32 Sortir de l'Union Européenne

Merci Patrick Flécheux pour le document du wsws traduisant et explicitant les « préconisations » pour sauver l’euro de la part de la banque JP Morgan.

  1. L’influence de l’Union européenne dans les réformes des retraites : http://contrelacour.over-blog.fr/article-l-influence-de-l-union-europeenne-dans-la-reforme-des-retraites-93220071.html

  2. Stratégie du choc : comment le FMI et l’Union européenne bradent la Grèce aux plus offrants : http://www.bastamag.net/article3127.html

Extrait :

Le dépôt de l’amendement initié par le groupe communiste annulant le décret de fermeture de la télévision ERT, a été “jugée non conforme, car comme tout amendement qui alourdit les finances publiques, ceci est automatiquement inacceptable”, d’après Stavros Kalafatis, ministre délégué à l’Environnement. Notons que les députés de l’Aube dorée n’ont pas souhaité s’exprimer. L’héritage de l’audiovisuel public est en phase d’être offert à cette caste des banquiers et autres multi-entrepreneurs également des médias. Ils consolideront alors tranquillement leur “gouvernance”, ainsi que celle de la Troïka UE-BCE-FMI par la même occasion. Le nouveau régime en Grèce, il faut bien le dire coopté par l’Union Européenne serait une forme de dictature politique, économique et même sémantique, à mi-chemin entre le… meilleur volontariat dans la lobotomie politique généralisée, et le totalitarisme au visage mal maquillé du “jour d’après”, telle est l’analyse de la situation que l’on entend partout à Athènes, et elle est assez partagée, indépendamment même des comportements électoraux ou des intentions de vote. C’est en cela aussi que cette situation est encore une fois, inédite.

L’annonce de la fermeture et les manifestations de solidarité envers les travailleurs de ERT :


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Dimanche 30 juin 2013 :

Quel est le budget des grands Etats dans le monde ?
Le budget du Danemark est de 57,5 % du PIB.
Le budget de la France est de 56,5 % du PIB.
Le budget de la Finlande est de 56,2 % du PIB.
Le budget du Royaume-Uni est de 45,5 % du PIB.
Le budget de l’Allemagne est de 44,7 % du PIB.
Le budget des Etats-Unis est de 39,4 % du PIB.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202716743936-niveau-des-prelevements-et-des-depenses-publiques-la-france-dans-les-15-premiers-sur-187-pays-559983.php

Quel est le futur budget de l’Union Européenne ?

Pour la période 2007-2013, le budget de l’Union Européenne était au niveau ridicule de 1,10 % du PIB de l’Union Européenne.

Pour la période 2014-2020, les bisounours fédéralistes voulaient que le budget de l’Union Européenne augmente. Le samedi 19 novembre 2011, les bisounours fédéralistes ont demandé que le budget passe à 1,11 % du PIB, soit 1083,3 milliards d’euros.

Mais neuf pays - Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni -, ont rejeté cette proposition jugée trop élevée dans un contexte de rigueur généralisée.

Résultat : pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera en baisse !

Pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne baissera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne, soit 960 milliards d’euros !

Je dis bien : 1 % du PIB !

Conclusion : l’Union Européenne accueillera de plus en plus de pays très pauvres, et elle aura un budget de plus en plus faible !

L’Union Européenne n’est qu’un gigantesque château de cartes.

Et le vent qui se lève va le faire s’effondrer.

Luttons pour sortir de l’euro et de l’Union européenne
publié dans L’Humanité, par Jacques Nikonoff

porte-parole du Mouvement politique d’émancipation populaire, et Jean-Claude Danglot, ancien sénateur (PCF).

http://www.humanite.fr/tribunes/luttons-pour-sortir-de-l-euro-et-de-l-union-europe-545041

[size=15][b]Luttons pour sortir de l’euro et de l’Union européenne par Jacques Nikonoff [/b][/size] porte-parole du Mouvement politique d’émancipation populaire, et Jean-Claude Danglot, ancien sénateur (PCF).

Six membres de la commission économie du PCF ont publié une tribune dans l’Humanité du 13 juin 2013 intitulée « Contre l’austérité en Europe, luttons pour un autre euro » ! Leur plaidoyer en faveur de la monnaie unique est particulièrement peu convaincant.

  1. Sortir de l’euro serait « rester isolé face aux marchés financiers et à la spéculation déchaînée ». C’est exactement l’inverse. C’est aujourd’hui que nous subissons les marchés financiers et la spéculation. Y mettre un terme nécessite de les démanteler. Pour y parvenir, la sortie de l’euro est impérative car la monnaie unique est l’agent propagateur et amplificateur des crises et de la spéculation. L’État ne doit plus passer par les marchés financiers pour assurer sa trésorerie et les investissements publics, mais faire appel à l’épargne nationale ; imposer aux banques et compagnies d’assurances qui auront été nationalisées l’achat obligatoire de quotas de titres d’État à faible taux ; permettre à la Banque de France de faire des avances au Trésor à taux nul ou non remboursables. Quant au marché des changes, son contrôle et celui des mouvements de capitaux sont des mesures classiques, simples et très efficaces qui stopperont net la spéculation.

  2. Les six économistes du PCF contestent « l’utilisation qui est faite de l’euro » et considèrent qu’il ne faut pas sortir de la monnaie unique mais « lutter pour un autre euro ». Encore une fois, c’est exactement le contraire qu’il convient de faire. Ce n’est pas « l’utilisation » qui est faite de l’euro qui doit être contestée, mais l’euro lui-même. Car il est totalement illusoire de convaincre les vingt-six autres pays d’accepter de réviser le traité de Lisbonne à court ou moyen terme pour faire un « autre » euro. La crise, c’est maintenant ! C’est tout de suite qu’il faut la juguler, et cette perspective politique est incompatible avec le temps long que demande un changement des cultures politiques dans les différents pays membres de l’Union européenne.

  3. Il ne faudrait pas sortir de l’euro, car cela entraînerait une dévaluation du franc d’environ 25 %, qui renchérirait d’autant le coût de nos importations alors que la France connaît déjà un gros déficit de sa balance des paiements (70 milliards d’euros). Cette menace est grossière. En cas d’augmentation des prix de produits importés, beaucoup de consommateurs ne les achèteront plus. Ils rechercheront des produits similaires, mais fabriqués en France à un coût plus faible. Ce sera bénéfique à l’emploi. La sortie de l’euro est la condition nécessaire à la résolution de la crise, mais elle n’est pas suffisante. Il faut aussi :

– remettre en vigueur l’échelle mobile des salaires et des prix pour les salariés et retraités ;

– baisser la facture pétrolière en diversifiant les approvisionnements auprès du Venezuela, auquel la France n’achète pas de pétrole. Comme le fait Cuba, la France pourrait payer avec des aides techniques ou des mises à disposition de personnels. La fiscalité compte pour 75 % dans le prix du pétrole. Il faut mettre en place un système pour la réduire quand les prix montent.

– diminuer les importations car la France importe trop de biens qu’elle pourrait fabriquer elle-même, ou qu’elle fabriquait avant les délocalisations. Il faut produire français, relocaliser et réindustrialiser le pays. Une politique de substitution aux importations est nécessaire, financée par des avances de la Banque de France. Il faudra produire en France des lave-linge, lave-vaisselle, fours à micro-ondes, appareils ménagers, chaussures, textile, meubles, jouets, téléphones portables, téléviseurs…

– Bénéficier momentanément des effets de la baisse du franc de 25 % (grâce à la dévaluation) en augmentant les exportations. Les conséquences seront positives sur l’emploi. Certes, il ne faut pas retomber dans les travers du libre-échange et de la priorité aux exportations. C’est pourquoi la France devra proposer à ses partenaires commerciaux de signer des accords bilatéraux s’inspirant des principes de la charte de La Havane (voir le site du M’PEP).

  1. Il ne faudrait pas sortir de l’euro, car la dette publique, détenue à 60 % par des non-résidents, serait renchérie de 25 % par la dévaluation. En outre, la dévaluation permettrait à des capitaux étrangers de mettre la main sur certains atouts productifs de la France.

Encore une fois, c’est exactement le contraire qui se produira si la sortie de l’euro s’organise comme nous le préconisons. Pour mettre un terme à la crise, l’annulation de la dette publique est incontournable. Les créanciers remboursés le seront en francs (par création monétaire) ! Comme le franc ne sera pas convertible, ces créanciers regarderont ces francs comme une poule regarde un couteau. Ils n’auront qu’une seule solution : acheter des produits français avec les francs qui leur auront été remboursés. Non seulement la dette publique ne connaîtra pas de renchérissement, mais elle sera largement annulée, une part des 50 milliards d’euros de charge de la dette deviendra disponible pour financer des politiques sociales et des investissements publics.

Quant au risque d’achat d’actifs productifs français par des capitaux étrangers, il est inexistant dans le schéma que nous proposons. Le franc n’étant pas convertible, le contrôle des changes et des mouvements de capitaux étant en vigueur, aucun investisseur ne pourra se procurer des francs sans autorisation de l’État. Par ailleurs, qui sait que l’Allemagne, en avril 2008, a adopté une loi rendant nécessaire une autorisation pour « tout investissement supérieur à 25 % du capital d’une entreprise dans le domaine des infrastructures stratégiques » et, dès lors, que l’« intérêt national » est en jeu ? Pourquoi la France n’aurait-elle pas le droit de voter une loi semblable, avec un taux de 1 %, et pour toutes les entreprises ?

Prétendre transformer l’Union européenne et l’euro de l’intérieur est un leurre. Pour bâtir un monde meilleur, il faut se libérer des institutions qui servent de piliers à l’ordre néolibéral mondial. Recouvrer sa souveraineté monétaire par des décisions nationales unilatérales est un impératif décisif pour les forces politiques qui souhaitent transformer la société.

Jacques Nikonoff, Jean-Claude Danglot

Pour une réponse détaillée, suivre le lien : http://www.m-pep.org/spip.php?article3351.

[color=blue][size=25]L’Union européenne est la plus grande et la plus salubre initiative prise par les Européens depuis plus d’un demi-siècle.

Ne la jetons pas aux orties : démocratisons-la![/size][/color]

Et dans ce sens, voir avant-projet de constitution de la Confédération européenne sous

http://www.1789plus.org/EUROCONSTITUTION-ProjetCoord.prov141012.htm

Tout le monde peut y contribuer !

JR (coord. prov de 1789plus.org)

Attention Jacques, la publicité pour les préparations à base d’orties sont désormais interdites par les autorités.

Un organisme connaît cinq phases :
1- La naissance.
2- La phase ascendante.
3- La phase de plateau : l’organisme est alors à son zénith.
4- La phase descendante : l’organisme commence à vieillir, tout se déglingue.
5- La mort.

J’interprète la construction européenne de la même façon :

1- La naissance : 25 mars 1957, signature du traité de Rome.
2- La phase ascendante : 1957 - 1992. La construction européenne monte en puissance.
3- La phase de plateau : 1992 - 2008. Avec le traité de Maastricht, avec la suppression des frontières intérieures et avec la monnaie unique, la construction européenne est alors à son zénith.
4- La phase descendante : 2008 - ???
La crise financière de 2008 est devenue une crise économique, une crise sociale, une crise politique. Elle a montré au monde entier que, face à la crise, la soi-disant « solidarité européenne », c’était du pipeau.

Elle a montré au monde entier que, face à la crise, chaque nation européenne revient dans le monde réel :

  • le sentiment national, ça existe ;
  • l’égoïsme national, ça existe ;
  • la raison d’Etat, ça existe.

Par exemple, les budgets de chaque nation européenne continuent à augmenter, en pourcentage du PIB. Mais en revanche le budget de l’Union Européenne, lui, est en baisse !

Pour la période 2007-2013, le budget de l’Union Européenne était au niveau ridicule de 1,10 % du PIB de l’Union Européenne. Pour la période 2014-2020, il baissera au niveau minable de 1 % du PIB !

La Commission européenne et le parlement européen voulaient faire augmenter le budget à 1083,3 milliards d’euros. Mais les chefs d’Etat et de gouvernement ont refusé : ils ont exigé de le faire baisser au niveau minable de 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020 !

L’égoïsme national l’a emporté, comme d’habitude.

C’est la phase descendante.

Tout se déglingue.

Au Portugal, en Irlande, en Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre, en Slovénie, tout se déglingue.

Aujourd’hui, la périphérie tombe en ruines. Demain, le coeur de l’Union Européenne sera touché à son tour.

Chaque nation reprendra le contrôle de ses lois nationales, chaque nation reprendra le contrôle de ses frontières nationales, chaque nation reprendra le contrôle de sa monnaie nationale, etc.

L’Union Européenne se dirige tranquillement vers sa mort.

Je comprends bien le sens du dernier message de jacques, plein d’espoir.
Le projet européen ETAIT en effet noble et chargé d’espoir.
Mais il a pris un vilain visage.
On peut donc espérer pouvoir le rafistoler. En effet. Ce serait aussi mon souhait.
Mais tout est tellement verrouillé que pour réformer il est peut être nécessaire de d’abord sortir.
Par ailleurs, je ne crois pas que la démocratie réelle interne à un pays puisse désormais être visée s’il est membre de l’UE.
« On » nous a imposé des structures inréformables, qui ne sont même pas respectueuses du système représentatif. Je ne vois pas comment un état pourrait plaider réparation sans sortir, se réformer lui-même, puis poser ses conditions avant de revenir.
L’idéal serait que deux pays forts se concertent pour entreprendre cette révolution tranquille.

→ ?

Pour une fois je suis d’accord avec JR mais malheureusement encore plus avec Ana. J’y ajoute 1- que la construction européenne actuelle est fédéraliste, sous l’impulsion des Etats-Unis dans le but d’instaurer une zone de libre-échange commercial qui asphyxiera un peu plus encore notre industrie et 2- que l’espoir d’une confédération me paraît déraisonnable à nourrir tant l’UE d’aujourd’hui qu’il faudrait profondément réformer a des allures de la SDN décrite dans Belle du Seigneur, corrompue et inutile.

Cher Jacques,

Ce que vous nous racontez là, c’est le roman national européen, une fable, la légende lénifiante des techno-plouto-crates

[bgcolor=#FFFF99]La prétendue « Union européenne » n’est PAS une initiative « des » Européens, mais de (certains) Américains.[/bgcolor]

Ce qui permet de comprendre (enfin) un paquet de faits et de décisions (violemment contraires aux intérêts des Européens) qui, sans cette clef de lecture, semblent parfaitement stupides et sont incompréhensibles, du point de vue de l’intérêt général.

Étienne.

Entrer, sortir tout n’est pas si simple …

Débat Sapir, Mélenchon. Arrêt sur images.

Sur le site « Arrêt sur images », la journaliste Anne-Sophie Jacques écrit :

« l’évidence s’impose : la convergence des économies souhaitée lors de la création de la monnaie unique n’a pas eu lieu. Pire : les économies divergent, et pas qu’un peu. On le voit bien sur les graphiques brandis par Jacques Sapir en début d’émission : ces lignes vous semblent peut-être absconses – vous pouvez les regarder de plus près, les graphiques sont au pied de cet article – mais peu importe, l’important est dans le mouvement. On ne converge pas, on s’éloigne. On s’oppose. Et cette opposition crée des tensions, forcément. Suffit d’avoir l’œil rivé sur le fil d’actualités espagnoles, italiennes, portugaises, sans même parler de la Grèce ou de Chypre pour comprendre que la situation va tourner en eau de boudin. »

A l’intérieur de la zone euro, ça diverge, et ça diverge de plus en plus.

Autrement dit :

Dans le monde réel, nous avons obtenu le contraire de ce que nous avaient promis les partisans de l’euro en 1992.

La question n’est plus :

« Faut-il sortir de l’euro ? »

La question est désormais :

« Quand allons-nous subir la sortie de l’euro ? »

Le mot important, c’est : « subir ».

La sortie de l’euro ne sera ni choisie, ni organisée. Nous allons subir la sortie de l’euro.

Les états de l’UE ont TOUJOURS été concurrents, et ils le restent.

Si le Cantal connaît quelque peine, jamais la France ne contraindra le Cantal à l’austérité.
Car la France est un pays uni.
Mais si la Grèce connaît quelque peine, l’UE s’empresse de la contraindre à l’austérité.
Car l’UE est un continent désuni.

La construction européenne, c’est ligoter des frères ennemis pieds et mains liés à un même arbre, et espérer qu’ils vont construire ensemble. Débile.

Si le Cantal connaît quelque peine, jamais la France ne contraindra le Cantal à l'austérité.
Le Cantal peut être, je ne connais pas. Mais mettre en place l'écotaxe sur les transports routiers en repoussant à après 2050 la modernisation du réseau ferré qui permettrait une alternative à la route, pour moi c'est contraindre la Bretagne à l'austérité (=contraindre les industriels de Bretagne à aller s'installer là où le réseau ferré est déjà satisfaisant, et leur personnel à rejoindre les Grecs sur les routes d'Europe). Évidemment, si l'écotaxe levée en Bretagne servait à financer le rail en Bretagne (ou mieux si l'écotaxe levée partout servait à financer le rail des régions périphériques ; après tout, l'union, que ce soit celle de l'Europe ou celle de la France, il n'y a qu'à ça qu'elle puisse être utile), si les Bretons avaient (eu) plus de poids que les Franciliens sur la définition des réseaux de transport bretons, etc ...

(oui, je suis pour le localisme, mais si on parle d’égalité, il y a des soi-disant égalités devant la loi qui sont en fait des subventions aux riches, qu’on parle des pays d’Europe ou qu’on parle des régions de France … ou des individus)

Lundi 22 juillet 2013 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du premier trimestre 2013.

La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre sont en faillite.

La dette publique de ces Etats atteint des sommes inimaginables.

La dette publique de ces Etats est hors de contrôle.

Les soi-disant « plans de sauvetage » de l’Union Européenne, de la BCE et du FMI sont un échec total.

En Europe, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

La question est donc :

« QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d’euros, soit 125,1 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d’euros, soit 104,5 % du PIB.

6- France : dette publique de 1870,294 milliards d’euros, soit 91,9 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d’euros, soit 88,2 % du PIB.

8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d’euros, soit 86,9 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

Mouais.

Et le Japon est à 200% depuis … longtemps, et les États-unis sont à plus de 100% … pour le seul gouvernement fédéral, 120% avec les États fédérés et autres collectivités. (voir aussi Liste de pays par dette publique — Wikipédia )

Bien des gens empruntent au moins 100 000 euros pour acheter leur logement alors que leur revenu n’est que de 2000 euros par mois soit … une dette de 416% de leur « PIB ». Personne ne les considère en faillite pour autant.

Les banques réclament aux particuliers que leurs remboursements ne représentent pas plus de 30% de leurs revenus (mais les plus riches peuvent facilement dépasser ce ratio). Avec un service de la dette de 120 milliards et des recettes de 300 milliards, la France est à 40%, c’est certes beaucoup, mais ça reste acceptable par la logique comptable. Et comme les intérêts n’en représentent que le tiers, aucun problème pour obtenir des délais de paiement. D’ailleurs la France était à la 19e place mondiale en 2006, et à la 19e place mondiale en 2011.

Je ne dis pas que tout va bien, au contraire. Mais déduire de ces chiffres que les pays sont en faillite et que le fruit est mûr, là j’ai du mal à adhérer.

Total désaccord avec lanredec.

Mardi 23 juillet 2013 :

A propos des défauts de paiement des pays de la zone euro, Jean-Marc Vittori écrit :

Réfléchir à l’effacement des dettes publiques.

C’est intenable. En un an, la dette publique a augmenté de 450 milliards d’euros dans les pays de l’euro.

[ … ]

La deuxième manière est sans nul doute plus violente, mais elle va sans doute finir par s’imposer : c’est l’effacement d’une partie de la dette. En jargon, on parle de restructuration pour ne pas effrayer l’épargnant qui détient cette dette d’une manière ou d’une autre. La Grèce y est passée l’an dernier. Le Portugal, qui aura beaucoup de mal à lever les 15 milliards d’euros prévus sur les marchés l’an prochain, risque d’y aller. Les autorités européennes acceptent peu à peu la perspective de la restructuration, comme l’ont prouvé le plan grec de l’an dernier, l’intervention chypriote cette année, ou l’imputation des pertes des banques à leurs créanciers prévue dans le projet d’union bancaire. Le FMI, lui, a lancé en avril dernier un vaste chantier sur le sujet en soulignant que les restructurations ont souvent été par le passé trop faibles et trop tardives. Les propositions abondent : processus d’arbitrage, création d’une cour internationale de restructuration des dettes, allongement automatique des maturités des obligations émises par un Etat en cas d’assistance financière fournie par le Mécanisme européen de stabilité… La sortie de la crise européenne dépendra de notre capacité collective à gérer un effacement de dettes, puis ses conséquences économiques et sociales. Il est urgent d’y réfléchir.

http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202911635059-reflechir-a-l-effacement-des-dettes-publiques-588695.php

Les pays européens qui vont faire défaut sont les suivants :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d’euros, soit 125,1 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d’euros, soit 104,5 % du PIB.

6- France : dette publique de 1870,294 milliards d’euros, soit 91,9 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d’euros, soit 88,2 % du PIB.

8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d’euros, soit 86,9 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

Le système est malade, poursuivre une solution issue du système actuel paraît donc aussi paradoxal que dangereux. En outre, les appels répétés pour prévenir d’une catastrophe économique imminente entretiennent la peur et l’asservissement politique des masses que l’on affole à dessein parce qu’on craint qu’elles se mettent un jour à réfléchir. On essaie sur le forum du Plan C de proposer tous le contraire, c’est-à-dire une politique citoyenne susceptible d’affronter tous les problèmes, même ceux qui font peur.

Total désaccord avec lanredec.
???? Dans mon post il n'y a que des faits. Vous pouvez les vérifier. Sauf le dernier (le fait que j'ai du mal à adhérer). Mais là je pense que je suis le mieux placé pour dire ce qu'il en est.

Comme dit David, cette façon de présenter la situation c’est de la propagande pour nous faire accepter docilement des transferts supplémentaires des pauvres (et moins pauvres) aux (particulièrement) riches : TINA. Attention à ne pas mordre à l’hameçon.

Oui sur ce coup la parler de faillite pour des pays qui sont plus productifs qu’il ne l’on jamais été sous prétexte qu’ils se sont fais escroquer par les banques, je ne suis pas non plus très convaincu. Parceque c’est bien de ça dont on parle, ces dettes ne sont que les intérêts des intérêts des intérêts… Du pur foutage de gueule en somme.