autant d’alternatives que notre imagination nous le permet, que ce soit en terme de grandes orientations, que de simples nuances.
Et justement le Front de gauche défend une UE alternative ( tout comme Syriza en Grèce ) et d’ailleurs en 2005, c’est justement d’avoir su sortir du discours qui voulait faire passer tout projet alternatif pour un projet anti européen qui a permis la large victoire du non au référendum, ce ne sont pas les idées de la sortie de l’UE qui ont gagnées ce jour-là, elles étaient très minoritaires, ce sont bien les idées de la réorientation de l’UE qui ont permis la victoire du « non ».

Les partisans de la sortie de l’UE sont bien embetés par ces positions politiques, car cela casse leur argument du TINA, le caractère manipulatoire de leur présentation des choses en faux dilemme apparait très clairement. Voilà pourquoi ils sont généralement bien plus virulents contre le front de gauche que contre les européistes comme l’UMP ou le PS.

Il est d’ailleurs pathétique de s’apercevoir que les partisans de la sortie de l’UE en vienne à se servir des traités que pourtant ils honissent eux-même comme argument ultime pour justifier l’impossibilité de les modifier. Mais ce soudain zèle de légalisme n’est pas crédible. Il n’y a rien au dessus de la souveraineté du peuple, si le peuple décide qu’une loi ou qu’un traité doivent changer, cette loi ou ce traité ne peuvent pas empêcher ce changement. Le peuple souverain peut faire et défaire ce qu’il veut. D’autant plus si ces lois ou traités sont elles-même illégitimes, ce qui est le cas du traité de Lisbonne, voté par le parlement en déni du référendum de 2005.

Encore une fois au niveau de l’UE et donc cela vaut aussi au niveau de la loi de 1973 et du traité de Maastricht, il n’y a aucune impossibilité à réformer ces positions, il y a juste des rapports de forces politiques favorables à ceux qui ne veulent rien changer et qui soutiennent le sens pris par la construction européenne depuis 40 ans. Ces rapports de force peuvent changer. Surtout si cela change déjà au niveau d’un des grands piliers de ce rapport de force, la France.

Il est amusant d’ailleurs de voir les partisans de la sortie de l’UE essayer de se justifier par je ne sais quelle impossibilité de modifier ces rapports de force quand eux-même vous proposent de modifier l’un des rapports de force politiques les plus difficiles à bouger, celui de l’adhésion à l’idée de la construction européenne et inversement de la sortie de l’UE …
Genre Asselineau nous propose de sortir de l’anonymat complet pour devenir président et faire sortir la France de l’UE mais d’un autre côté il nous théorise l’impossibilité de changer quoi que ce soit, comme si les rapports de forces resteraient éternellement identiques !

Bon en clair, dans tous ses aspects, à mon avis, la position de sortie de l’UE est plus une réaction face au tournant autoritaire de l’UE actuelle, bref sommes toute un cri du coeur assez compréhensible, plutôt qu’un véritable projet politique viable, ce n’est pas très sérieux, et ses partisans utilisent des méthodes malhonnêtes, je ne suis pas certain que cela soit une bonne façon de faire progresser leur cause.

Voilà sur la forme.

Sur le fond il est quand même inquiétant de constater que les défenseurs de l’UE autoritaire actuelle sont bien plus prompts à envisager la sortie de l’EURO ou de l’UE d’un pays, que de réformer l’UE. Si c’est qqchose qui les dérange moins, au point de s’en saisir comme une 2ème option, il est évident que c’est une position qui est loin d’être subversive et révolutionnaire contrairement à ce que certains veulent faire croire.
Fondamentalement je pense que toutes ces idées se basent sur des idées nationalistes erronées, qui ne prennent justement pas dutout en compte les enjeux qui fondent l’idée d’une construction européenne ( comme le partage des ressources naturelles de la planète, les échanges économiques, la finance, la préservation de notre écosystème, la paix etc … ).
Et la propriété des idées nationalistes c’est qu’elles consistent à diviser les populations nations contre nations et à gober les véritables clivages, ceux de la lutte des classes justement.
C’est la grosse différence entre les vrais mouvements révolutionnaires qui défendent véritablement le peuple contre ceux qui les exploitent, et les mouvements nationalistes qui défendent une idée imaginaire du peuple comme s’il était homogène et avait un intérêt différent des autres peuples.
C’est pourquoi les mouvements révolutionnaires sont internationalistes : tous les peuples sont dans la même situation de soumission / de domination, il faut donc faire preuve de solidarité et s’entraider entre les différents peuples, on a exactement les mêmes buts et les mêmes intérêts.

Tous les partisans de la sortie de l’UE sont très clairement nationalistes même s’ils le nient. S’ils considèrent que les intérêts des français sont différents de ceux des anglais, ils sont plus logiquement favorable aux idées de concurrence entre les peuples ( l’exacte contraire de la solidarité ) et donc ne remettent rien en cause de vraiment fondamental au niveau du système de la mondialisation libérale.
Même s’ils proposent du protectionnisme par exemple à l’inverse du libre échange, en réalité ils ne remettent pas en cause la concurrence internationale, dont le libre échange n’est qu’une forme particulière. Cette concurrence en soit est déjà extrêmement néfaste vu qu’elle pousse au moins disant social et favorise les intérêts des multinationales ( baisses des salaires et de la fiscalité ).
Leur position protectionniste n’est en réalité qu’une remise en cause très limitée du système.

De même au niveau monétaire, s’ils proposent comme le FN de sortir de l’euro au prétexte de virer la loi de 1973, ils ne vont tout de même pas jusqu’à contester la légimité de la dette publique et proposent de la faire rembourser dans son intégralité jusqu’au moindre centime par les citoyens. Les créanciers peuvent donc dormir tranquilles, avec les nationalistes, ils toucheront les montagne d’intérêts promises !

Enfin au niveau du système financier, pourtant sans doute l’aspect le plus néfaste du système néo libéral, on verra rarement les nationalistes remettre quoi que ce soit en cause.

Ce n’est donc pas avec eux que la situation de domination / soumission subie actuellement par l’immense majorité du peuple changera. Les oligarques peuvent très bien s’accommoder à moindre frais d’un retrait nationaliste.
Ils préfèreront toujours cela aux revendications égalitaristes et réellement démocratiques des mouvements réellement révolutionnaires comme le Front de gauche.

Dans les années 30, ils ont préféré les nazis au front populaire …
La proximité idéologique entre les nationalistes, les réactionnaires et la droite conservatrice sont évidents, c’est pour cela que l’on classe les nationalistes à l’extrême droite du paysage politique.

Concernant une éventuelle sortie de l’UE

… je fais la même analyse que Sandy. JR

@Sandy
Quelle superbe dialectique communiste où l’on retrouve tous les poncifs possibles …
Comme je l’ai dit il y a quelques temps, je suis fatigué d’argumenter : alors je ne débat pas. Donc OK, si vous voulez, vous avez raison sur tout, voyons ce que va devenir l’U.E. :slight_smile:

@ sandy

Bien d’accord avec AJH. Pourquoi est-on toujours aussi radical lorsqu’on parle de l’Europe? Parce que cela le vaut bien!
La seule manière est alors de faire un référendum pour savoir si oui ou non l’on veut sortir de l’Euro! Mais avec le gvt actuel (y compris le FG) on va encore attendre longtemps! Avec l’UMP pas besoin de le demander!!!
Parlons de la Grece… Les grecs voudraient rester dans la zone euro, depuis quand? A ma conséquence on a toujours interdit au peuple de répondre à cette question. Souvenez vous de la décision Franco-allemande. Pour cela ils ont été remerciés par la nomination d’un défenseur de l’EUROLAND. Cela serait d’ailleurs pareil pour les italiens ou les espagnols.
Oui l’UE va devenir et est déjà comme un Japon sans croissance. Cela fait à peu près 20 ans que cela dure pour cette économie. Le big boom ne se produira pas à mon avis comme en 1929 (les Etats sont trop encastrés dans les économies) mais plutot se terminera par une « mort programmée » aboutissant à une longue récession générale.
Il suffit de se souvenir de l’exubérance du marché financier japonais dans les années 80 semblable à celle de 2008. L’éclatement de la bulle (pareil pour la bulle immobilière espagnole) a conduit le Japon sur la voie d’une lente récession. Il est vrai qu’en refusant le nettoyage du système bancaire mais appuyé par un fort excédent commercial et une épargne importante le gvt nippon a mis à contribution ses « citoyens ».
Cela montre que l’histoire n’est pas toujours amnésique et se rappelle aux bons souvenirs de certains…
La contrepartie a été un endettement abyssal.
C’est cette voie qui se met en place actuellement. « Dépouiller » les moins endettés pour « endetter » encore plus les autres. Une énergie du Chaos. La bataille commencera si cela n’est pas déjà fait par une « compétition » entre les monnaies. Regardez un peu les taux de change…Un exemple celui de l’Euro avec le Frc Suisse (ou tte autre monnaie « forte ») ou bien plus amusant avec le peso chilien. Dans les 2 cas l’Euro perd au « change » et malgré cela la situation de la zone Euro n’évolue guère. Un EURO meme dévalué ne nous aide pas!! (je ne parle pas de merkeland ). Les problèmes s’accentueront encore quand les Etats Unis ou l’Europe (si l’euro n’a pas implosé avant) seront confrontés au Yuan chinois.
Quel hypocrisie…Ce n’est pas étonnant dans un orchestre européen où certains jouent du jazz et d’autres du Wagner!!!
Allons plus loin avec l’actuel problème de l’Espagne ou les Finlandais se livrent (et je les comprends) a un véritable diktat sur la dette publique de ce pays. D’accord on vous aide mais pour cela on vous crée un « compte-séquestre » en cas de non remboursement…MAIS la meilleure des meilleures est le revers subit par notre industrie automobile lorsque certains, n’ont pas encore compris, que le « syndic extérieur » nous impose de « geler » toute collaboration industrielle avec l’Iran. Le jeu trouble de GM avec l’UANI (Front uni contre le nucléaire iranien). Voilà notre situation. Point d’aller plus loin !!

« A ma conséquence » lire " à ma connaissance"