07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

un exemple de spéculation pure :

a)viser un titre solide et pas cher
b)Vendre des Put sur Monep ou Soffex, couverts à 100%, « out of the money », échéance 6 mois. Répéter l’opération jusqu’à exercice obligatoire et effectif.
c)Puis vendre des Call out of the money, à six mois, répéter jusqu’à exercice obligatoire.
d)GoTo a

On encaisse les premium et les écarts de balancier.

ça gagne (rôle voisin de celui de la compagnie d’assurance), peu d’impôt, aucune contribution à la vie.

On peut même partir à la pêche, ça roule tout seul.

Une simulation sur dix ans est systématiquement gagnante.

Voilà : ça c’est de la spéculation.

C’est de la spéculation de papa compétent. Mais. Mais. Mais : on peut aussi jouer la dette des états à la baisse, et s’arranger pour booster cette baisse …

Cette spéculation est le stade ultime du capitalisme, le rêve capitaliste par exemple, gagner de l'argent sans travailler, simplement avec de l'argent, et sans avoir de soucis avec des gueux qui réclament des salaires.
Oh non, le stade ultime c'est de créer 17 millions de millions d'Euros sous le nez de tous, et que personne ne s'en occupe, tout occupés qu'ils sont dans le théâtre organisés autour des rogatons donnés aux gueux pour les occupés. Pendant que les gueux se battent dans des élections, travaillent pour avoir droit aux rogatons ou vocifèrent pour même pas 3 millions de millions de dettes publiques, puis essayent d'oublier cette agitation devant la télé, la création continue.

Personne ne s’en occupe ? C’est faux, et c’est pourquoi j’aurais besoin de votre avis, de tous les avis possibles, sur le texte du post 2098 afin de savoir ce qui « passe » et ce qui ne « passe pas » comme information. Il manque des choses, c’est sûr, mais l’important est de savoir si la petite partie décrite pour le moment est cohérente et compréhensible par tous, et s’il y a des erreurs à corriger.

Une fois stabilisé, j’ajouterai les phases suivantes.

@Bernardd Message n°13686

Sauf que si c’est l’Etat qui émets la monnaie, « la Dame » est une allégorie, celle de la collectivité des 100 habitants de Condé partis en croisière


Ce sera une version à ajouter dans le futur, mais pour le moment il n’est pas question d’état dans la description statique faite de la création d’une monnaie et de ses premières unités, mais seulement d’une description mathématique et logique des différentes versions indépendantes imaginées dans le contexte précis qui est décrit, où la dame habile est bien un humain.

Et cela sera très utile que vous disiez ce qui est difficile à comprendre ou faux dans le post 2098 qui est le complément de la première version : merci par avance !

Par ailleurs, je souligne que dans la définition que je j’utilise, comme précisé auparavant sur ce fil, l’Etat est une organisation, une personne morale qui agis au nom d’un groupe de personnes. Mais en aucun cas il n’est ce groupe de personnes.

... (sur Costa ?)
Et oui, je connaissais l'histoire avant qu'elle ne se produise mais j'avais promis le secret ;-)
Ce que vous appelez émission de monnaie sans contrepartie comptable et qu'Allais appelle faux-monnayage doit effectivement être interdit par la loi
Les mots sont traitres ici, et je ne sais si c'est leur choix qui est ambigu ou le concept décrit qui est faux.

Toujours est-il que la monnaie est un système comptable, dans lequel une unité de monnaie est créé par un accord réciproque entre les participants à la monnaie. Le problème n’est donc pas l’absence de « contrepartie », dont le sens demande à être précisé, mais bien plutôt l’absence de réciprocité dans la création des unités de monnaie, comme essaye de le mieux montrer le post #2098. Mais je ne sais s’il est encore assez clair, vos réactions et suggestions sont bienvenues.

D'après ce que je comprend les théories prônant une distribution équitable de l'instrument monnaie ont pour pendant un service civil pour organiser la production.
Certaines théories peut-être, mais précisément lesquelles ? En tout cas il n'est point démontré que ce soit une nécessité, parce qu'il existe au moins un contre-exemple.
l'ultime [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_des_cinq_anneaux#Chapitre_du_vide]'livre du Vide'[/url] (de 1 page, assez ésotérique !)
Surprenant, très proche de la vision quantique du vide, source aléatoire de tout :-)
Merci encore Tehach de ce ferment puissant : voyez-vous le lien avec le cas de création de la monnaie nommé Bs0) dans le post #2098 ?

Lorsque tous les comptes sont à 0 (ie le vide), chaque transaction apparait comme 2 particules de monnaie de signe opposé, qui s’annihilent lorsque la symétrie est retrouvée. Si un déséquilibre se créé, alors la monnaie apparait d’un seul coté et la symétrie est brisée. Mais je m’égare :slight_smile:

[b]Monnaie instrument comptable, rôle monétaire de l'"État", fonction redistributive (?) de la monnaie[/b]
  1. Le droit de vote n’est pas un instrument comptable : c’est un droit qui s’exerce par une décision individuelle ; ensuite on compte les décisions individuelles pour arriver à la décision collective. Le contexte est tout à fait différent.

Vous êtes trop habitué au slogan simplificateur « 1 humain 1 voix » ou bien au bulletin de vote (qui tient alors lieu de billet). Il existe d’autres scrutins où chaque votant reçoit par exemple 10 au lieu de 1, et peut répartir ces 10 sur les possibilités à choisir. Ou bien des scrutins où l’on peut voter +1 ou -1.

Et comme vous le dites, l’important est de compter : c’est pourquoi je l’appelle un système de comptabilité.

La monnaie n'est pas un "droit de vote économique", mais le moyen d'évaluer instantanément les biens et services à échanger – uhn instrument comptable, comme vous l'avez très bien dit.
Et pourtant c'est bien la monnaie qui permet de voir quelle est la voiture la plus achetée par les citoyens économiques, ou bien si le train ou l'avion est le moyen de transport préféré des citoyens économiques entre Paris et Lyon ou entre Annecy et Brest.

L’étude de ces « votes économiques » s’appelle le marketing, et ce n’est pas un hasard si les spécialistes de cette discipline s’occupent des campagnes électorales. La boucle est bouclée :slight_smile:

5) [b]Ce qui crée le déséquibre, ce n'est pas la monnaie, mais l'inégalité de la répartition des biens et services entre les individus, représentés par la monnaie. [/b] C'est ce déséquilibre qu'il faut corriger, et la monnaie instrument comptable permettra de voir si on y est arrivé. ... Une monnaie citoyenne, comme tout autre monnaie, pourra être stabilisatrice, je veux bien : mais cela ne peut vouloir dire qu'une chose – qu'elle maintiendra les équilibres [i]et les déséquilibres [/i]existants dans la répartition des biens et des services.
On retrouve le dilemme de l’œuf et de la poule, parce que l'on est dans un système dynamique.

Je vous prie d’excuser mon imprécision de vocabulaire, quand je parlais du caractère « stabilisateur » d’une monnaie citoyenne, je voulais dire en fait " amortissant" ou « atténuateur », ie qui diminue l’amplitude des déséquilibres. Ce caractère essentiel est apporté par la nature de l’exponentielle, qui crée en quelque sorte un oubli des grandeurs les plus anciennes, car elles deviennent négligeables devant les grandeurs les plus récentes.

Je n’ai pas encore abordé la dynamique de la création monétaire sur l’ile de Condé, je le ferais dès que la phase statique sera claire pour tous.

Mais l’essentiel est de comprendre que :

  • si la monnaie est citoyenne (cas B de l’ile de Condé), la monnaie est équilibrée à sa création, et elle atténue les déséquilibres par sa croissance exponentielle, car la nouvelle quantité de monnaie répartie égalitairement, devient supérieure à la quantité pré-existente : elle bouche les trous ;
  • sinon (cas A de l’ile de Condé), le déséquilibre de la création entraine un déséquilibre des échanges de richesses, et la croissance exponentielle amplifie encore les déséquilibres initiaux jusqu’à ce que les bénéficiaires du déséquilibre possèdent toutes les richesses sans exception. Auquel cas le système se bloque, puisque comment acheter avec la monnaie que l’on possède en excédent quand on possède déjà toutes les richesses, directement ou indirectement ?

Je pense que c’est une des explications de la crise actuelle.

Je pense qu’il existe un seuil de « vitrification des échanges » Sv qui est tel que si les bénéficiaires de la création monétaire par la dette possèdent plus de Sv% des richesses réelles, directement ou par le biais des hypothèques supportant les dettes, alors les endettés ne peuvent plus prendre de nouvelle dette et la création monétaire s’arrête, donc les dettes ne peuvent plus être remboursées, et de toute façon la monnaie ne peut plus acheter grand chose puisque les endetteurs possèdent Sv% de tout. Les endetteurs font alors monter les enchères entre eux pour arracher les dernières richesses qu’ils ne possèdent pas, créant une inflation des prix avec une déflation de la masse monétaire. Comme un impression de déjà vu, non ?

Cette idée demande à être développée.

On sait maintenant qu'une retraire individuelle ne peut pas se financer que sur un fond de solidarité.
Ce qu'on sait surtout c'est que tous les systèmes de retraite sont macroscopiquement équivalents. Dans tous les cas ce sont les actifs qui font vivre les inactifs. Dans tous les cas le montant du transfert est le même.
Ce qu'on sait surtout c'est que tous les systèmes de retraite sont macroscopiquement équivalents.
Faux !

Le partage des ressources disponibles à un instant, c’est du partage.

Le « stockage » d’une monnaie dette avec un mécanisme d’intérêt, chez un intermédiaire qui utilise ce « stock » à son profit en le siphonnant par la création monétaire qu’il détourne, c’est une double escroquerie.

Ne déléguons jamais nos droits : il vaut mieux ne pas les exercer que les déléguer.

Ce qu'on sait surtout c'est que tous les systèmes de retraite sont macroscopiquement équivalents.
Faux !
Macroscopiquement ! L'adverbe s'applique évidemment aux agents, pas aux montants détournés.
Le partage des ressources disponibles à un instant, c'est du partage.

Le « stockage » d’une monnaie dette avec un mécanisme d’intérêt, chez un intermédiaire qui utilise ce « stock » à son profit en le siphonnant par la création monétaire qu’il détourne, c’est une double escroquerie.


Vrai !
Certains systèmes sont, microscopiquement (l’adverbe s’applique évidemment aux agents, pas aux montants détournés), plus sujets que d’autre aux accidents, détournements, spéculations et autres malhonnêtés.

Toujours est-il que la monnaie est un système comptable, dans lequel une unité de monnaie est créé par un accord réciproque entre les participants à la monnaie. Le problème n'est donc pas l'absence de "contrepartie", dont le sens demande à être précisé, mais bien plutôt l'absence de réciprocité dans la création des unités de monnaie, comme essaye de le mieux montrer le post #2098. Mais je ne sais s'il est encore assez clair, vos réactions et suggestions sont bienvenues.
C'est un système comptable ... dont la fonction est de faciliter des échanges de biens concrets.

Je viens d’écrire 1000 sous mon nom dans une colonne sur une feuille de papier, et pourtant je n’ai pas créé de monnaie. Même si j’écris 1000 sous votre nom dans une autre colonne, même si vous reconnaissez ce système comptable, je n’ai toujours pas créé de monnaie. Il y manque :
-l’engagement qu’au moins un de nous fait de fournir quelque chose de défini (une pomme de terre ?), et qui a une valeur d’échange (une poignée de mains ?), contre une unité de ce système comptable (ce que j’appelle une contrepartie),
-la confiance que nous avons qu’il le fera vraiment en toutes circonstances.

En l’absence de contrepartie, d’engagement, et de confiance, on ne peut pas parler de monnaie parce que ça ne peut pas servir à échanger des biens concrets, seulement à « décorer » (dans un sens Pickwickien bien sûr) un système de don gratuit en système de marché.

Certains systèmes sont, microscopiquement (l'adverbe s'applique évidemment aux agents, pas aux montants détournés), plus sujets que d'autre aux accidents, détournements, spéculations et autres malhonnêtés.
Sauf que pour la retraite par stockage, l'escroquerie est dans sa nature, ce n'est pas du tout un accident.

Si microscopiquement les 2 peuvent sembler équivalent au retraité parce qu’il reçoit un peu pendant le peu d’années de sa retraite, c’est justement macroscopiquement (dans l’espace et le temps) que l’on peut voir l’escroquerie qu’il constitue globalement.

En l'absence de contrepartie, d'engagement, et de confiance, on ne peut pas parler de monnaie
Exactement, c'est bien pourquoi marquer 1000 sur une feuille, seul dans votre coin, n'est pas faire une monnaie.

Dans le post 2098, la création de la monnaie tient à la réunion des participants, qui marquent chacun leur nom sur le tableau, en forme d’engagement réciproque. Il faudra que je souligne ce point.

marquer 1000 sur une feuille, seul dans votre coin, n'est pas faire une monnaie.
Pas plus le fait de le faire à plusieurs.
Dans le post 2098, la création de la monnaie tient à la réunion des participants, qui marquent chacun leur nom sur le tableau, en forme d'engagement réciproque. Il faudra que je souligne ce point.
Ce qu'il faut surtout souligner c'est la nature de l'engagement.

Attention au fait que la réciprocité de cet engagement va, par construction, soit exclure des participants soit limiter l’engagement de chacun à ce que peut assurer le moins capable.

Sauf que pour la retraite par stockage
Il n'y a pas de retraite par stockage. Les fonds de retraite ne sont pas (et ne peuvent pas être) des coffres forts.

On ne peut pas stocker de monnaie sauf sous forme de billets; tout ce que l’on peut stocker ce sont des reconnaissances de dettes ou des actifs physiques (qui se dégraderont avec le temps)

J’ai cru comprendre ( recherche surf) que la masse de monnaie fiduciaire (pièces et billets) présente en Europe est égale à environ la moitié de la dette française. Si c’est exact, cela démontre(rait) bien que nous n’économisons/stockons jamais que de la dette déguisée en euro , et que mes économies sur compte bancaire sont en scriptural probablement la dette de quelqu’un(s) d’autre, qui m’est inconnu ( et qu’il est techniquement impossible de rembourser la dette"souveraine" <joli ce terme là …> autrement qu’en émettant de la dette … ). Me détromper si nécessaire :slight_smile:

J'ai cru comprendre ( recherche surf) que la masse de monnaie fiduciaire (pièces et billets) présente en Europe est égale à environ la moitié de la dette française.
Oui, mais je ne comprends pas la logique de la suite du raisonnement. La totalité de la dette européenne est égale à environ 10 fois la masse de monnaie fiduciaire (pièces et monnaie) mais une bonne partie de cette dette (30%) est détenue hors zone euro.

Comment traiter les agences de notation

Ana a écrit :

Le titre eurotunnel a parfois été mal noté par le journal des finances. L’entreprise eurotunnel peut elle attaquer ce journal en justice ? Non.

Oui, si la notation a provoqué un dommage direct et si la preuve de l’incompétence ou de la malveillance des notateurs peut être rapportée. (« Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer ».)

C’est ce que j’avais dit dans mon 2100 : il faudrait attaquer en justice s’il apparaît que les notations ont été mal effectuées et, s’il y a eu faute et dommage consécutif, évaluer ce dommage et faire condamner. Pour cela, il faurait savoir sur quelles bases les notations ont été établies : si ça se trouve, elles sont peut-être encore plus déficientes que les baudruches PIP.

Demander aux agences de justifier précisément leurs notations serait un bon début : on verrait sans doute que les impressions et les supputations d’ordre politique y ont une bonne part.

La question telle que formulée par Ana ne correspond donc pas à ma suggestion.

De toute façon, aucune institution privée n’aurait la moindre autorité pour juger du crédit financier d’un État si celui-ci n’avait pas abdiqué son pouvoir monétaire au bénéfice de cette institution ou plus exactement d’une entité directement ou indirectement représentée par cette institution.

À l’heure actuelle, les gouvernements de l’UE ont abdiqué leurs pouvoirs monétaires en faveur d’un système extérieur à l’Union (en gros : les marchés, dont ces agences sont les rouages), en s’interdisant de monétiser la dette.

Il faut commencer par donner le pouvoir à la BCE de monétiser la dette des pays de l’Union, après quoi les notations de ces agences n’auront plus aucune espèce d’influence (comme c’est le cas pour les ÉUA et du Royaume-Uni, financièrement plus bas que la France et sans doute que l’Italie). En tout cas, il faut enlever à ces agences leur pouvoir de notation officielle exorbitant à l’égard des pays de l’UE.

Le moyen naturel d’y arriver est de confier à une agence publique UE le soin d’évaluer le crédit des pays membres, de cesser de reconnaître les notations des agences extérieures, et d’attaquer celles-ci en justice chaque fois que les notations ont, par leur faute, causé un préjudice.

Je parierais qu’un ou plusieurs bons procès, intentés si possible aux ÉUA en exploitant méticuleusement toutes les joyeusetés de la procédure américaine, secouerait agréablement le cocotier de Wall Street (et de la City) et contribueraient à remettre les choses, et les marchés, en place. JR

Demander aux agences de [i]justifier précisément [/i]leurs notations serait un bon début : on verrait sans doute que les impressions et les supputations d'ordre politique y ont une bonne part.
Le rapport complet (et justifications) de S&P sera rendu public dans 2 semaines.