Pour les monnaies locales, la clef, c’est la démocratie de gestion, directe.
Ces monnaies ne doivent pas être proposées par l’Etat mais par le citoyen, réuni en association collégiale.
La non convertibilité est une idée intéressante
Mais pourquoi vouloir ce système de monnaies imbriquées …
Il y a à intégrer la notion de dur et doux. Dominant/Arrangeant. Qui est reliée à la notion de rayon d’action.
Une monnaie à grand rayon d’action est fatalement dure. L’illustration classique réside en le fait qu’elle va permettre l’industrie des « mines antipersonnel » = Expression révélatrice d’un meurtre institutionnel de l’empathie, qui va avec la monnaie continentale, voire nationale.
Au contraire, une monnaie locale, surtout si ses impulseurs la décident ainsi, aura pour fonction de valoriser tout ce qui est humanisme, au sens large, au détriment de l’erreur homophone à l’horreur.
Le drame de la monnaie centrale unique, c’est qu’il est nécessaire d’emprunter de la monnaie dure pour des investissements doux. Cela crée une distorsion : la douceur doit se ranger à la raison de la force. L’individu lui même, parfois pourtant inspiré de noblesse et générosité, devra pour acquérir l’argent nécessaire à sa vie personnelle ou familiale, devra adopter des attitudes dures, « rationnelles » comme on dit. Il devra se plier à ce contre quoi il lutte. Paradoxe insupportable.
La monnaie, par sa nature, et par son fonctionnement, induit tout un pan de la psychologie des peuples, au niveau de l’inconscient. Le système monétaire actuel est par nature dur, et induit la dureté, à l’insu de notre plein gré. C’est un système vecteur de pensée dominante, qui est incompatible avec la démocratie réelle.
Il est pourtant nécessaire (et à réformer) pour les échanges à long rayon d’action.
Mais il doit être complété.
Par des monnaies nationales, certes, mais qui au prétexte de cohésion sont déjà par leur étendue territoriale, porteuses de coercition , mentale et instrumentale.
Par des monnaies locales ensuite, qui seules sont à l’échelle humaine ;
n’oublions pas en effet la vision hellénique de la cité qui recommandait de se limiter à une distance compatible avec la voix humaine.
De nos jours, un rayon de 30km me semble raisonnable, depuis l’invention de la bicyclette 
Et puis il y a « la cause des causes » : Le système politique actuel ne va jamais nous permettre à nous, gens de ce forum, de réformer le système en ses composantes nationales ou contienentales. C’est exclu, sauf à semer dans la jardinerie de l’idée. Autant souffler dans un mirliton.
Je n’imagine même pas un parti révolutionnaire qui atteindrait le sommet pratiquer plus que la politique des rustines. La refondation de la psychologie systémique qui impulsa nos problèmes sera éludée.
C’est pourquoi j’attache une importance majeure à la voie de la création et de l’invention, citoyennes, et locales. Il me semble que c’est de bas en haut que peut se préparer la thérapie génique. Et non pas de haut en bas, par la voie hiérarchique, qui ne peut que reproduire la dureté qui la justifie.
Il me semble qu’au local, le concept de monnaie sociétale peut être expérimenté avec bonheur

Juste une remarque de plus : une monnaie locale adossée (pour motif légal) a l’euro « double » la masse monétaire concernée : il y a d’une part le nouveau billet qui circule, assez allergique à la thésaurisation, et d’autre part l’euro-garantie, qui file sur … une banque éthique.
Une autre remarque : il pourrait arriver qu’une monnaie locale ait tant de succès qu’il serait nécessaire de la désolidaruser de l’euro, et de la statuer inconvertible. Le rêve.
Autres thèmes en suspens : monnaies fondantes, surestarie & Monnaies temps
Voilou
Bises au futur