07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Myret Zaki donne de nouvelles clefs pour
comprendre le coup d’État
(appelé « la crise » par les prétendus « journalistes »,
chiens de garde du système)

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/04/30/214-myret-zaki-explique-le-coup-d-etat_la-pretendue-crise

Nota : notre conférence de Genève (celle qui a passé 220 000 vues sur YouTube, quel outil !) est en cours d’enrichissement :

[bgcolor=#FFFF99]VERSION « ENRICHIE » DE LA CONFÉRENCE DE GENÈVE / PREMIÈRE PARTIE DISPONIBLE ICI :[/bgcolor]

Rappel : la conférence de Genève originale est là :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/12/23/176-geneve-dec-2011-l-etat-et-les-banques-les-dessous-d-un-hold-up-historique


[size=15][b]JE PROPOSE :

• QUE NOUS ARRÊTIONS DE PARLER DE « LOBBY DE LA FINANCE » ET QUE NOUS PARLIONS PLUTÔT DU « LOBBY DES VOLEURS »,

et

• QUE NOUS ARRÊTIONS DE PARLER DE « LOBBY DE LA DÉFENSE » ET QUE NOUS PARLIONS PLUTÔT DU « LOBBY DES ASSASSINS ».[/b][/size]

Merci Ana.

Effectivement, [bgcolor=#FFFF99]je trouve le nouveau livre de Philippe Derudder EXCELLENT ![/bgcolor]
http://aises-fr.org/211d-liv-PhD-monnaie_compl.html

Je compte d’ailleurs vous en parler ce soir sur Opinews, avec d’autres livres importants dont je n’ai pas pu parler en Belgique dimanche.
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/04/30/215-on-se-retrouvera-sur-opinews-tous-les-mardis-a-21-h

À tout à l’heure ? :slight_smile:
Étienne.

LA RÉFORME MONÉTAIRE.
METTRE LA MONNAIE À L’ABRI DES PRÊTS

Une remarquable synthèse de ce que le corps social peut attendre d’un système monétaire pensé dans l’intérêt général :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012%2F05%2F01%2F217-la-reforme-monetaire-mettre-la-monnaie-a-labri-des-prets-la-synthese-de-l-excellent-janpier-dutrieux

Nota : [bgcolor=#FFFF99]le site de Janpier Dutrieux — « Prospérité et partage » — est un des meilleurs sites que je connaisse sur la monnaie et sur la justice sociale que l’on peut attendre d’un bon système monétaire[/bgcolor] => à connaître et à étudier soigneusement.

Bonne lecture.

Étienne.

LES IMPOSTEURS DE L’ÉCONOMIE

Tiens, [bgcolor=#FFFF99]à propos de journalistes mercenaires vendus aux ultra-riches, il faut absolument lire le dernier livre (explosif !) que Laurent Mauduit vient de publier, « LES IMPOSTEURS DE L’ÉCONOMIE »…, c’est littéralement révoltant : Fiorentino, Lorenzi, Pastré, Boissieu… « experts » de mes deux… Gibiers de potence, plutôt ! Crapules en costard, oui…[/bgcolor]

À lire, sur ce scandale absolu, la chronique de la calomnie ordinaire, tenue par Mauduit lui-même :

• Mais que se passe-t-il donc à France Culture ?

• Les avancées du débat autour des «Imposteurs de l’économie»

• Assauts multiples contre les « imposteurs de l’économie »

Courageux « donneur d’alerte », que ce Laurent Mauduit. Merci à lui.

Étienne.

Sur l’histoire de la dette publique et la mise en coupe réglée de l’État par les possédants :

Henri Guillemin explique Robespierre
et les « Révolutions Françaises » :
la fausse de 1789 (les nouveaux riches prennent le pouvoir aux anciens)
et la vraie de 1792 (le peuple est enfin défendu, pendant deux ans)

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/05/04/218-henri-guillemin-explique-robespierre-et-les-revolutions-francaises_la-fausse-et-la-vraie

[bgcolor=#FFFF99]Ne ratez pas ça ![/bgcolor]

Amicalement.

Étienne.

[Message supprimé : doublon du messae suivant.]

Euro/euromonnaies nationales auxiliaires ?

Il est curieux que les médias et les politiciens eux-mêmes ne parlent pas (ou alors très peu) d’une solution de la crise grecque fondée sur la création d’un eurodrachme exclusivement lié à l’euro, qui fonctionnerait un peu comme le franc CFA actuel, et permettrait à la Grèce de laisser fluctuer sa monnaie sans perdre le soutien de la zone euro et de l’Union européenne.

Ce silence signifierait-il par hasard que cette solution (sans grand rapport avec celle d’un « euro commun » coexistant avec des monnaies nationales à part entière) commence à être sérieusement envisagée ? Elle ferait l’affare des Grecs (majoritairement désireux, paraît-il, de conserver l’euro tout en se dotant de la possibilité d’adapter leur siluation monétaire à leur situation économique) et des autres membres de l’Eurozone (l’Allemagne en particulier), qui ne veulent pas renoncer à la monnaie commune. JR

Merci Étienne, Henri Guillemin est passionnant et pédagogue.

Jacques Roman, depuis le temps que l’on vous en parle sur ce forum, vous commencez quand même à évoquer l’idée d’adapter la monnaie en Grèce à l’économie grecque.

Jacques Sapir 7 mai 2012 : l’UE après l’euro : http://www.youtube.com/watch?v=smHrVc3_JbA&feature=player_embedded

Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la croissance moyenne de l’UE : http://www.africa-libre.com/fr/economie/679-generale/1910-apres-son-refus-de-payer-sa-dette-lislande-fera-le-triple-de-la-croissance-de-lue-en-2012

La Grèce, comme l’UE en général, a un vrai problème d’immigration, et même d’immigration forcée.

Le Front National a complètement raison, il s’est juste trompé sur la nature de cette immigration.

On peut dénoncer cet immigré sous forme « impersonnelle », la même que celle qui présente l’économie comme quelque chose d’objectif qui a une dynamique propre, sans impliquer de responsables humains.

Dans ce cas, on parlera de l’immigration forcée en Grèce de l’€URO.

Mais il faut en parler sous la forme réelle, personnelle, celle de la volonté d’individus identifiables, les « investisseurs cosmopolites » qui prétendent lui imposer son avenir, investisseurs anonymes qui échappent aux contraintes citoyennes internationales grâce aux structures cosmopolites du type FMI ou OMC.

Cette clique est à tort qualifiée de mondialiste, mot substitué à cosmopolite par ses spin doctors, pour lui donner de façon sémantique un peu de légitimité par les mots mondial ou mondialisation qui la réintègrent faussement dans les structures et droits nationaux et inter-nationaux dont elle s’est beaucoup affranchie grâce à sa doxa économique qui échappe à toute discussion démocratique et à des structures qui lui sont réservées.

Et celles-ci ne sont pas une simple figure de style, si l’on songe simplement à l’exemple des « paradis fiscaux ».

Je propose qu’on fasse ici la grève du mot mondialisation pour la remplacer par cosmopolitisme.

Eurodrachme, situation de l’Islande

En référence au message 2368 :

Il y a longtemps que je soutiens l’idée de monnaies nationales auxiliaires de l’euro, qui n’a rien à voir avec la solution récemment envisagée par Jacques Sapir (abandon de l’euro et retour pur et simple à la monnaie nationale), et pas grand-chose à voir avec celle de l’euro monnaie commune auxiliaire s’ajoutant aux monnaies nationales (qui est je crois celle appuyée par AJH).

Quant à l’Islande, je demande à voir quelle est exactement la situation financière, économique, et sociale actuelle de ce pays suite à la répudiation de sa dette publique à l’égard des épargnants étrangers. De toute façon, ce qui a pu se faire pour un pays de moins de 400 000 habitants et une dette relativement minime n’est pas applicable au cas d’un pays de 11 millions d’habitants, et encore moins d’un pays de 50, 60 ou 80 millions d’habitants.

Je rappelle que le Royaume-Uni et les Pays-Bas se sont substitués à l’Islande pour rembourser leurs ressortissants avant de présenter la facture à l’Islande, et que celle-ci a en outre bénéficié d’une aide considérable des pays scandinaves frères (correspondant si je me rappelle bien à la moitié du montant de la dette répudiée). On voit mal l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis, la France ou l’Italie opérer de cette manière et bénéficier de prêts comparables…

Même si ça ne doit pas servir à grand-chose, il faut rappeler une vérité évidente : la cause première de la crise grecque n’est pas l’appartenance de la Grèce à l’Eurozone.

La vraie cause de la crise grecque actuelle est la mauvaise gouvernance du pays par sa classe dirigeante – disons la classe riche pour simplifier : administration incapable de prélever l’impôt, privilèges fiscaux outranciers (les armateurs, l’Église propriétaire foncière) et un laisser-aller général y compris de la part des citoyens, qui ont cru pouvoir jouir indéfiniment de cette gabegie : le départ de l’Eurozone ne changerait rien d’essentiel à cette situation. Les dernières élections ont eu le mérite de sanctionner les responsables d’une situation qui dure depuis des dizaines d’années (on se demande si le tirage au sort aurait eu le même effet).

De même, les crises espagnole et irlandaise ne sont pas imputables à l’appartenance des pays considérés à la zone euro : elles ont leur origine dans des bulles immobilières et l’insuffisance du contrôle exercé par l’État sur les banques.

Dans le cas de la France et de l’Italie, c’est la politique des déficits publics poursuivie pendant des décennies dans un contexte de moindre croissance qui est avant tout en cause.

Dans tous ces cas, la rétrogradation à la monnaie nationale pure et simple ou même à l’euromonnaie nationale auxiliaire ne serait rien de plus qu’un palliatif permettant de maîtriser la situation financière à court terme par l’effet de la dévaluation – donc de l’accroissement des exportations de biens et de services. Mais ces palliatifs laisseront tout entier le problème principal : la diminution régulière des ressources naturelles disponibles face à l’émergence économique et politique de ce qu’on appelait autrefois les pays du tiers monde, qui veulent désormais, très justement, leur part du gâteau. JR

PS (17.v.2012) : On oublie souvent que la crise sociale actuelle dans les pays de l’Eurozone est due à une crise économique mondiale engendrée par une crise financière datant de 2007 (éclatement de la bulle des « subprimes » aux ÉUA), laquelle est directement imputable aux divagations des banques en folie. Deux des principales économies qui n’appartiennent pas à l’Eurozone (les ÉUA et le Royaume-Uni) se trouvent pourtant dans des situations qui à certains égards (dette, chômage, inégalités, manque de compétitivité, etc.) sont pires que celle des pays de l’Eurozone dans leur ensemble.

Emplacement réservé pour répondre à Jacques Roman message 17574

J'ai alors une question, un scénario: si je vous prête de l'argent et que vous me faites une reconnaissance de dette, un tribunal me défendra comme pour tout contrat pour récupérer mon argent. C'est donc [i]légal[/i]. Mais, je ne pourrais pas utiliser ce papier pour payer mes impôts. Et en quoi est-ce différent avec de l'argent scriptural à la banque ? Pourquoi puis-je payer les impôts avec mon chéquier ? Et si je paye mes impôts avec le chéquier d'une banque qui a fait faillite sans que je sois au courant ?
Je déterre ce message car j'ai eu la même réflexion la semaine dernière. Je sors à l'instant un billet de £20 et j'y lis : "I PROMISE TO PAY THE BEARER ON DEMAND THE SUM OF TWENTY POUNDS", mention signée par le "[i]Chief Cashier[/i]" Andrew Bailey. Ce billet a été imprimé en 2006. Ce billet est une reconnaissance de dette au porteur, même si les vingt livres sterling qui sont promises seraient sûrement payées en vil métal (à vérifier).

De la même façon que les banquiers créent de la monnaie « out of thin air » à l’aide d’un stylo et d’une feuille de papier, le citoyen peut faire de même en écrivant une reconnaissance de dette pour payer un bien ou service. La limite du système est que le créancier doit être désigné, contrairement aux billets de banque dont le porteur est le créancier, ce qui fait que ces reconnaissances de dettes ne sont pas échangeables après leur création, surtout qu’il faut qu’elle soit créée en deux exemplaires, l’un pour le débiteur et l’autre pour le créancier. Cependant on peut créer ainsi une quantité phénoménale de « monnaie » sans passer par le système bancaire (oups l’inflation ?).

Chez les Anglo-saxons, les IOU et les warrants of payement peuvent porter sur des biens plutôt que de la monnaie, c’est-à-dire que l’on peut avoir une reconnaissance de dette en terme de kilos de patates par exemple, ce qui n’est pas prévu par la législation française me semble-t-il. Et les IOU ne spécifient pas forcément le créditeur, ce qui fait que l’on peut ensuite les échanger.

Je suis partisan d’une création monétaire au moment de l’échange, sur le principe de la reconnaissance de dette (au porteur ou non, ça dépend de l’échelle du système). Ainsi on ne peut pas être contrôlé par les banquiers qui assèchent la baignoire (réduisent la masse monétaire et entraîne la baisse des prix) quand ça leur chante pour faire main basse sur les richesses et les propriétés avec l’argent des intérêts qu’ils ont accumulés.
Chaque citoyen serait responsable de sa dette et ferait attention à rester « crédible », c’est-à-dire d’être en mesure de rembourser ces dettes émises pour continuer à pouvoir les émettre. Les reconnaissances de dette peuvent être soumises à un intérêt si le créancier doute de la « crédibilité » du débiteur, c’est la prime de risque.
Il faut cependant se demander ce qu’il va advenir des prix, car comment juguler la création monétaire si chacun se l’approprie ? Cela va peut-être pousser les créanciers ou les porteurs à se faire rembourser au plus vite.
Si ça se trouve cette idée ne passe pas le test de la réalité.

On peut rapprocher cela d’un système plus fluide de SEL électronique avec limites de crédit/débit, mais tout ça reste à approfondir…

Quant à l'Islande, je demande à voir quelle est exactement la situation financière, économique, et sociale actuelle de ce pays suite à la répudiation de sa dette publique à l'égard des épargnants étrangers. De toute façon, ce qui a pu se faire pour un pays de moins de 400 000 habitants et une dette relativement minime n'est pas applicable au cas d'un pays de 11 millions d'habitants, et encore moins d'un pays de 50, 60 ou 80 millions d'habitants.
J'ai vu une vidéo expliquant que l'Islande est à 3% de croissance depuis qu'elle a viré les guignols de Wall Street et quelle allait rembourser son reliquat de dettes plus vite que prévu.

Infos plus précises, mais pas forcement plus fiables. (A vérifier …)

Il faudrait des informations plus fiables, en effet.

Aux ÉUA, le taux de croissance est d’environ 2 %. Pourtant, la pauvreté y sévit davantage qu’en Italie, d’après ce qu’on dit.

Je ne parlerai pas de la Chine, où le taux de croissance est de 6 % environ… et pourtant ! JR

C’est normal le taux de croissance ne veut rien dire. Si tu dévastes un pays que tu rases tout comme au moment de la seconde guerre mondiale, résultat après il y aura une forte croissance …

De même la croissance peut être du à un secteur en particulier, par exemple un boom de l’immobilier comme aux états-unis grâce aux subprimes, et on a vu comment cela finit.

La croissance c’est l’indicateur économique du benet.

C’est sur il vaut mieux une croissance qu’une récession économique, mais on est suffisamment intelligents et éduqués en France pour comprendre qu’il ne faut pas rechercher n’importe quelle croissance indifférenciée comme le proposent les nationalistes de tout poil ( par exemple en sortant de l’euro et en dévaluant la monnaie ), mais qu’il faut s’attacher à développer des activités qui nous sont utiles et qui nous apportent des bienfaits, ce qui pose la question de la répartition des richesses et des services publics.

C’est tout le concept de la décroissance. Il y a certains secteurs, comme par exemple la finance ou l’industrie du luxe, qui doivent nécessairement décroître, et d’autres secteurs qu’il faut développer, comme les énergies alternatives, les transports ferroviaires, l’agriculture bio, ou la relocalisation d’industries pour garder tous les savoir-faire chez nous et favoriser les circuits courts.

Samuel SCHWEIKERT du Mouvement pour une Éducation Populaire en 2010 sur la non-viabilité de l’euro : Sortir de l’euro et construire une monnaie commune - Partie 1: http://www.dailymotion.com/video/xfpeeh_1-s-schweikert-ua2010-sortir-de-leuro-et-construire_news

Deuxième partie : http://www.dailymotion.com/video/xfpgpi_2-s-schweikert-ua2010-sortir-de-leuro-et-construire_news

Troisième partie : http://www.dailymotion.com/video/xfpl5r_3-s-schweikert-ua2010-sortir-de-leuro-et-construire_news

Robert Skidelsky est professeur émérite d’économie politique à l’Université de Warwick. Extraits :

L’imposition par la chancelière Merkel de son régime de fer à des gouvernements déjà vacillants rend la crise inéluctable. La poursuite d’un discours prônant le salut par la rigueur budgétaire au moment où l’économie pique du nez et où les banques s’effondrent tient de la répétition de l’erreur classique du chancelier allemand Heinrich Brüning, de 1930 à 1932.

La zone euro a certainement besoin de plus qu’un simple renflouement. Sa périphérie doit redevenir concurrentielle. Certains analystes trouvent d’ailleurs encourageant la fonte actuelle des déficits commerciaux des pays méditerranéens. D’après eux, les déséquilibres structurels des échanges commerciaux au sein de la zone euro sont en train de se corriger d’eux-mêmes. Malheureusement, ces ajustements ne reposent pas sur une hausse des exportations, mais bien sur les baisses des importations qui découlent du faible niveau d’activité économique. (…)

La monnaie unique peut-elle survivre dans un tel contexte ? Les deux mesures qui, appliquées conjointement, auraient pu la sauver ne sont pas au programme. [bgcolor=#FFFF99]La première mesure en est une d’assouplissement quantitatif à très grande échelle (à l’aide cette fois de la planche à billets).[/bgcolor] La BCE devrait avoir le pouvoir d’acheter les montants nécessaires de titres obligataires de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal pour ramener leurs rendements vers le taux allemand. Ceci aurait pour effet de stimuler la croissance réelle par divers moyens : en réduisant les taux d’emprunt, en haussant la valeur nominale des actifs publics et privés, et en affaiblissant l’euro par rapport au dollar et à d’autres monnaies. Mais les effets de l’assouplissement quantitatif sur l’activité économique sont incertains, et une telle politique inflationniste pourrait bien inciter les partenaires commerciaux de l’Europe à prendre des mesures de rétorsion.

C’est pourquoi les mesures d’assouplissement quantitatif doivent être conjuguées à un programme d’investissement pour toute la zone euro qui aurait pour objectif de moderniser les infrastructures délabrées de l’Europe de l’Est et du Sud. Les dépenses en capital des gouvernements, contrairement aux dépenses courantes, peuvent s’autofinancer par des droits d’usages. Mais même sans cette qualité, des investissements publics judicieux produisent des rendements économiques élevés : de nouvelles routes réduisent les coûts de transport et de nouveaux hôpitaux améliorent la santé de la main-d’œuvre. (…)

L’assouplissement quantitatif, combiné aux investissements publics, pourrait donner l’impulsion de croissance dont la zone euro a grandement besoin pour réduire progressivement le fardeau global de sa dette. Cependant, il est presque certain qu’aucune des deux mesures ne sera mise en place, et encore moins les deux ensembles. (…)

[bgcolor=#FFFF99]Cela signifie que la zone euro sous sa forme actuelle ne peut plus vraiment être sauvée ; l’euro survivra, mais la zone devra se rétrécir. Une seule question demeure. Quelle sera l’étendue des travaux de démantèlement ? Quelles en sont les échéances ? Et de quelle manière se dérouleront-ils ? La Grèce et probablement les autres pays méditerranéens déclareront forfait et recouvriront leur pouvoir d’imprimer leur propre monnaie et de la dévaluer par rapport aux autres devises.

[/bgcolor]Certes, des ondes de choc se feront sentir dans le monde entier. Mais, parfois, de telles secousses sont salutaires, car elles brisent les embâcles et refont circuler les eaux dormantes de l’économie mondiale. »


Avec la restructuration de la dette grecque et les fonds FESF et MES, la dette grecque a été transférée des banques privées vers les contribuables de la zone euro. A contrario du moins-disant fiscal pour les actionnaires et les sociétés dans l’UE, le maintien forcé de la Grèce dans l’euro devrait coûter en austérité à chaque contribuable de l’eurozone environ un millier d’euros en 2012 d’où le choix de l’augmentation des TVA dans les pays de l’eurozone, la suppression de multiples avantages fiscaux pour les simples citoyens.

http://www.humanite.fr/social-eco/la-hausse-cachee-de-limpot-sur-le-revenu-pour-2012-489439



Joseph E. Stiglitz, University Professor at Columbia University, a Nobel laureate in economics. Extrait.

« (…) Des deux côtés de l’Atlantique, les économistes ne discutent plus seulement de la question de la survie de l’euro, mais désormais de la nécessité de faire en sorte que sa disparition engendre le moins de bouleversements possibles.

http://www.dailymotion.com/video/xqzbtd_jacques-genereux_news

[align=center]Approfondissement sur l’intervention d’Olivier Janich lors du colloque : « Bürger gegen den Euro-Wahn - Les citoyens contre l’euro-manie »[/align]

http://www.youtube.com/watch?v=qVt7t8V_x6M

Pour mon information et la votre, sans avoir le temps de commenter et étant en désaccord flagrant avec certains propos, ni avoir toujours moi-même de positions précises sur tous les aspects développés par Olivier Janich, je reprends une des interventions les plus applaudies de la conférence « Bürger gegen den Euro-Wahn - Les citoyens contre l’euro-manie »
Olivier Janich parle essentiellement de la création monétaire. Zolko a bien voulu traduire l’essentiel de ses propos.

Début de traduction résumée :

  1. ceux qui disent que seul l’Etat (ou la BCE, ou l’Etat à travers la BCE) peut nous sauver, c’est comme si on se faisait dévaliser, et on disait que seul le voleur peut nous sauver

  2. il est un adepte de Hayek

  3. la crise actuelle n’est pas celle de l’Euro, ni celle des dettes publiques, mais une crise de l’argent papier: dans toute l’Histoire, tous les systèmes monétaires papier se sont effondrés

  4. il critique le monopole étatique de la création monétaire (FED et BCE): dictature de la finance ou monopole social, ce serait pareil. Depuis 2000 ans, c’est toujours pareil: les états prennent (ou donnent à qqun) le monopole de la création monétaire.

  5. ensuite il explique la création monétaire par la réserve fractionnaire (ce que Jorion n’a toujours pas compris).

  6. cela crée de l’inflation, mais l’inflation officielle n’est pas la vraie. Car il a été créé 7% de masse monétaire ces dernières années, avec 2% d’inflation officielle et 2% de gains de productivité, ce qui fait qu’on s’appauvrit quand-même.

  7. il parle de la collusion entre banquiers et gouvernements: pourquoi l’état fait ça ? (pas compris, il parle de pleines de choses)

  8. il n’est pas partisan d’un étalon or, mais que les gens puissent décider de quel monnaie ils veulent utiliser. Les Grecs avaient déjà énoncé ça. Théorie de Greschem (?) Si plusieurs monnaies sont concurrentes, la meilleure s’impose et les prix restent stables. Le vrai problème est le monopole de la création monétaire. Si plusieurs monnaies circulaient, alors selon lui, on arriverait assez vite à de la monnaie en métaux précieux, mais sans contrôle centralisé. Le monopole crée des problèmes (comme tous les monopoles), ce qui amène celui qui a ce monopole à intervenir de plus en plus.

  9. il dit que l’Etat doit intervenir moins, qu’il ne doit que s’occuper de ceux qui ne peuvent pas s’occuper eux-mêmes, car la plupart des gens peuvent s’occuper d’eux-mêmes mieux. Selon lui, nous payons 70% d’impôts sur nos revenus, alors que quand on considère le budget de l’état, seul 3% est consacré aux choses essentielles comme la sécurité (il ne semble pas mettre la santé ou l’éducation dans ces choses essentielles). Les problèmes personnels que l’on voit sont des problèmes locaux (poubelles, piscine, routes…), il ne faudrait pas que les états interviennent dans des problèmes globaux, car ils finissent par créer ces problèmes pour ensuite les résoudre (le pompier pyromane). Autant on peut voir et jauger l’utilisation des ressources locales autant il est impossible de savoir comment et à quoi est utilisé l’argent publique pour les problèmes globaux.

  10. il veut une constitution par référendum, un référendum sur l’Euro.

  11. tous ceux qui nient le problème de la création monétaire, le monopole de la création monétaire, sont des adversaires. Politiciens ou économistes ou journalistes.

Fin de traduction

Salut Gilles

Sur le « 8 » il se trompe à mon avis… plusieurs monnaies circulent en zone euro (euros des différents pays, euros des différentes banques)

Sur la loi de Gresham http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Gresham , c’est maintenant l’inverse (quand on n’a plus confiance dans une monnaie on utilise une autre … exemple le dollar remplace les monnaies nationales dans certains pays )

« Euro grec »

Enfin, nous y arrivons.

Un économiste allemand propose de créer un « G-euro » (monnaie grecque auxiliaire de l’euro) qui éviterait à la Grèce de sortir de l’Eurozone tout en lui permettant d’adapter sa situation monétaire à sa situation financière. Voir :

http://www.euractiv.com/euro-finance/german-economist-proposes-geuro-greece-news-512896?utm_source=EurActiv%20Newsletter&utm_campaign=c017094bc5-newsletter_weekly_update&utm_medium=email

Cette proposition (qui n’a presque rien à voir avec l’euro « cmonnaie commune ») n’est pas une idée nouvelle : elle était plus qu’en germe dans la zone monétaire CFA et les autres zones analogues, et on en commencé d’en parler il n’y a pas mal de temps sur notre site. JR