87 ANARCHIE

@Patrick

Ce que tu écris me fait poser cette question :

La devise « sans foi ni loi » est elle indissociable de l’anarchie, et dans ce cas le concept de loi des loi lui serait étranger, ou bien l’anarchie est elle compatible avec l’idée d’un texte général indicateur de direction pour tous et chacun ?

Je penche pour la première partie.
Car l’anarchie table sur une synergie naturelle des êtres.

Il me semble que l’anarchie est l’état d’équilibre viable et heureux vers lequel tendrait « hors toute loi » une société dont la conscience individuelle et collective tendrait vers sa perfection ultime.
Vu comme ça, elle est une utopie dépendante de la survenue d’une supraconscience.
Donc réaliste mais très très lointaine.

En l’attendant, la démocratie, qui elle se fonde sur la notion de loi astreignante mais convenue en partage, peut très bien intégrer dans ses principes ton « émancipation de l’être ». Et étymologiquement elle exclue tout paternalisme. S’il advient, c’est qu’elle est pervertie.
Elle exige elle aussi pour se construire un sacré niveau collectif qui n’est peut être pas encore en vue (jsais pas :wink: )…
Mais sa mise en place peut servir de relais pour préparer un après qui pour l’heure est hors d’atteinte : car la démocratie réelle, du fait de ce qu’elle offre et exige, booste la conscience et la responsabilité du citoyen, son goût pour la réflexion, sa compétence et son humilité, qui sont les jalons et précurseurs de cette conscience encore inconnue nécessaire à la synergie naturelle des êtres que serait l’anarchie.

Avant propos : N’ayant jamais lu Proudhon ou autre Kropotkine je ferai des réponses toutes personnelles et peut-être pas en corrélations avec le sens même de l’anarchie défini par ses penseurs. Je ferai des réponses Anarchiques :slight_smile:

@Patrick

Ce que tu écris me fait poser cette question :

La devise « sans foi ni loi » est elle indissociable de l’anarchie, et dans ce cas le concept de loi des loi lui serait étranger, ou bien l’anarchie est elle compatible avec l’idée d’un texte général indicateur de direction pour tous et chacun ?


Il me semble que l’Anarchie est justement tout le contraire de « sans foi ni loi ». Car elle oblige à une foi très profonde en notre « humanité », donc en l’humanité toute entière. Elle impose aussi une « loi suprême », qui est sans doute la plus difficile à suivre, la loi que l’on s’impose à soi-même pour ne pas nuire aux autres. En fait, je conçois l’Anarchie comme le chemin vers « la sagesse ».

Car l'anarchie table sur une synergie naturelle des êtres.
J'aurai tendance à dire oui, mais non. :) Je ne suis pas certains que la synergie soit totalement nécessaire ... (L'harmonie entre les êtres est-elle souhaitable ? Même si plus de "correspondances" serait certainement salutaire pour tous.) Je ne suis pas certain qu'il y ai une synergie naturelle ... Je ne pense pas que la synergie soit justement naturelle. Enfin si, mais pas pour tout. Tout n'étant pas "donné". Par exemple, la nature sociale de l'homme se "modèle", se construit, se sculpte.

Tout dépend de se que l’on met derrière le mot « synergie » en fait.

« Oui mais non » car je perçois 2 synergies différentes, complémentaires voir même indissociables. Mais suivant deux cheminements d’aspects différents mais pourtant similaires.
La « synergie sociale » qui se construit (que l’on construit) individuellement et surtout collectivement.
La « synergie humaine », (les émotions communes, les besoins et « désirs vitaux » communs) qui eux se construisent individuellement mais sous le regard (l’influence ?) d’autrui. Avec parfois l’appui d’un guide philosophique. D’un guide « psychologique ». Pour accéder à l’ataraxie.

J’en perçois même une (qui sont deux) 3eme : « Les synergies » biologiques.
Physiquement : l’ADN commun (susceptible de se modifier selon notre mode de vie, paraît-il ? Donc par une pratique individuelle) et
Métaphysiquement : le Ki Japonais ou chi Chinois, l’énergie vitale. (Qui se renforce et s’épanouit par la pratique d’activités physiques et spirituelles. Donc individuelle aussi, mais avec l’accompagnement indispensable d’un guide spirituel.)

Le seul lien commun, la seule synergie « naturelle » évolutive entre tous ces constats serait donc : « l’individualité par l’individu avec les autres ». L’un étant indissociable du tout et vice versa. Car sans le tout l’un ne peut pas être. Mais le tout ne peut exister sans l’un … Un point (du verbe poindre) s’est tout. Non mais. :slight_smile:

Il me semble que l'anarchie est l'état d'équilibre viable et heureux vers lequel tendrait "hors toute loi" une société dont la conscience individuelle et collective tendrait vers sa perfection ultime.
C'est aussi comme ça que je la vois. "hors toute loi" autre que la "sublimation" de se que nous avons de meilleurs en nous.
Vu comme ça, elle est une utopie dépendante de la survenue d'une supraconscience. Donc réaliste mais très très lointaine.
Lointaine à l'échelle de l'humanité mais si poche à l'échelle individuelle. D'où l'intérêt, je crois, d'aborder l'évolution humaine par le biais de l'évolution individuelle. Afin de la rendre possible car accessible à chacun.
En l'attendant, la démocratie, qui elle se fonde sur la notion de loi astreignante mais convenue en partage, peut très bien intégrer dans ses principes ton "émancipation de l'être". Et étymologiquement elle exclue tout paternalisme. S'il advient, c'est qu'elle est pervertie.
En quoi exclurait-elle tout paternalisme ?
Elle exige elle aussi pour se construire un sacré niveau collectif qui n'est peut être pas encore en vue (jsais pas ;) )...
Moi itou :) Mais je la crois possible à l'échelle individuelle ... Même si c'est vachement dur. :)
Mais sa mise en place peut servir de relais pour préparer un après qui pour l'heure est hors d'atteinte : car la démocratie réelle, du fait de ce qu'elle offre et exige, booste la conscience et la responsabilité du citoyen, son goût pour la réflexion, sa compétence et son humilité, qui sont les jalons et précurseurs de cette conscience encore inconnue nécessaire à la synergie naturelle des êtres que serait l'anarchie.
Il semble que se soit effectivement la seule option concrètement viable à l'heure actuelle.

Ceci dit, je pense qu’il ne faut surtout pas craindre (et qu’il est peut-être même nécessaire ?) d’insérer dans les grands préceptes Démocratique qui seront mis en exergues dans une constitution, les grands principes supérieurs qui nous feront tendre à la sagesse. Qui aideront à l’ataraxie, à l’Anarchie.
Car penser la sagesse s’est faire un pas vers elle. S’est prendre conscience qu’elle est possible. S’est découvrir qu’elle est en nous. Si nous sommes capables d’en rédiger les grands axes, les contours, voir même la direction alors tout devient possible.

De toute façon, en avons nous vraiment le choix ? Soi l’on grandi collectivement, soi l’être humain court à sa perte. Donc, autant jouer le tout pour le tout en mettant le plus « grand » dont nous sommes capables, dans une Démocratie pour l’Anarchie suprême, et advienne que pourra. L’infini à cela de sublime qu’il est infini. Offrons nous le sublime et peut-être que nous y percevrons alors l’infini … :slight_smile:

J’aurai dû faire curé moi :rolleyes:

Alors vous pouvez commencer par L’Entraide, un facteur de l’évolution, un pamphlet écrit par Kropotkine pour réfuter le Darwinisme social de Thomas Huxley.

Merci Lanredec :slight_smile:

Après relecture, correction et ajout sur mon post précédent, je viens de percuter sur un truc …

L’univers et l’homme sont nés du hasard et du chaos. Deux atomes qui se percutent pour finir en poisson sapiens.
L’Anarchie et les principes qui en découlent sont apparentés au chaos et au hasard, tout du moins à l’aléatoire, voir au bordel.

L’inconscient collectif, via nos « atomes reptiliens » aurait-il conservé en mémoire le chaos originel qui a conduit à notre inconsciente et sans doute incomplète imperfection ?
Ou nos atomes reptilien continueraient-ils à se comporter naturellement. Donc bordèliquement et aléatoirement ? Car l’absence de loi, l’aléatoire et le hasard sont les seules lois immuables de l’univers.
L’homme ne pouvant donc s’empêcher de perpétuer la seule règle qui vaille et prédomine tout : le chaos aléatoire pour aller vers autre chose.

Si oui, cela expliquerait la crainte et la répulsion quasi instinctive qu’à l’homme de l’Anarchie. Cette dernière renvoyant forcement à notre impossible incomplétude, car l’aléatoire n’a pas de fin, donc l’homme tel que nous le connaissons aujourd’hui n’est pas la finalité mais une étape dans l’évolution de l’univers. (Se qui peut paraître une évidence, mais qui fout sacrément le bordel dans l’utilité même de notre existence. J’ai toujours pensé que nous étions le chaînon manquant. Mais pas forcement le chainon manquant vers l’Homme avec un grand H. Nous ne serions que le chainon manquant vers autre chose ou l’homme tel que nous le connaissons aujourd’hui n’aura plus sa place.)

L’Anarchie serait donc la forme la plus abouti (la plus lucide ?) de l’esprit humain, car elle renvoie à la prise de conscience du néant de l’être fini en tant que finalité.
Elle renvoie à la négation du « soi » achevé.
Elle renvoi à l’insignifiance de l’homme et de la vie en générale.
Elle est une sorte de transition permanente vers un aléatoire incontournable, absolu et en perpétuel devenir auquel nous ne pouvons échapper.

L’Anarchie serait l’expression concrète de la conscientisation du chaos perpétuel nécessaire à l’expansion de l’univers. Univers dans lequel l’homme n’est qu’une étape.

Ce n’est donc pas l’Anarchie qui est le bordel. L’Anarchie n’est que l’expression humaine de la pensé et de l’esprit tragique inhérent au chaos universel.

Ce qui me fait dire que l’Anarchie est la seule politique naturellement possible. La seule politique harmonieusement possible. Car la seule politique en accord avec les lois de l"univers. La seule politique qui laisse la place au hasard et à l’aléatoire dont l’univers à besoin pour se répandre.

Et si l’homme dans son immense prétention veut continuer de lutter contre les lois qui régissent l’univers, alors l’univers continuera sans nous.

Ce qui rejoindrait et expliquerait votre « synergie naturelle » du départ. :slight_smile:

Le désordre a accouché par hasard de quelque chose qui ne veut pas de lui : la conscience.
Qui tend à s’opposer au second principe de la thermodynamique.
Nous ne connaissons pas l’issue de ce combat cosmique entre le géniteur et sa descendance.
D’autant plus que tout porteur de conscience porte aussi son contraire.
:wink: Raison de plus pour que le colibri effectue sa part :wink:

Cuicui donc :slight_smile: Par contre vous n’avez pas répondu à ma question.

  • En l’attendant, la démocratie, qui elle se fonde sur la notion de loi astreignante mais convenue en partage, peut très bien intégrer dans ses principes ton « émancipation de l’être ». Et étymologiquement elle exclue tout paternalisme. S’il advient, c’est qu’elle est pervertie.-

En quoi exclurait-elle tout paternalisme ?

Ah ! j’espérais qu’il laisserait tomber hihi.

((( et pourquoi pas tu ? )))

J’ai toujours perçu le paternalisme comme une gestion inégalitaire de la relation.
Le papa veille sur l’enfant, mais du coup, il le domine.
Et le schéma paternel appliqué à l’organisation sociale est tout sauf égalitaire.
Mais peut être en as-tu une autre perception.

;;;;;;

Au XIXème siècle des patrons d’usine offraient parfois à leurs ouvriers des conditions de vie agréables, fournissant le logement, parfois en des quasi-villes dont ils étaient propriétaires.
Certains allaient jusqu’à promouvoir l’entraide et la fraternité au sein de leurs ouailles.
L’un des pires exemples réside dans le logement « bienveillant » des ouvrières de la soie, en Cévennes.
L’exemple le plus réussi est « la fraternelle » de St Claude, dans le Jura, une organisation sur laquelle il vaut le coup de se pencher, et qui a disparu avec l’avènement de la sécu …
Mais ces patrons restaient décideurs en dernier ressort. Ils pouvaient instituer une quasi démocratie locale, dont ils demeuraient les maîtres incontestés chaque fois que nécessaire à leurs yeux.
Pour moi, le paternalisme, c’est ça.

;;;;;

Au moyen-âge, quand les carolingiens se sont cassé la gueule, et en d’autres occasions, il y a eu des périodes terribles : d’invasions, razzias et massacres. Invasions venues de tous les horizons. On dira : les normands, les hongrois, les sarrasins.

C’est dans ces périodes d’insécurité maximale que la famille est apparue comme un refuge ; villes détruites, elle était le dernier embryon de vie sociale, lorsqu’il fallait fuir et se cacher au profond des forêts. On n’imagine pas ce climat de fin d’un monde, car il en est fait peu mention. Et autour de certains pères, hommes forts qui émergeaient de par leurs qualités individuelles, est apparue une famille élargie, la mesnie, avec ses palissades et son donjon de bois, qui fut le germe de la seigneurie, qui devait aboutir, fondé sur un contrat d’assistance contre servitude, au treillis social suzerain-vassal-serf. Système efficace qui aboutit parfois à l’abondance, mais qui est assez contraire à la démocratie.

Ah la vache ! j'espérais qu'il laisserait tomber hihi.

((( et pourquoi pas tu ? )))


J’ai parfois tendance à me dévaloriser … :slight_smile:

J'ai toujours perçu le paternalisme comme une gestion inégalitaire de la relation. Le papa veille sur l'enfant, mais du coup, il le domine.
Ne pouvant répondre pour les autres, je vais encore faire une réponse très personnelle et toujours aussi Normande. :) Mais une réponse vécu de "papa". Oui mais non. :) Pourquoi ? (S'est un peu compliqué mais bon je vais essayé d'y répondre ...)

Effectivement je domine mon fils de part mon paternalisme protecteur et tout se qu’il induit de frustrations « paternalisantes ».

Mais, les seuls véritables frustrations que je lui imposes vraiment en fait, sont pour qu’il « s’élève » justement (au moins) au même « niveau » que moi (se qui ne veut pas dire que je souhaite qu’il me ressemble, loin de là, mais je souhaite qu’il puisse prendre ce qu’il juge être le meilleurs de moi pour trouver son équilibre.) Donc, pour qu’il agisse au mieux de ses capacités, de son potentiel et de son sens critique. (Je dis bien SON potentiel et pas se que je voudrai qu’il soit.)

Et je m’impose bien sur la même chose en contrepartie, non pas en me « rabaissant » mais en me rendant accessible et compréhensible du mieux que je puisse le faire. En étant le plus honnête possible avec lui.
Et ce afin d’instaurer entre nous une position d’égalité de fait. Afin que le côté « papa supérieur » n’existe que parceque mon fils considère, que là, sur tel aspect, de part surtout se qu’il a pu constater de notre expérience commune, je suis mieux à même de comprendre, de gérer ou d’expliquer les choses que lui. Donc, que de lui même il se préfère en position « d’élève », à se moment là, sachant que je ne ferai tout pour ne pas le trahir et continuer à mériter sa confiance. En fait je lui impose une extrême vigilance vis à vis de moi et des autres. Se qui sans doute est la pire des frustrations. Ne jamais oublier que dans la vie on est tout seul face à ses choix et à ses décisions.

Je ne sais si cette méthode fonctionnerait appliquée à la société. J’ai la faiblesse de penser que oui. Cette description me permet en tout cas d’étayer la suite de mon propos …

Et le schéma paternel appliqué à l'organisation sociale est tout sauf égalitaire. Mais peut être en as-tu une autre perception.
Il me semble que le schéma inégalitaire dont tu parles n'est pas paternaliste mais "maternaliste". Cette espèce de fusion, soumission, adoration limite incestueuse que la mère impose à son enfant. (En général bien sur, toutes les mères n'étant pas non plus comme ça, mais quand même, c'est assez chronique je trouve ...)

Je suis aujourd’hui persuadé qu’un des rôles essentiel et majeur d’un père dans l’évolution d’un enfant est de couper le cordon avec la mère, afin de donner leur liberté aux enfants. S’est d’ailleurs pour cela que je considère la procréation assistée pour un couple de lesbienne comme une catastrophe. S’est programmer des enfants pour une aliénation certaine. (Se qui arrangerai bien le système en place, soi dit en passant … Serait-ce calculé ?)
Et que je suis totalement opposé à une telle saloperie narcissique et totalement égoïste. Mais s’est un autre débat … Quoi que, comme je le faisais remarquer précédemment s’est peut-être bien plus lié qu’on ne le pense à la mise sous contrôle de l’homme …

Au moyen-âge, quand les carolingiens se sont cassé la gueule, et en d'autres occasions, il y a eu des périodes terribles : d'invasions, razzias et massacres. Invasions venues de tous les horizons. On dira : les normands, les hongrois, les sarrasins.

C’est dans ces périodes d’insécurité maximale que la famille est apparue comme un refuge, et autour de certains pères, hommes forts de par leurs qualités individuelles est apparue une famille élargie, la mesnie, qui fut le germe de la seigneurie, qui devait aboutir au treillis social suzerain-vassal-serf. Système efficace qui aboutit parfois à l’abondance, mais qui est assez contraire à la démocratie.


La famille est une cellule où les gens se parlent où l’on apprend à faire des concessions, des compromis. S’est (ça devrait être … Avant c’était !) le premier cercle de l’holocratie. La famille permet l’apprentissage de la Démocratie. Tout du moins du dialogue contradictoire avec l’autre.

La destruction de la famille, et au sein même des familles, est une des raisons (majeur ?) du délitement individualiste de nos sociétés occidentales.
Je pense aussi, qu’elle est voulue par Babylone. Et que si elle n’a pas été voulu volontairement à la base, Babylone à très vite pigée tout le potentiel qu’elle pourrait tirer de ça en appuyant fortement dessus, consciente des ravages que cela ferait en permettant de désunir les peuples. D’ailleurs tous les oligarques sont issus de très grandes familles. Hasard ? …

Au XIXème siècle des patrons d'usine offraient parfois à leurs ouvriers des conditions de vie agréables, fournissant le logement, parfois en des quasi-villes dont ils étaient propriétaires. Certains allaient jusqu'à promouvoir l'entraide et la fraternité au sein de leurs ouailles. L'un des pires exemples réside dans le logement "bienveillant" des ouvrières de la soie, en Cévennes. L'exemple le plus réussi est "la fraternelle" de St Claude, dans le Jura, une organisation sur laquelle il vaut le coup de se pencher, et qui a disparu avec l'avènement de la sécu ... Mais ces patrons restaient décideurs en dernier ressort. Ils pouvaient instituer une quasi démocratie locale, dont ils demeuraient les maîtres incontestés chaque fois que nécessaire à leurs yeux. Pour moi, le paternalisme, c'est ça.
En fait, si l'on se réfère à se que j'ai expliqué précédemment, être un patron "paternaliste" tel que tu le décris, serait pour un homme un moyen d'exprimer sa part de féminité en castrant ses ouvriers (via le contrôle par la soumission/adoration) ... Ca se tient ... :) Avant les hommes n'élevaient pas leurs gosses, donc il fallait bien qu'ils compensent leur frustration. Et comment compensaient-ils ? En reproduisant inconsciemment avec leurs ouvriers se que les femmes faisaient avec leurs enfants. En reproduisant se que leur mère avait fait avec eux.

euh … la part de féminité comme ferment du fantasme castrateur (d’autrui) chez l’homme, ça demande une étude statistique en double aveugle selon un protocole assez onirique.
Je me méfie de ce genre d’incursion non étayée dans l’inconscient archétypal.

Pourtant je trouve que la digression se tient de part une logique factuelle cohérente et raisonnablement raisonnable … :slight_smile:

Ceci dit, renvoyer les mâles dominants au rôle de mère maquerelle n’est peut-être pas le propos le plus utile à un recrutement de masse en faveur d’une démocratique Démocratie. Malgrés que ce soit tout de même un constat Anarchique … Qui me ferait bien marrer, si par un heureux hasard chaotique de mon neurone tordu, j’avais raison. :slight_smile:

http://www.encyclopedie-anarchiste.org/articles/m/mutualisme

Ci-joint une proposition de l’anarchisme, disons anarchiste du centre, le mutuellisme.
Extrait de l’encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure vers 1930, époque où les milieux libertaires étaient moins contaminés par un ultra gauchisme douteux ( commentaire personnel).

ANSELME BELLEGARRIGUE

Quel joli nom ! Mais plus, j’espère que vous trouverez chez ce pamphlétaire du XIXÈME quelques perles pouvant fourbir notre cause.

http://Kropot.free.fr/Bellegarrigue-aufait.htm

http://Kropot.free.fr/Bellegarrigue-A02.htm

http://www.panarchy.org/bellegarrigue/manifesto.html

J’ai vu cette affiche au village.

Bien longtemps après, le Meurseaut de Camus reste une énigme.

Ce qui n’est pas une énigme, c’est la morsure des vociférations dans ce mystère qu’est la découverte de soi.

Ce qui n’est pas une énigme, c’est la fragile argile humaine de l’adolescence prisonnière du choc tectonique des passions.

Ce qui n’est pas une énigme, c’est que les plus grandes douleurs sont muettes.

Ce qui n’est pas une énigme, c’est ce dernier mot d’un adolescent disparu :" je refuse de vivre dans un monde qui triche".

Pour ce qui nous reste de dignité, pour nos jeunes, soyons vigilant.

DEMOCRATIE LIBERTAIRE

Témoignage de démocratie directe pendant la révolution espagnole.

http://mapagoueg.chez-alice.fr/babel/Leval-Gaston/espagne-libertaire-1936-39/agri/democratie.htm
Et
http://mapagoueg.chez-alice.fr/babel/Leval-Gaston/espagne-libertaire-1936-39/agri/chartes.htm

Salut.
Voici des extraits d’un texte de [bgcolor=#FFFF99]Jacques Ellul " L’illusion politique"[/bgcolor].
Moi ça me fait réfléchir sur la démarche entamée ici, peut être que cela vous intéressera aussi.

http://www.panarchy.org/ellul/politique.html

Si il n’y avait que l’État, mais il y aussi la collusion État-multinationales !

« La grande entreprise est dirigée par une équipe très nombreuse d’hommes et de femmes hautement qualifiés, aux relations très étendues. Ils n’ont pas de mal à se persuader que les besoins de leur société et les impératifs de la politique nationale se confondent. Et les journaux et les programmes de télévision et de radio se font leurs porte-parole car ils savent à merveille formuler et faire prévaloir leurs idées. Personne ne s’est jamais fait traiter d’extrémiste pour avoir défendu le point de vue de la Chase Manhattan Bank. Dans notre société industrialisée moderne, la voix de la classe aisée, notamment celle des cadres des entreprises, parce qu’elle a un meilleur accès aux circuits de communications, est régulièrement confondue avec la voix de la collectivité. »

Je crois que le pouvoir politique sera d’autant moins manipulable, infiltrable, detournable qu’il sera décentralisé et démocratique. Je ne vois pas comment les lobbyistes pourraient usurper le pouvoir des dizaines de millier d’assemblées nécessaires pour faire vivre une démocratie . Machiavel notait que c’était la grande dispersion du pouvoir politique du royaume de France qui constituait l’obstacle majeur à la conquête de celui-ci , on en était qu’au début de l’étatisation il est vrai.

:slight_smile: oui