Merci pour les explications.
Avec plaisir, merci des questions car le but est d'arriver à comprendre tous les aspects pour pouvoir les expliquer plus facilement aux autres ensuite.
Si je vous ai bien compris, la monnaie serait un instrument comptable, mais aussi un bien qu'il s'agirait de répartir équitablement au départ ([b]si ce n'était qu'un instrument comptable, la question de répartition équitable ne se poserait pas[/b]).
Je ne comprend pas sur quoi se base l'affirmation entre parenthèse. La réciprocité vient du principe démocratique de base, l'égalité.
Le droit de vote est aussi un pur instrument comptable, et le principe d’égalité nous amène bien à fixer la réciprocité, souvent simplifiée à « 1 humain, 1 voix ». Mais la valeur « 1 » pourrait être n’importe quel nombre, comme pour la part de monnaie.
[bgcolor=#FFFF99]Finalement, la monnaie, c’est le droit de vote économique.[/bgcolor]
Pour moi (jusqu'à changement d'opinion), la monnaie n'est qu'un instrument de circulation (entre agents économiques)
[bgcolor=#FFFF99]Le meilleur instrument de circulation, c'est le don gratuit. La monnaie est un remède à la peur de ne pas recevoir quand on ne connait pas les personnes éloignées :-) En ce sens, la monnaie est la comptabilisation de la non-fraternité.[/bgcolor]
[bgcolor=#FFFF99]La monnaie est issue des humains/citoyens, comme le droit de vote : il est évident que des « organisations » ne peuvent avoir un droit de vote en démocratie. Il faut appliquer la même évidence à la monnaie. Elle peut être utilisée par des « organisations » mais pas émise par des organisations.[/bgcolor]
et de redistribution (du point de vue de l'État) : la question de répartition équitable de la monnaie ne se pose pas (dans cette optique, la monnaie est moralement neutre) et l'équité n'intervient qu'au stade de la répartition effective des biens et des services.
Dans l'exemple donné, A) ou B), il n'y a aucune existence d'une notion quelconque d'état. Par le fait qu'une monnaie est par essence issue d'un groupe d'humains, la monnaie n'a rien à voir avec une notion d'état.
Mais j’entends bien votre préoccupation à la « redistribution » des « richesses » : qui dit redistribution dit déséquilibre. Or le cas A) crée un déséquilibre initial, amplifié par le principe des intérêts, qu’il faudrait décrire dans un cas A-A) restant à décrire. J’émets la conjecture que le déséquilibre que vous souhaitez redistribuer est la résultante du déséquilibre de la création monétaire, qui est renouvelée de manière récurrente et amplifiée par les intérêts.
Je pense être en mesure de vous le prouver, et de prouver que la seconde condition de création exponentielle, démontrée dans TRM http://www.creationmonetaire.info/2011/06/theorie-relative-de-la-monnaie-20.html vient au contraire filtrer les déséquilibres.
[bgcolor=#FFFF99]En l’absence de mono/oligo pôles, tels que le monopoly en montre les effets d’instabilité, je pense qu’une monnaie citoyenne est stabilisatrice par nature.[/bgcolor]
J’ajoute que [bgcolor=#FFFF99]la mise en œuvre d’une monnaie citoyenne passe par la prise de conscience par chacun de sa valeur dans le groupe, en tant que décisionnaire politique pour le droit de vote, et en tant que décisionnaire économique pour la monnaie.[/bgcolor] Dans un contexte où la monnaie introduit une échelle de valeur utilisée pour des raisonnement d’optimisation des actions futures, il est en outre nécessaire de valoriser sa propre valeur en tant que capital humain, et de tenir compte de cette valeur dans les décisions économiques. Pour être concret, la valeur de tout salarié d’une organisation doit être comptabilisée dans le capital apporté, donnant lieu aux droits, normalement associés, de vote et de répartition des bénéfices. Cette valorisation très concrète est encore un processus clé de la distribution des richesses à leur source.
[bgcolor=#FFFF99]Pour conclure, quand on doit redistribuer, c’est que l’on a raté une étape. On a accepté de laisser partir notre droit de vote, on a accepté de laisser partir notre droit de création monétaire, on a accepté de valoriser à 0 notre capital personnel. Vivre libre demande de garder sa dignité sous tous ses aspects.[/bgcolor]