Si tu peux expliquer ce qui coinçait, alors on pourra préparer une explication adaptée, qui servira aux autres ayant le même point de vue… 
Argent Dette / Louis Even (1962) :
La dette publique, une absurdité
Je remercie Nicolas qui vient de me faire connaître (sur facebook) ce DOCUMENT GÉNIAL :
[bgcolor=#FFFF99]C’est le cours d’économie le plus pétillant, le plus convaincant, le plus ramassé sur l’essentiel et le plus stimulant qu’il m’ait jamais été donné d’entendre[/bgcolor] ; il faut que je réécoute ça (en rentrant du boulot, tout à l’heure).
Je connais Louis Even et les thèses du Major Douglas (sur le très précieux CRÉDIT SOCIAL) depuis longtemps, je préconise leurs brochures (voir biblio) et j’utilise leurs dessins, mais c’est la première fois que je vois Louis Even en vidéo : il est épatant ce papé !
Merci Nicolas : ça, c’est une très belle GRAINE pour les virus démocratiques de base 
À enregistrer chez soi, à dupliquer, et à planter partout autant que nous le pourrons.
Ça urge !
Étienne.
PS : je propose que chacun d’entre nous signale sur ce fil de commentaires les meilleures perles parmi celles publiées par les « bérets blancs » (et il y en a beaucoup).
[size=25][color=red][b]Argent Dette / Louis Even (1962) : La dette publique, une absurdité[/b][/color][/size]Merci pour ces informations, on voit que le problème est connu depuis longtemps et pourtant rien n'a changé : la clef du problème est bien là.
Mais toute dette citoyenne est une absurdité : focaliser l’attention sur la dette publique, c’est détourner l’attention de 90% des intérêts illégitimes.
En fait, la dette publique, c’est la paille dans l’oeil du voisin, qui devrait faire prendre conscience à chaque citoyen de la poutre dans son propre oeil : mais cette prise de conscience personnelle semble bloquée… il faut comprendre pourquoi.
PS : je propose que chacun d'entre nous signale sur ce fil de commentaires les meilleures perles parmi [url=http://www.michaeljournal.org/signe.HTM]celles publiées par les "bérets blancs" (et il y en a beaucoup).[/url]Merci encore pour ces trésors. Je m'arrête à ce résumé très clair, "Chapitre 18 — Mécanisme monétaire créditiste" du livre "Sous le signe de l'abondance" http://www.michaeljournal.org/signe.HTM :
On peut ainsi résumer les propositions monétaires du Crédit Social:
Contrôle national de la monnaie;
Un compte de crédit national, reflétant en tout temps la véritable richesse du pays;
Emission de toute monnaie nouvelle nécessaire, du côté de la consommation, de deux manières, se complétant l’une l’autre: a) Par un dividende national à chaque citoyen, reconnaissant ainsi le droit de chacun à un héritage commun, facteur de production;b) Par un ajustement des prix, pour équilibrer définitivement le pouvoir d’achat global avec la production offerte, évitant toute inflation comme toute déflation.
Sur le contrôle national, je préciserai volontiers plutôt le « contrôle citoyen de la monnaie » : c’est le devoir de chacun de contrôler que les mécanismes de la monnaie qui sont réellement utilisés sont bien ce qui est spécifié qu’ils soient.
Ne jamais déléguer ce devoir, car il sera alors détourné.
Sur l’émission de nouvelles unités de monnaie, l’auteur n’avait pas intégré, semble-t-il, que l’effet de l’inflation monétaire est neutralisé voire compensé pour les citoyens qui reçoivent la monnaie nouvellement émise. Quand tous les citoyens partagent équitablement cette émission, alors l’inflation monétaire n’a plus d’effet négatifs sur eux. L’émission exponentielle (ie formant un pourcentage de la monnaie existante) reprend alors son seul rôle nécessaire : amortir, atténuer les déséquilibres créés par les échanges non symétriques anciens.
Il s’agit donc seulement d’éclairages apportés par le recul de 50 ans sur ce livre de 1946, qui sur le fond n’a pas pris une ride. Mais qui n’est pourtant toujours pas connu ni appliqué… Quel est le blocage ?
Houlala. Étant très lent de la comprennette sur les thèses monétaires je m’arête sur la couverture du bouquin. Dix mossbat sur un champ de blé couvrant les quat’ zorison. C’est pas l’abondance ça, c’est un modèle sous perfusion pétrolo-chimique, qui dure au mieux quelques dizaines d’années. Pour tout dire je crois pas à l’abondance facile. Ce qui est durable se sont des systèmes locaux de polycultures-élevage avec une multidutes de création varietales adaptées.
@Frigouret
Tu seras alors (surement ?) d’accord avec cela: http://postjorion.wordpress.com/2011/05/31/183-meadows-les-limites-de-la-croissance-2002/
@AJH.
J’ajoute ce lien dans mes favoris. Je regrette un peu qu’il n’y est pas de scénarios avec diminution de la production industrielle, progression du vegetarisme et pour donner un touche d’optimisme des formidables gains de productivité de l’agriculture bio intensive.
Bio intensif: culture sur butte, compostage, association et rotation optimum…
@Frigouret
Il faut bien comprendre que pour l’équipe Meadows il n’y a en fait pas de porte de sortie collective 
Je crois qu’il s’agissait surtout de montrer que, contrairement à ce qu’affirmaient les critiques qu’ils ont subies, l’analyse faite en 72 était correcte, voire optimiste, de montrer que les « solutions » des environnementalistes modérés étaient un emplâtre sur une jambe de bois, et de montrer que, malgré tout, tout n’était pas perdu. Après, leurs modèles ne sont que des modèles, le choix de société ce n’est pas à des programmes informatiques de le faire pour nous. Je crois qu’il est clair (au moins pour nous) que si on consomme moins et qu’on dégrade moins la situation ne peut que s’éloigner dans le bon sens de la limite entre effondrement et soutenabilité.
Et dire que les partis misent sur la croissance.
et de montrer que, malgré tout, tout n'était pas perdu..Je ne vois pas beaucoup d'optimisme dans le rapport 2002 . C'est vraiment malheureux que le livre n'ait pas été traduit en français...
Un peu quand même :Il ajoute aussi " [i]Mais un principe est clair, chaque année de retard dans la mise en application vers la transition pour un équilibre soutenable réduit l’attractivité des compromis et des choix qui seront possibles après que la transition ait été achevée".[/i] Il explique dans le livre que c'est pour faire plaisir à sa femme (décédée en 2000 de mémoire) qui voulait terminer sur une note volontariste, mais qu'aucun autre de l'équipe ne croyait possible que toutes les conditions soient réunies en même temps, en particulier la moyenne de 2 enfants par femme à partir de 2002.Meadows conclue : ” Nous pensons que ce scénario 9 est l’image non seulement d’un monde faisable, mais d’un monde souhaitable. Ce scénario n’est pas le seul modèle soutenable que les ordinateurs du modèle World3 peuvent produire.
Personnellement je pense que ce qui va arriver, c’est que les « riches » ne se laisseront pas déposséder de leur « niveau de vie » et que chaque individu, si ce n’est quelques éclairés, voudra toujours « avoir plus » pour ressembler à la « classe supérieure » (le nom de cet économiste qui défendait cette thèse ne me revient pas)
J'ai retrouvé: Thorstein Veblen dont les idées ont inspiré Hervé KempfPersonnellement je pense que ce qui va arriver, c'est que les "riches" ne se laisseront pas déposséder de leur "niveau de vie" et que chaque individu, si ce n'est quelques éclairés, voudra toujours "avoir plus" pour ressembler à la "classe supérieure" (le nom de cet économiste qui défendait cette thèse ne me revient pas)Hervé Kempf "Comment les riches détruisent la planète" ?
http://inventin.lautre.net/livres/Debord-La-planete-malade-pdf.Le lien ne fonctionne pas, c'est celui ci : http://inventin.lautre.net/livres/Debord-La-planete-malade.pdf
Merci AJH. Un texte de 1971 visionnaire.
Zut le texte du lien est plein de coquilles. Je vais essayer de trouver un texte propre.
http://endehors.net/news/la-planete-malade-par-guy-debord-1971
Voilà c’est mieux. Je signale quand même que ce n’est pas exactement la version que j’ai sur papier.
Si tu peux expliquer ce qui coinçait, alors on pourra préparer une explication adaptée, qui servira aux autres ayant le même point de vue... :-)ça s'éclaircit (un tout petit peu), entre autre grâce à la video en amont
je résume
Argent « palpable » en circulation = 1/10 ème de la dette européenne
Toute autre monnaie que ce rare argent palpable est de l’argent-dette (monnaie scripturale)
Qui lui même est rare :
Sa création dépend du bon vouloir des banques et du courage ( ou de la folie ) de l’emprunteur => Double frein.
(((Dans la suite, je ne dirai pas Etat, ni Nation, ni Peuple, ni Citoyen, car ces mots sont connotés.
Le mot juste est « les gens » : qui n’exclue personne, ni ne crée catégorie.)))
Ce sont les gens qui créent la richesse.
Ce sont donc les gens qui doivent en profiter.
Comme ce qu’ils ont produit ne leur est pas distribué, ils doivent l’acheter. Pardi.
Besoin de monnaie.
Mais la monnaie est rare. Moins abondante que les richesses.
Comme elle ne se crée que par emprunt, pour accéder à ce qu’ils ont créé eux-mêmes, les gens doivent emprunter de la monnaie « ex nihilo »
Et en plus s’acquitter d’un intérêt … à payer en argent trop rare, dont la rareté ne sera réparée que par l’emprunt … etc …
Je continue sur d’autres perceptions.
Il faudrait ne plus accepter le principe de l’argent-dette et de la « création monétaire scripturale ex nihilo ».
ce serait déjà pas mal.
MAIS ça ne suffit pas.
L’argent symbolise des richesses, de nature très variée.
Nombre de ces richesses s’usent.
Alors que l’argent, sauf crise inflationniste, ne s’use pas bien vite, et si on le prête, fructifie.
Il y a donc une divergence entre le symbole et le symbolisé, qui est nuisible :
Cette distorsion crée le tropisme à la thésaurisation ( donc provoque l’argent circulant rare ) et donne de la puissance à celui qui détient des sous, par rapport à celui qui a des oeufs en pagaille : l’un a tout son temps et l’autre est pressé.
Il faudrait supprimer l’intérêt : ça ferait la moitié du chemin.
L’autre moitié du chemin consiste à adopter une monnaie fondante ( ~ sorte d’intérêt négatif pour le détenteur).
Sans en avoir l’air, la monnaie fondante est un système de taxation ( raison de plus pour que la gestion de la monnaie soit menée démocratiquement ). Mais ce n’est pas l’essentiel : Il brûle les doigts et dope donc le dynamisme des échanges : l’argent fondant favorise l’échange alors que l’argent « solide avec intérêt » le ralentit. Il réduit la pente qui conduit à l’argent rare et à la nécessité d’emprunter.
Le risque serait un emballement contraire à l’écologie.
Rien n’empêche en tel cas de retirer du palpable de la circulation sans pour autant retomber dans l’argent rare.
Bhoff ![]()
ça s'éclaircit (un tout petit peu), entre autre grâce à la video en amontMerci de ton résumé. Quelle vidéo ?
Je met la discussion dans le texte. Note bien que ce n’est pas du tout une critique pour toi, c’est bien l’occasion de voir ce qu’il faut expliquer.
Personnellement, je préfère éviter le mot « argent » pour dire « monnaie » : ce mot fait partie de la propagande pour faire croire que des unités de monnaie sont un bien, alors que c’est juste un nombre pour compter.
je résumeArgent « palpable » en circulation = 1/10 ème de la dette européenne
Argent palpable : 868G€ fin novembre Circulation
Dette de la zone euro auprès des banques : 17 000G€ Homepage | ECB Data Portal colonnes 8 et 9
868/17000=5,1%
Mais je ne vois aucune signification à ce chiffre : pourquoi t’intéresse-t-il ?
Toute autre monnaie que ce rare argent palpable est de l'argent-dette (monnaie scripturale)La monnaie fiduciaire est seulement un transfert de la monnaie scripturale vers un support matériel, donc dans le système actuel, c'est autant issu d'une dette que toute unité de monnaie scripturale.
Ni la fabrication ni la mise en circulation de billets ou de pièces ne constituent une création d’unités de monnaie.
Qui lui même est rare :Il est rare pour ceux qui ne la créent pas et qui n'ont que la dette correspondante, mais elle est abondante pour ceux qui la crée.
Comme ce qu'ils ont produit ne leur est pas distribué, ils doivent l'acheter. Pardi.C'est bien l'escroquerie de fond.
Mais la monnaie est rare. Moins abondante que les richesses.Moins abondante que les richesses, que veux-tu dire ? Comment un nombre peut-être "abondant" ?
Il faudrait ne plus accepter le principe de l'argent-dette et de la "création monétaire scripturale ex nihilo".Mais la monnaie étant un système de comptabilité issu d'un accord plus ou moins formel/tacite, il est par définition ex nihilo, ie pas issu de la matière physique. C'est un concept abstrait.
L’opposé de la « monnaie-dette », c’est une « monnaie équilibrée » dont la création est équi-répartie sur les participants. cf #2098
L'argent symbolise des richesses, de nature très variée.Non, la monnaie permet d'enregistrer un déséquilibre entre les valeurs négociées dans des échanges de biens (matériels ou services).
Il faudrait supprimer l'intérêt : ça ferait la moitié du chemin.C'est sûr.
L'autre moitié du chemin consiste à adopter une monnaie fondante ( ~ sorte d'intérêt négatif pour le détenteur).D'abord une monnaie équilibrée et transparente, pour que chacun puisse contrôler que la création est effectivement équilibrée/réciproque.
Ensuite une monnaie avec croissance exponentielle, qui donne le caractère fondant.
Sans en avoir l'air, la monnaie fondante est un système de taxationQue veux-tu dire ? Une croissance exponentielle n'est pas une taxation, c'est plutôt une "dilution".
Le risque serait un emballement contraire à l'écologie.De quel emballement parles-tu ?
Juste pour info, Chronique Agora ce matin
Oui, c’est vrai, cher lecteur, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, refait marcher la planche à billets. C’est très mauvais. Mais cette fois-ci, une fois les billets imprimés, il les expédie en Europe. C’est fou mais c’est comme ça. Le graphique ci-dessous le prouve. On y voit la quantité de swaps monétaires sur le bilan de la Fed.
- De quoi s’agit-il donc ?
Techniquement, les swaps sont des échanges d’une devise contre une autre.
Fonctionnellement, c’est un emprunt.
En règle générale, l’une des deux parties paie un intérêt à l’autre partie du swap — cela dépend des différentiels entre les taux d’intérêt en cours entre les deux devises. Au cours de la crise 2008-2009, la Fed a fourni près de 60 milliards de dollars sous cette forme de crédit à diverses institutions financières. Finalement, parce que les conditions de crédit se sont améliorées, les emprunteurs ont débouclé ces swaps, ce qui les a fait disparaître complètement du bilan de la Fed… jusqu’à l’année dernière.
La Fed est en train d’accélérer à nouveau son activité de swap. Comme nous l’avons souvent remarqué, le fait qu’une banque centrale ne puisse pas fournir d’assistance directe, manifeste, à une banque d’investissement ou à un Etat insolvable n’est pas un problème en soi, puisqu’une banque centrale peut toujours fournir une assistance indirecte, déguisée.
La preuve ? Le « sauvetage déguisé » récemment annoncé des institutions financières européennes. La Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas directement renflouer les gouvernements insolvables de Grèce, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, etc… De même, la Réserve fédérale ne peut pas directement sauver les banques insolvables européennes.
On en vient donc aux renflouements indirects… Voici comment ils fonctionnent :
La Fed ouvre de nouvelles lignes de crédit illimitées à la BCE sous ce qu’on appelle des accords de swap. A son tour, la BCE fournit des capitaux pour trois fois rien aux banques européennes en difficulté. Puis, les banques — comprenant une contrepartie tacite — utilisent ce financement très bon marché pour acheter les bons à fort rendement de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, etc.
Si l’on suit donc le parcours de l’argent, la Fed prête de l’argent à la Grèce… et en passant les banques européennes insolvables gagnent de l’argent qu’elles ne méritent pas, tandis que les contribuables perdent de l’argent qu’ils ne méritent pas de perdre…
Il y a quelques semaines seulement, le montant des swaps en dollar — c’est-à-dire les prêts — avec la BCE n’étaient que de 2,4 milliards de dollars. « Toutefois, la semaine du 14 décembre, le montant a grimpé à 54 milliards de dollars », révèle le Wall Street Journal….
Jusqu’à présent, le renflouage indirect de l’Europe par la Fed est relativement faible, de seulement 62 milliards de dollars. Mais nous nous attendons à voir ce chiffre augmenter… fortement.
Trés bonne info, merci !
Oui, c’est vrai, cher lecteur, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, refait marcher la planche à billets.Par contre cette image est profondément fausse et propage une propagande qui renforce la mauvaise compréhension de la monnaie qui cache l'escroquerie.