
Samuel SCHWEIKERT du Mouvement pour une Éducation Populaire en 2010 sur la non-viabilité de l’euro : Sortir de l’euro et construire une monnaie commune - Partie 1: http://www.dailymotion.com/video/xfpeeh_1-s-schweikert-ua2010-sortir-de-leuro-et-construire_news
Deuxième partie : http://www.dailymotion.com/video/xfpgpi_2-s-schweikert-ua2010-sortir-de-leuro-et-construire_news
Troisième partie : http://www.dailymotion.com/video/xfpl5r_3-s-schweikert-ua2010-sortir-de-leuro-et-construire_news
Robert Skidelsky est professeur émérite d’économie politique à l’Université de Warwick. Extraits :
L’imposition par la chancelière Merkel de son régime de fer à des gouvernements déjà vacillants rend la crise inéluctable. La poursuite d’un discours prônant le salut par la rigueur budgétaire au moment où l’économie pique du nez et où les banques s’effondrent tient de la répétition de l’erreur classique du chancelier allemand Heinrich Brüning, de 1930 à 1932.
La zone euro a certainement besoin de plus qu’un simple renflouement. Sa périphérie doit redevenir concurrentielle. Certains analystes trouvent d’ailleurs encourageant la fonte actuelle des déficits commerciaux des pays méditerranéens. D’après eux, les déséquilibres structurels des échanges commerciaux au sein de la zone euro sont en train de se corriger d’eux-mêmes. Malheureusement, ces ajustements ne reposent pas sur une hausse des exportations, mais bien sur les baisses des importations qui découlent du faible niveau d’activité économique. (…)
La monnaie unique peut-elle survivre dans un tel contexte ? Les deux mesures qui, appliquées conjointement, auraient pu la sauver ne sont pas au programme. [bgcolor=#FFFF99]La première mesure en est une d’assouplissement quantitatif à très grande échelle (à l’aide cette fois de la planche à billets).[/bgcolor] La BCE devrait avoir le pouvoir d’acheter les montants nécessaires de titres obligataires de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal pour ramener leurs rendements vers le taux allemand. Ceci aurait pour effet de stimuler la croissance réelle par divers moyens : en réduisant les taux d’emprunt, en haussant la valeur nominale des actifs publics et privés, et en affaiblissant l’euro par rapport au dollar et à d’autres monnaies. Mais les effets de l’assouplissement quantitatif sur l’activité économique sont incertains, et une telle politique inflationniste pourrait bien inciter les partenaires commerciaux de l’Europe à prendre des mesures de rétorsion.
C’est pourquoi les mesures d’assouplissement quantitatif doivent être conjuguées à un programme d’investissement pour toute la zone euro qui aurait pour objectif de moderniser les infrastructures délabrées de l’Europe de l’Est et du Sud. Les dépenses en capital des gouvernements, contrairement aux dépenses courantes, peuvent s’autofinancer par des droits d’usages. Mais même sans cette qualité, des investissements publics judicieux produisent des rendements économiques élevés : de nouvelles routes réduisent les coûts de transport et de nouveaux hôpitaux améliorent la santé de la main-d’œuvre. (…)
L’assouplissement quantitatif, combiné aux investissements publics, pourrait donner l’impulsion de croissance dont la zone euro a grandement besoin pour réduire progressivement le fardeau global de sa dette. Cependant, il est presque certain qu’aucune des deux mesures ne sera mise en place, et encore moins les deux ensembles. (…)
[bgcolor=#FFFF99]Cela signifie que la zone euro sous sa forme actuelle ne peut plus vraiment être sauvée ; l’euro survivra, mais la zone devra se rétrécir. Une seule question demeure. Quelle sera l’étendue des travaux de démantèlement ? Quelles en sont les échéances ? Et de quelle manière se dérouleront-ils ? La Grèce et probablement les autres pays méditerranéens déclareront forfait et recouvriront leur pouvoir d’imprimer leur propre monnaie et de la dévaluer par rapport aux autres devises.
[/bgcolor]Certes, des ondes de choc se feront sentir dans le monde entier. Mais, parfois, de telles secousses sont salutaires, car elles brisent les embâcles et refont circuler les eaux dormantes de l’économie mondiale. »
Avec la restructuration de la dette grecque et les fonds FESF et MES, la dette grecque a été transférée des banques privées vers les contribuables de la zone euro. A contrario du moins-disant fiscal pour les actionnaires et les sociétés dans l’UE, le maintien forcé de la Grèce dans l’euro devrait coûter en austérité à chaque contribuable de l’eurozone environ un millier d’euros en 2012 d’où le choix de l’augmentation des TVA dans les pays de l’eurozone, la suppression de multiples avantages fiscaux pour les simples citoyens.
http://www.humanite.fr/social-eco/la-hausse-cachee-de-limpot-sur-le-revenu-pour-2012-489439
Joseph E. Stiglitz, University Professor at Columbia University, a Nobel laureate in economics. Extrait.
« (…) Des deux côtés de l’Atlantique, les économistes ne discutent plus seulement de la question de la survie de l’euro, mais désormais de la nécessité de faire en sorte que sa disparition engendre le moins de bouleversements possibles.