07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

(((Pour ce qui est du black, il est un vrai danger dès que l'association grossit et intègre des inconnus)))
C'est sûr, l'inconnu est toujours plus bête et méchant que le proche. Car l'inconnu n'a jamais de proche ;-)

Je souris, mais cette remarque est la manifestation la plus claire et anodine de la peur de l’autre qui bloque l’économie du don.


Je le sais très bien et souris aussi. Là on est sur l’une des plus basses marches de l’escalier qui conduit à la civilisation du don. La pensée haute y est inadéquate.

Et je ne vais pas sans cesse la ramener avec mon utopie.

Il y a un mois j’ai organisé une journée du don . C’était sur une autre marche.

Chaque chose en son temps.

la notion même de "travail au black" disparait à terme.
La notion de travail au black est liée à la notion de cotisation/impôt dont l'assiette est le revenu. La solution au black n'est pas liée à la monnaie elle sera obtenue par le remplacement de tous les impôts actuels par l'impôt sur le capital (dont Allais dit qu'il est le seul légitime parce que le seul à ne pas avoir d'effets pervers).
Je pense, sans l'avoir encore démontré, que ces différences de localisation de masse monétaires énormes rendrait inutile le plus gros des charges sociales actuelles. Cela reste à tester...
Je pense que vous voulez parler de prestations sociales et non de charges sociales. Dans les pays où les prestations sociales sont du ressort de l'État il n'y a pas de charges sociales, ou plutôt elles sont indiscernables de l'impôt. Les charges sociales sont donc de la nature d'un impôt. Or un impôt dont l'assiette est le revenu (ou la consommation d'ailleurs, pour se raccrocher à l'actualité) a des effets pervers, le black étant l'un d'eux, peut être un des moins graves.

J’essaye un classique. « La valeur d’échange n’a pu se former qu’en tant qu’agent de la valeur d’usage, mais sa victoire par ses propres armes a créé les conditions de sa domination autonome. Mobilisant tout usage humain et saisissant le monopole de la satisfaction, elle a fini par diriger l’usage. Le processus de l’échange s’est identifié à tout usage possible, et l’a réduit à sa merci. La valeur d’échange est le condottiere de la valeur d’usage, qui finit par mener la guerre pour son propre compte. »

@lanredec
Ne pas oublier que l’Etat est le collecteur des cotisations sociales mais aussi son redistributeur en jouant son rôle d’imposer la solidarité. Comme l’écrit Lordon

" De quoi Ubu est-il fondamentalement la figure ? Du despote parasitaire. Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations. "

On considère en France que les prélèvements sont excessifs, mais plusieurs économistes ont montré que si les nord-américain veulent bénéficier de tous les avantages redistributifs en France, ca va globalement coûter la même chose mais en s’assurant auprès du privé… c’est donc un choix de laisser à la collectivité (l’Etat) ce pouvoir de redistribution plutôt que de rentrer dans un système d’assurances privées (qui est également une forme de redistribution, mais excluant ceux qui ne peuvent s’assurer)

Je rajoute: c’est ce qui me gêne le plus dans l’utilisation des monnaies alternatives: c’est ce risque de ne pas participer à la solidarité nationale.

@lanredec Ne pas oublier que l'Etat est le collecteur des cotisations sociales mais aussi son redistributeur en jouant son rôle d'imposer la solidarité.
Je pensais (mais je suis sûr que vous l'aviez compris) au fait que l'État n'agit dans ce domaine (au moins théoriquement) qu'en tant que délégataire de la Sécurité Sociale qui est un complexe d'institutions de droit privé, ce qui se traduit par le fait qu'en France les fiches de paye comprennent un nombre inimaginable de lignes qui constituent ce qu'on appelle les charges sociales salariales, bien distinctes de ce qu'on appelle l'impôt (qui finance - normalement - des choses qu'on n'appelle habituellement pas des prestations sociales), alors qu'en Norvège par exemple les fiches de paye comptent seulement trois lignes (le salaire brut, le prélèvement de l'impôt à la source, le salaire net).

Le risque de ne pas participer à la solidarité nationale en participant à l’économie informelle plutôt qu’à l’économie formelle n’existe que parce que l’État fait le choix de taxer (et donc de ne taxer que) l’économie formelle. Taxer le capital (et seulement le capital) aurait pour conséquence d’abolir, de ce point de vue, la différence entre économie formelle et économie informelle, et de lever les soupçons qui pèsent sur un espace de liberté.

@Lanredec
Totalement avec le 1 er paragraphe, mais pour le second, hum!; l’une des difficultés de taxer le capital est de connaître la valeur de ce capital (sa valeur n’est connue qu’au moment d’une transaction)

Les cotisations sociales sont du salaire mutualisé et différé. Tandis que les impôts vont à l’état, et on sait par exemple que l’état dépense 50 milliards d’euros pour payer des intérêts à des banques et des rentiers, preuve qu’il vaut mieux séparer les deux choses, avec la sécurité sociale on est certain que ça retombe dans nos poches.

Les cotisations sociales sont du salaire mutualisé et différé. Tandis que les impôts vont à l'état, et on sait par exemple que l'état dépense 50 milliards d'euros pour payer des intérêts à des banques et des rentiers, preuve qu'il vaut mieux séparer les deux choses, avec la sécurité sociale on est certain que ça retombe dans nos poches.
C'est un peu plus compliqué que cela. Si les budgets primaires sont positifs, un peut dire que l'excédent sert à payer une partie des intérêts. Mais si les soldes primaires (ce qui est souvent le cas) sont négatifs, ce sont de nouveaux emprunts (donc de nouveaux emprunteurs) qui vont payer les intérêts aux anciens. Voir: http://monnaie.wikispaces.com/Etude+1959-2010 ou sur la période 1995 - 2010 : http://monnaie.wikispaces.com/1995-2010
La notion de travail au black est liée à la notion de cotisation/impôt dont l'assiette est le revenu. La solution au black n'est pas liée à la monnaie elle sera obtenue par le remplacement de tous les impôts actuels par l'impôt sur le capital (dont Allais dit qu'il est le seul légitime parce que le seul à ne pas avoir d'effets pervers).
Je pense, sans l'avoir encore démontré, que ces différences de localisation de masse monétaires énormes rendrait inutile le plus gros des charges sociales actuelles. Cela reste à tester...
Je pense que vous voulez parler de prestations sociales et non de charges sociales.
Je parle d'une situation actuelle, où le flux naturel d'un fleuve est capté dans un barrage privé, et il faut créer un énorme réseau de conduites complexes pour ramener de l'eau aux citoyens en la prenant sur des circuits où elle est utilisée et on nous dit qu'elle ne va pas produire, donc il faut payer cette eau très cher.

Je parle en parallèle d’un monde plus naturel, où l’eau sourd naturellement dans chaque maison, propre et limpide, et chacun peut utiliser sa part et la laisser partir pour alimenter les circuits de production. On n’a plus besoin de conduites complexes, et on n’a plus besoin de payer pour ce service artificiellement inventé.

Aujourd’hui, le clan des banquiers privés perçoit un revenu inconditionnel en détournant la création monétaire.

Si le revenu de la création monétaire revient aux citoyens qui en sont la source par essence, la majeure partie des prestations sociales deviennent inutiles, et par conséquent les prélèvements sociaux deviennent aussi inutiles, quelque soit l’endroit des circuits où ils sont prélevés.

Quand on parle de travail au noir, c’est en général pour dire que les prélèvements sociaux sur les salaires humains ne sont pas prélevés comme ils le devraient, constituant une tricherie vis à vis de la solidarité espérée entre salariés. Mais si les prélèvements sociaux ne sont plus nécessaires, la notion de travail au noir disparait.

Ce qui serait une amélioration, puisque les prélèvements restreints aux salaires humains sont les plus injustes de tous.

Je rajoute: c'est ce qui me gêne le plus dans l'utilisation des monnaies alternatives: c'est ce risque de ne pas participer à la solidarité nationale.
Mais par définition d'une monnaie équilibrée, c'est l'équi-répartition sur les citoyens de la création monétaire qui constitue la solidarité de base, et surtout qui évite la création initiale d'un immense déséquilibre entre 2 classes de citoyens (les créateurs de monnaie et les autres) que l'on n'arrive jamais à résorber ensuite.

Mieux vaut prévenir que guérir…

PS: en ordre de grandeur, on est en train de parler d’un différentiel de l’ordre de 51 000 milliards d’euros entre le clan des banquiers et les autres citoyens, soit un « manque à gagner » de plus de 150 000€ par citoyen, 300 000€ par ménage de 2 et 600 000€ par ménage de 4.

On est loin du détail.

Les cotisations sociales sont du salaire mutualisé et différé. Tandis que les impôts vont à l'état, et on sait par exemple que l'état dépense 50 milliards d'euros pour payer des intérêts à des banques et des rentiers, preuve qu'il vaut mieux séparer les deux choses, avec la sécurité sociale on est certain que ça retombe dans nos poches.
Et c'est exactement pourquoi la gestion de la monnaie doit rester une gestion directe par les citoyens.

la proposition anglaise de « positive money »
http://www.positivemoney.org.uk/

@AJH vu-ouï-lu et approuvé.
La fin est intéressante en ce sens qu’il semble y avoir un début d’organisation nationale de la contestation.

Très intéressante est la pub trouvée ce matin dans le Dauphiné qui n’est plus libéré :

émetteur = Fédération bancaire française
format = pleine page ( 20 à 30000 euros je crois )
slogan = Parlons de la banque et parlons-en vraiment
TEXTE PRINCIPAL :

Les collaborateurs des banques françaises soutiennent l’économie : l’encours des crédits aux particuliers et aux entreprises a augmenté en un an de 90 milliards (+5,3%) à fin 2011 et dépassé 1900 milliards d’euros. Les 1500 milliards de dépôts des français ont donc servi entièrement à financer l’économie et non des activités spéculatives.

NO COMMENT

Les collaborateurs des banques françaises soutiennent l'économie : l'encours des crédits aux particuliers et aux entreprises a augmenté en un an de 90 milliards (+5,3%) à fin 2011 et dépassé 1900 milliards d'euros. Les 1500 milliards de dépôts des français ont donc servi entièrement à financer l'économie et non des activités spéculatives.

NO COMMENT


Toi tu sais que c’est faux, mais certainement 95% des français pensent encore que les banques prêtent les dépôts . Remarque, ils se « coupent » quand même un peu (les crédits sont plus importants que les dépôts )

la proposition anglaise de "positive money" http://www.positivemoney.org.uk/
Très intéressant merci, ils ont compris le marketing.

Mais le remède proposé, injecter la monnaie créée dans le financement de l’exécutif, n’est pas une solution au problème.

En effet, au lieu de confier le pouvoir de création de la monnaie au clan des banquiers, elle le confie au clan des fonctionnaires : changer de clan n’enlève pas le déséquilibre exponentiel entre un clan et le reste des citoyens, déséquilibre exponentiel qui entraine la majeure partie des dysfonctionnements en aval.

Je reviens sur le fait fondateur : une monnaie est le résultat d’un accord équilibré réciproque entre citoyens.

Si l’accord n’est pas équilibré, alors tout citoyen recevant plus que la moyenne, pourra faire travailler pour rien les autres citoyens reconnaissant cette monnaie « de singe ».

Si dans une distribution de monnaie créée je reçois moins que la moyenne de création monétaire par personne, alors j’ai tout intérêt à refuser ce système monétaire car je vais travailler pour les autres et/ou donner mes biens sans contrepartie.

Très intéressant, merci Ana ! Pourrais-tu faire un scan ?

Les collaborateurs des banques françaises soutiennent l'économie : l'encours des crédits aux particuliers et aux entreprises a augmenté en un an de 90 milliards (+5,3%) à fin 2011 et dépassé 1900 milliards d'euros. Les 1500 milliards de dépôts des français ont donc servi entièrement à financer l'économie et non des activités spéculatives.

NO COMMENT


Toi tu sais que c’est faux, mais certainement 95% des français pensent encore que les banques prêtent les dépôts . Remarque, ils se « coupent » quand même un peu (les crédits sont plus importants que les dépôts )

Bien vu !

Et par ailleurs, on voit que les encours de crédits aux particuliers sont supérieurs à la dette de l’Etat français, annoncé de mémoire par Attac à 1700G€. Donc si l’état a un problème avec les intérêts, les citoyens en ont un encore plus grand.

Enfin, avec un encours total de crédits de 17 000G€ dans la zone euro, les crédits bancaires aux particuliers en France sont à un peu plus de 10% de tous les crédits bancaires de la zone €uro.

Rédiger un texte de démenti ?

Attaquer en justice pour publicité mensongère ?

Rédiger un texte de démenti ?

Attaquer en justice pour publicité mensongère ?


Effectivement, ce serait efficace que chaque association et chaque personne qui se sent attaqué par cette publication demande un droit de réponse.

Par ailleurs, s’il s’agit d’une pub, il existe je pense un organisme chargé de sa surveillance. Mais je n’ai jamais exploré ces arcanes…

PS : la source est là http://www.fbf.fr/fr/la-federation-bancaire-francaise/actions-de-la-fbf/communication/les-banques-francaises---400-000-visages-a-votre-service

reste à identifier les médias qui l’ont publiée.

Le mensonge est trop gros. Un avocat passionné. Qui connaît ?


trouvé ça :
http://www.arnaudmeunier.com/blog-notes/2008/11/porter-plainte-pour-publicite-non-loyale/