32 Sortir de l'Union Européenne

@ Jacques Dupontel (réponse à http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=18504#p18504)

Par organisation actuelle, j’entendais la fausse démocratie, à laquelle debout la république ou NDA semblent vouloir rester fidèles (comment faire autrement quand on se présente gaulliste) .

Les solutions techniques aux problèmes conjoncturels ou aux problèmes issus des traités sont certes intéressantes pour améliorer un peu, mais organiquement reconduisent la mécanique Sieyes.

On aurait pu avoir un espoir avec la 6ème de JLM, mais son assemblée constituante élue à la proportionnelle réduit l’espoir à demi néant. Malgré un texte alentour pas mal foutu du tout.

Je vote de temps en temps pour le moins mauvais lorsque c’est vital, mais c’est vraiment sans enthousiasme car dans la pleine conscience que c’est choisir entre plusieurs prisons celle où les rats sont rares.

Ana, pour ce qui est de l’enthousiasme, je parage votre point de vue, c’était parti fort avec Jean-Luc Mélenchon, son bouquin : « Qu’ils s’en aillent tous ! » était un vrai souffle d’air pur. Je cite : « La révolution citoyenne, ce n’est pas seulement un programme politique gouvernemental. C’est l’action du peuple qui procède à la récupération totale de sa souveraineté dans les secteurs de la vie en société. Tous. Sans exception. ……»

« Nous sommes la cinquième nation la plus riche du monde. En même temps, il y a 8 millions de pauvres dans notre pays. … … »

J’ai été très déçu par la suite c’est pourquoi je me pose la question, tant qu’à être déçu, autant voter pour quelqu’un qui annonce la couleur de son programme sans revenir en arrière. Mais peut-être n’est-on jamais satisfait par un programme d’un parti où il y a toujours des mesures où nous ne sommes pas d’accord. Les affreux UEpéens étant déterminés à nous enlever le peu de démocratie qui nous reste dans un grand saut fédéral, il me semble que le moins mauvais serait de voter aux législatives pour les candidats DLR, mais peut-être avez-vous une autre solution qui me conviendra mieux ?

Que se vayan TODOS .

J’ai à peu près la même sensation que Jacques Dupontel (message 18537), outre le fait que je me suis fait plusieurs fois censurer lors de commentaires sur son blog (commentaires purement techniques sur la monnaie et sur la dette).
Maintenant sa haine pour MLP me sort par les yeux et me donnerait envie de voter FN rien que pour cela.

Bonjour

Voici un lien intéressant, pour ceux qui ne l’aurait pas vu, sur l’ingérence des marchés dans les gouvernances : http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches-la.html

Nicolas

À propos du message 1384 :« Que se vayan TODOS ».

Franchement, s’ils devaient être remplacés par certaines des personnes qui font cette demande, je préfèrerais de beaucoup garder les actuels. JR

À propos du message 1384 :"Que se vayan TODOS".

Franchement, s’ils devaient être remplacés par certaines des personnes qui font cette demande, je préfèrerais de beaucoup garder les actuels. JR


Utiliser ce cri à des fins électorales est à mon sens un vol et un viol. En effet.

Si j’en use, sans parti ni affiliation ni suivisme ;), c’est dans l’esprit original et originel : je le reproduisais en réponse à un message prosélyte, afin d’intégrer le personnage vanté dans le « todos ».

Il est né en un temps-lieu où survivre nécessitait la déhiérarchisation totale de la société au profit de la cohérence naturelle, et l’invention de nouveaux modes de partage et de synergie.
Dans sa spontanéité originelle, il n’appelle pas au renouvellement de la hiérarchie mais à sa suppression.

(Fui en Argentina en dos mil tres)

(((Les citoyens grecs depuis peu entament ce chemin salvateur, soit dit en passant, via la naissance spontanée de groupes d’échange et de partage, quant au temps et quant aux biens, en particulier au plan alimentaire)))

Révolution après révolution, on voit le même phénomène d’apparition d’un désir de « directitude », suivi immanquablement de la mise en tutelle de l’émergence.
Pourtant, il semble bien que l’anarchie (c’est bien de cela qu’il s’agit) soit viable. L’Histoire le démontre, mais toujours étouffée au plus vite. Soit dans le sang, soit dans l’arnaque.

[align=center]Des décisions au plus proche des citoyens. Non au centralisme de Paris ou de Bruxelles. Retrait des État-Membres des traités centralisés UE à l’échelle continentale. Adhésion de la France à l’Association européenne de libre-échange (AELE)[/align]

La Poste Française perd son caractère humain de service public pourtant nécessaire pour lutter contre l’inégalité sociale et territoriale. Nous pouvons en mesurer les conséquences quand parcourir plus de kilomètres est nécessaire pour effectuer des opérations postales à la suite de la fermeture d’un bureau de poste. Une fois arrivé au bureau restant, au lieu d’effectuer des opérations simultanées au même guichet comme par exemple retirer de l’argent pour payer un affranchissement, nous sommes désormais obligés de passer par la machine à retirer des billets et ensuite au guichet du service des envois. La machine à restaurer le dialogue social entre les salariés et la direction de la Poste, ainsi que la machine à écouter les usagers et les collectivités territoriales font l’objet de grandes déclarations mais pour leur part n’ont jamais vraiment bien fonctionné et ne fonctionnent plus du tout depuis la montée en puissance de la centralisation à l’échelle continentale. Avec la nouvelle organisation « Facteur d’avenir » les tournées des facteurs sont plus étendues et le courrier distribué moins de jours dans la semaine, en général 5 jours au lieu de 6 auparavant.
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/bafiouille_rebelle_2___bafouille_definitif.pdf

[color=midnightblue][size=9]Les conseillers financiers nous vendent des produits risqués pour nous ( actions en Bourse d’entreprise ) dont la plupart des gens n’ont pas besoin ainsi que des produits de type assurance qui rapportent bien plus à La Poste qu’ils ne nous apportent de services réels et les directives de l’UE empêchent désormais la vente directe aux particuliers de titre de la dette de l’État ou des obligations émises par les services publics.

Pour mémoire, l’investissement dans les services publics EDF, GDF, SNCF, PTT, hôpitaux était financés soit par des avances de l’État ou par des emprunts ouverts au public français et non comme c’est devenu la règle avec les directives de l’UE par le marché financier mondial.[/size][/color]

Exemple : l’emprunt PTT de 1986 : http://legimobile.fr/fr/lr/texte/arrete/1986/6/6069527/19860605/

L’ouverture à la concurrence du secteur postal, détruisant le service public, monopole d’Etat, a été décidée en 1997 par l’Union européenne, plus précisément par une directive qui a été adoptée à Bruxelles sous le gouvernement de « « gauche » plurielle » dirigé par Lionel Jospin (directive 97/60/CE du 15 décembre 1997).

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:31997L0067:FR:HTML

[color=midnightblue][size=9]Le conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, où avaient siégé pour la France Jacques Chirac et Lionel Jospin, décida ensuite de « demander à la Commission européenne d’accélérer la libéralisation dans des secteurs tels que le gaz, l’électricité, les services postaux et les transports ». Ce fut chose faite avec la directive 2002/39/CE du 10 juin 2002, sous le gouvernement Raffarin, qui fixa un calendrier à cette ouverture à la concurrence.
Puis, le 4 octobre 2006, la Commission européenne exigea de la France « la suppression de la garantie étatique illimitée en faveur de La Poste », considérant que cette garantie « place l’entreprise dans une position avantageuse par rapport à ses concurrents et crée ainsi une distorsion de concurrence sur un marché en voie de libéralisation ». L’exécutif arrêta, lors du conseil des ministres du 27 juillet 2009, le principe du changement de statut de La Poste prétextant que c’était la seule façon d’obtenir le financement nécessaire à son développement. C’était faux ! La Poste aurait pu se moderniser si l’exécutif français lui avait payé, chaque année, le milliard d’euros qu’il lui devait et que La Poste supporte sur ses comptes. Avec l’argent du contribuable, l’exécutif, sans aucun débat public, a renfloué les banques françaises en injectant plusieurs milliards d’euros. Pour La Poste, il fait preuve d’avarice alors qu’il en est le gestionnaire pour le compte du peuple français. Rappelons que les postiers ne sont pas payés par l’impôt mais par le prix du timbre et la rémunération des encours financiers, autrement dit par le fruit de leur travail. La privatisation de La Poste, il faut le rappeler, est un échec en Suède, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne. Pourquoi deux poids, deux mesures ?
Le dynamisme d’une région se mesure à l’aune de son tissu industriel et de la qualité de ses services publics. Affaiblir ou supprimer les seconds, c’est fragiliser le premier ! L’un ne va pas sans l’autre.

Les directives et principes de l’UE sur la Poste, l’énergie, les services aux collectivités locales, la monnaie, la liberté de circulation des capitaux, la libre concurrence, l’indépendance de la banque Centrale et sa lutte uniquement contre l’inflation sans objectif en terme d’emploi ne nous conviennent pas, bref la quasi-totalité des traités centralisés à l’échelle du sous-continent européen ne nous conviennent pas, retirons donc des traités de l’Union Européenne et adhérons aux traités de l’Association Européenne de Libre-échange. Pour une République qui élargisse le champ de la démocratie en France.
Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union Européenne. [/size][/color]
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2008:115:0013:0045:FR:PDF

[align=center]L’AELE – une alternative au traité de réforme de l’UE[/align]
par Titine Kriesi

L’Association européenne de libre-échange (AELE) a été fondée dans les années 60 pour favoriser la croissance économique, le plein emploi, l’augmentation de la productivité, la stabilité financière et une constante amélioration du niveau de vie. Cela devait être atteint par la réduction des restrictions commerciales entre les Etats-membres. Aujourd’hui, il reste quatre Etats-membres: la Suisse, la Norvège, l’Islande et la Principauté du Liechtenstein; les autres pays ont adhérés à l’UE. L’AELE n’a jamais aspiré à une fédération politique et a toujours été strictement contre le principe de la supranationalité. C’est le contraire de l’UE, qui est aujourd’hui une construction antidémocratique et centraliste. Les Etats-membres de l’AELE se sont mis d’accord sur une réduction progressive des tarifs sur les produits industrialisés sans renoncer à leur souveraineté. Depuis 1994, l’AELE a convenu, avec beaucoup de succès, des accords de libre-échange avec les pays de l’ancien bloc soviétique, avec Israël et l’Autorité palestinienne. En outre, il existe des accords de coopération avec l’Albanie, l’Egypte et la Macédoine. L’AELE n’a jamais voulu établir un marché commun, mais uniquement régler le libre-échange sur la base d’un commerce respectant des conditions de concurrence équitables. Les Etats-membres ont exclu les produits agricoles, car la prise en compte des produits agricoles aurait contredit la structure fondamentale de l’AELE: la liberté des activités commerciales aurait également été limitée. Les Etats-membres de l’AELE reconnaissent le principe de l’autosuffisance comme un devoir national. L’AELE est une alternative crédible et éprouvée à l’UE. Grâce à la création d’une zone de libre-échange en Europe, les pays de l’AELE ont pu préserver leurs propres intérêts et s’opposer à tout centralisme politique. Pour des pays comme la Suisse c’était d’une importance particulière, parce que cela servait à sa propre sécurité et aidait à soutenir les exploitations traditionnelles et à petits espaces qui sont si typiques pour ce pays. En plus, il y a l’aspect humain: le recours actif à ses propres moyens, l’autodétermination et le droit des pays de décider eux-mêmes de leurs besoins alimentaires. C’est une raison supplémentaire pour laquelle l’AELE est une alternative utile et véritable à l’UE.


Cliquez sur l’image pour lancer le film. Durée 1h 27 mn

Commentaire de Déhel après avoir vu le film :

[align=center] « L’homme moderne sera-t-il capable de combattre sa tendance à être inactif et à rester silencieux ? »[/align][align=center]Cornélius Castoriadis.[/align]

[color=midnightblue][size=9]La Grèce est prête à être soldée car la crise économique actuelle a donné l’opportunité d’une campagne de privatisations sans limite où les infrastructures nationales sont bradées au profit d’intérêts privés. Quelques intellectuels grecs montent alors le film Catastroïka afin de donner leur propre interprétation des événements, en particulier autour de la notion de libéralisme et des politiques qu’elle induit. Les mêmes méthodes ont d’après eux été appliquées en ex-URSS après la chute du mur, au Chili avec Pinochet, en Turquie avec général Evren ou en Grande-Bretagne dès Magareth Thatcher, avant de gagner le reste de l’Europe.

Le FMI ou la Banque Mondiale entre autres, s’entendent sur le fait que « les lois de l’économie sont comme les lois de l’ingénierie [et que les] mêmes règles fonctionnent partout ». Alors ils embauchent des techniciens pour faire appliquer cette logique de privatisation générale. À Chicago, le libéralisme a d’abord été théorisé par Friederich von Hayek et Milton Friedman: il est un marché libre avec une intervention minimale des états. Le problème, c’est que cette politique n’est naturellement pas du goût des démocraties qui ne veulent pas abandonner leur pouvoir ni leurs infrastructures publiques. C’est pourquoi les premières expériences ont lieu au sein de dictatures. Après, pour étendre le principe, il a fallu s’adapter à la volonté de démocratie des peuples et le nouveau mécanisme par lequel le libéralisme s’impose aujourd’hui est à l’évidence la dette: face à des problèmes de trésorerie, le FMI, l’OMC ou l’UE poussent les pays débiteurs à la privatisation massive, sans tenir compte de l’opinion des peuples en la matière. Car, sans une pression intense de l’extérieur sur les peuples, ceux-là n’acceptent pas les privatisations. La démocratie est donc un obstacle.

L’indépendance de la BCE est le premier mécanisme de lutte des détenteurs de moyens financiers contre la démocratie: vous pouvez élire qui vous voulez, semblent-ils dire, ceux-là devront de toutes les façons se soumettre aux marchés au travers de la BCE. Ainsi, en Europe, la crise économique entraîne-t-elle la nomination d’anciens cadres de la BCE, du FMI, de banques privées ou d’agences de notation à la tête des états en difficultés financières. La démocratie est née en Grèce, le système financier mondial décide qu’elle doit maintenant y mourir.
La Grèce doit des comptes à ses créanciers qui vont imposer et trouver les moyens de contourner la constitution afin de favoriser leurs intérêts. La Grèce est à vendre au même titre que la RDA de la réunification: l’industrie est démantelée, le chômage explose et le maximum est privatisé. Dans les procédures de privatisation, l’acheteur est privilégié, au contraire des nations dont on brade les investissements passés.
Les expériences de privatisation ont pourtant échoué partout où elles ont été tentées (explosion des prix, non entretien des infrastructures et dégradation de la qualité des services) mais l’eau, l’électricité, les transports font quand même l’objet de privatisations sauvages en Europe, privatisations qui enrichissent de grands groupes privés aux dépens des populations qui ne parviennent pas toujours à leur résister. Dans les pays où le FMI intervient, de manière générale, l’eau est systématiquement privatisée. Aujourd’hui, ce sont les universités qui sont dans la ligne de mire.
Les états ne peuvent plus être défendus que par les peuples eux-mêmes. Mais nous trouverons-nous assez pour enrayer la logique libérale ? Ou bien nous laisserons-nous encore convaincre par l’absence d’alternative ? Les problèmes qui nous sont posés peuvent être traités au niveau des communes et sont donc à notre portée, à condition d’y céder un peu de notre confort personnel. [/size][/color]

« La meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples. » Machiavel.

Entretien avec Katerina Kitidis, une des auteurs du film Catastroïka :

http://www.catastroika.com/detailsfr.php?id=255

Modification du 22 septembre : rectification de la ponctuation

[align=center]L’Union Européenne approfondit sa condition de satellite des plus gros intérêts capitalistes financiers des États-Unis.[/align]

Non-seulement la « construction » européenne a été mise en route de manière cachée à l’époque par les intérêts américains, pour plus de détails voir ce lien[color=midnightblue][size=9], mais cela continue avec l’enfoncement volontaire, le dépeçage de la Grèce, des services publics grecs au profit des intérêts financiers, notamment américains :

En cherchant les objectifs de la visite du secrétaire d’État adjoint au Trésor américain Charles Collyns à Athènes, nous pouvons voir dans les moteurs de recherche sur Internet que le mot privatisation apparaît, nous pouvons chercher donc plus avant :[/size][/color]

https://ixquick.com/do/metasearch.pl?q=Charles+ Collyns +athens+ privatization&

Si nous traduisons un des sites trouvés :

http://www.greeknewsagenda.gr/2012/07/finmin-meets-us-treasury-assistant.html

[color=midnightblue][size=9]
Traduction :

Le ministre des Finances Yiannis Stournaras s’est entretenu hier avec le Secrétaire d’État adjoint américain au Trésor pour les finances internationales, Charles Collyns, qui s’est rendu à Athènes dans le cadre d’une visite européenne en Grèce et en Italie .

Stournaras a informé Collyns sur le cours de l’économie grecque, les priorités du ministère dans les mois à venir et le programme de privatisation du gouvernement.

De son côté, Collyns a exprimé le soutien des États-Unis à la Grèce et sa confiance que les efforts grecs porteront leurs fruits, en soulignant notamment l’intérêt des États-Unis dans le programme de privatisation de la Grèce. Collyns a également rencontré le vice-ministre des Finances, George Mavraganis avec qui il a discuté des questions liées au système fiscal et l’efficacité de la collecte des recettes.[/size][/color]

Il faudrait tout de même se rappeler que les ÉUA jouent un rôle assez important dans la finance et l’économie mondiales.

Qu’un ministre états-unien aille se renseigner à Athènes sur la politique du gouvernement grec n’a rien de scandaleux. En tout cas, ce n’est pas, en soi, un signe de satellisation de l’UE par rapport aux ÉUA.

Plutôt que de se casser la tête à chercher de signes de satellisation dans là où ils sont extrêmement conjecturaux (à supposer qu’ils existent), il vaudrait mieux s’occuper des signes de satellisation qui sont comme des nez au milieu de la figure : par exemple, si l’on pense à l’attitude de l’UE face au problème iranien, ou à la bonne volonté manifestée par l’UE à l’égard de la coopération avec Israël au moment même où la politique de colonisation de la Palestine s’accentue.

C’est surtout dans des exemples de ce genre qu’on pourra trouver des preuves de la satellisation de la politique européenne par rapport aux ÉUA. JR

Y a-t-il de meilleures preuves que les autres?

À l’évidence les faisceaux d’indices s’accumulent qui semblent tous mener aux mêmes conclusions: les États-Unis aux abois imposent leur politique, économique, militaire, d’investissements, etc. aux états dits alliés dans ce qui ressemble davantage à une colonisation économique qu’à un soutien, en particulier dans le cas de la Grèce évoqué par Gilles.

On peut imaginer que les négociations entre Grèce et Russie (+Chine? Inde?) ont déjà cours et que la Russie se montre prête à tout pour aider les grecs. Mais en a-t-elle seulement les moyens? J’en doute. D’autant plus qu’elle se trouve déjà très occupée en Syrie pour sauver sa seule base en Méditerrannée, comme en Iran, le résistant historique aux États-Unis qui les empêche d’agir à leur guise dans la région.

Il semble que nous assistions en ce moment à la redistribution des pouvoirs planétaires. Mais le consommateur occidental s’en fout parce qu’il a acquis le droit au bonheur et à l’indifférence.

Il faudrait tout de même se rappeler que les ÉUA jouent un rôle assez important dans la finance et l'économie mondiales.

Qu’un ministre états-unien aille se renseigner à Athènes sur la politique du gouvernement grec n’a rien de scandaleux. En tout cas, ce n’est pas, en soi, un signe de satellisation de l’UE par rapport aux ÉUA.

Plutôt que de se casser la tête à chercher de signes de satellisation dans là où ils sont extrêmement conjecturaux (à supposer qu’ils existent), il vaudrait mieux s’occuper des signes de satellisation qui sont comme des nez au milieu de la figure : par exemple, si l’on pense à l’attitude de l’UE face au problème iranien, ou à la bonne volonté manifestée par l’UE à l’égard de la coopération avec Israël au moment même où la politique de colonisation de la Palestine s’accentue.

C’est surtout dans des exemples de ce genre qu’on pourra trouver des preuves de la satellisation de la politique européenne par rapport aux ÉUA. JR


Jacques Roman, la satellisation se caractérise par deux choses :

  1. le satellite s’engage dans les guerres lancées par le pays dominant
  2. le satellite prend des décisions politiques/diplomatiques conformément à la volonté du pays dominant

La satellisation me parait évidente et n’est plus à prouver depuis longtemps, et ces « signes » ne font que se rajouter, il ne s’agit pas d’en chercher.

Satellisation de l’UE

Une fois de plus (message 1394), je constate que Sandy et moi différons pas mal sur un certain nombre de questions.

La différence n’est p;ourtant pas très grande en ce qui concerne la possible satellisation de l’UE par les ÉUA, sauf que je vois pas les mêmes signes Cette question se posera d’ailleurs beaucoup moins quand l’euro occupera pour quelque temps, comme on doit sy attendre, sa vraie place de monnaie de la principale économie du monde (en attendant qu’une autre économie, sans doute asiatique, lui succède). JR

[align=center]L’euro et la dislocation du projet européen ( I ) [/align]

                                      [align=center][color=darkblue][b][size=12]Par Jean-Jacques Rosa[/size][/b][/color][/align] 

                                           [align=center][color=darkslateblue][b][size=12]Octobre 2011[/size][/b][/color][/align]

[color=#111100][size=9]L’Europe fait, depuis les années 80 du siècle dernier, totalement fausse route en poursuivant, avec la création d’une monnaie unique dont la grande crise économique actuelle révèle la profonde nocivité, un projet politique qui ne correspond plus aux conditions, radicalement transformées, du début du XXIème siècle. L’euro avait été présenté comme un facteur de prospérité et d’intégration menant à la constitution d’un super Etat fédéral et l’Europe à la puissance. En réalité, il aggrave de façon dramatique les effets de la crise financière qui frappe les économies occidentales, tandis qu’il exacerbe les conflits entre gouvernements des pays membres d’une zone déjà soumise à d’importantes forces centrifuges. Il s’avère, à l’expérience, être facteur de faillite financière, tant privée que publique, et de discorde politique débouchant sur une dislocation du projet européen d’un empire non militariste, entreprise inédite dans l’histoire et qui peut être qualifié d’empire « soft ».

Cette impasse était prévisible, et d’ailleurs prévue. Comme je l’écrivais en 1998, peu avant son lancement, en conclusion de mon livre l’Erreur européenne :

Alors que ses promoteurs le décrivaient comme un atout majeur, favorable à la croissance et au développement de l’emploi, comme un « bouclier » contre les récessions et les crises boursières, il joue aujourd’hui le rôle exactement inverse en étouffant la croissance et en amplifiant les crises financières. Pis encore : compte tenu des divergences de conjonctures nationales, une politique monétaire unique s’exerce fatalement à contresens. Elle ne peut convenir simultanément à toutes les économies adhérentes, de sorte qu’elle aggrave les conflits d’intérêts entre Etats membres. Pour maintenir l’euro, il faudrait que les pays les mieux portants acceptent d’aider par des transferts quasi permanents ceux dont les économies et les recettes fiscales ont plongé, et qui ne disposent plus de l’amortisseur indispensable que constitue une politique monétaire et de change nationale. Mais des transferts fiscaux systématiques supposent l’existence d’une autorité politique centrale légitime capable de faire accepter les sacrifices correspondant aux contribuables des pays les moins atteints par un choc récessioniste.

Le choix se situe donc entre l’abandon de l’euro et le fédéralisme intégral. Mais on voit bien que ce dernier est impraticable car rejeté par les électeurs, lorsque d’aventure ils sont consultés. Qui plus est, les déséquilibres de coûts de production accumulés entre pays membres sont tels aujourd’hui que des transferts budgétaires ne peuvent suffire à relancer la croissance, comme le montre à l’évidence le cas de la Grèce qui coule sous le poids conjugué de la surévaluation du change avec l’Allemagne - inscrite dans l’euro depuis sa création - et de la politique déflationniste, dite d’austérité, que lui imposent les pays prêteurs.

Or l’environnement économique et organisationnel de ce début de XXIème siècle rend impossible la constitution d’un Etat fédéral européen qui serait, à la fois, trop coûteux pour des économies déjà surétatisées et d’une grande inefficacité de gestion. Dans ces conditions, une sortie de l’euro n’est plus qu’une question de temps. Et le projet européen qui tablait sur la construction d’un état fédéral par la voie de la monnaie unique se disloque de jour en jour.

Après avoir rapidement rappelé ce qu’était le projet d’empire « soft », nous reviendrons sur les raisons qui font que les pays ayant adopté l’euro ne forment pas une zone monétaire optimale au sens classique, ne la formeront pas à l’avenir, et ne peuvent bénéficier d’une compensation suffisante de leurs déséquilibres par des transferts intergouvernementaux. Toutes conclusions théoriques confirmées par l’expérience des dix dernières années. Nous verrons ensuite pourquoi la construction d’un Etat unique (même fédéral) ne peut comporter les avantages dont on la suppose habituellement capable, et pourquoi elle est, de toutes façons, pour le moins improbable. Nous conclurons sur les raisons pour lesquelles, malgré tous ces handicaps, les élites européennes se sont acharnées à mettre en œuvre une politique aussi profondément défavorable à leurs économies et au niveau de vie de leurs concitoyens. […] À suivre …[/size][/color]

[align=center]L’euro et la dislocation du projet européen ( II) [/align]

                                      [align=center][color=darkblue][b][size=12]Jean-Jacques Rosa[/size][/b][/color][/align] 

                                           [align=center][color=darkslateblue][b][size=12]Octobre 2011[/size][/b][/color][/align]

I. L’empire « soft ».

[color=#111100][size=9] Là où l’empire « hard » traditionnel est militariste et d’agression ou de conquête, les Européens ont voulu édifier une construction originale et exemplaire, l’empire continental que je qualifie de « soft », reposant sur l’économie et l’adhésion volontaire, le tout sous la protection du parapluie militaire de la défense américaine. L’édifice repose ainsi sur l’externalisation, en quelque sorte, de cette fonction régalienne, suite à la défaite et à la ruine des principaux d’entre eux après la victoire Alliée de 1945.

Cependant, même sous cette forme édulcorée, la stratégie impériale vient beaucoup trop tard en fin d’un vingtième siècle marqué dans son dernier quart par le grand renversement copernicien de la révolution de l’information, qui entraîne l’atomisation de toutes les grandes structures d’organisation hiérarchiques. Mais le succès économique de la reconstruction des Trente Glorieuses, soutenu en permanence par le dividende de la paix que représentait l’économie des dépenses militaires dues à l’externalisation vers l’Amérique, a donné quelque crédibilité au concept « d’Europe » comme modèle d’innovation institutionnelle.

Par Europe on entend aujourd’hui non pas tant l’espace géographique aux frontières mal définies qui s’ouvre à l’est sur les vastes étendues de l’Asie centrale, que l’entreprise de coopération économique et politique institutionnalisée entre plusieurs États du continent, initiée à l’issue de la deuxième guerre mondiale sous l’égide des États-Unis, face à l’Union Soviétique. Il s’agissait de promouvoir le redressement économique des pays ravagés par la guerre grâce à l’intensification des échanges, ainsi que de pousser à l’intégration politique des anciens belligérants pour opposer un front uni à la menace commune venant de l’URSS.

Essentiellement économique au départ, orientée vers le développement d’un marché commun, c’est-à-dire d’un espace de libre-échange régional, elle a pris dans les années 80 un tour plus directement politique axé sur la création d’une monnaie unique comme une première étape. Celle-ci devait conduire progressivement à l’unification des politiques budgétaires, unité de gestion qui serait nécessaire pour amortir par des transferts intergouvernementaux les chocs spécifiques qui affecteraient tel ou tel pays membre en les faisant aider financièrement par les pays les plus prospères. Une telle coordination étant évidemment politique dans son principe puisqu’elle implique que des contribuables d’un pays acceptent des sacrifices pour transférer des ressources à des citoyens d’autres pays, il s’ensuivrait naturellement la nécessité de la construction d’une superstructure étatique fédérale destinée à se superposer aux États nationaux existants, et capable d’arbitrer de façon légitime entre leurs intérêts. Ainsi se réaliserait le dessein en forme de trajectoire que définissait Jean Monnet lors de la création, relativement modeste, du pool charbon-acier (la CECA) il y a plus d’un demi-siècle : « Une cause, la paix. Un chemin, l’économie. Une visée, un fédéralisme européen. »!!

Mais les conditions de l’environnement économique, politique, et plus généralement organisationnel ont, elles aussi, radicalement évolué dans les dernières décennies du XXème siècle. De favorables aux unités politiques et économiques de grande dimension, et donc à la construction d’un nouveau grand État continental qui aurait été comparable à celui des États-Unis et supérieur en dimension humaine et économique à la Russie soviétique, elles sont devenues résolument antinomiques de toute construction de ce genre et donnent désormais l’avantage de l’efficacité aux plus petites entreprises, tout comme elles effacent le handicap antérieur des petites nations.

Les esprits cependant sont en retard sur les faits (qu’ils ne connaissent pas entièrement ni immédiatement) et n’assimilent que lentement les nouvelles réalités. De plus, ceux qui ont investi leur temps, leur énergie et leur carrière dans la vision typiquement XXe siècle des États-Unis d’Europe ne peuvent accepter sans quelque résistance de passer par profits et pertes leur idéal et leurs intérêts. En effet, la grande dimension politique accroît considérablement le pouvoir des fonctionnaires et des politiques qui se trouvent au centre, dans leur relation avec les groupes de pression. D’où le lobbying permanent des politiques et des fonctionnaires en faveur de la " construction européenne ", généreusement subventionné par les gouvernements nationaux, ainsi que la recherche incessante de nouvelles initiatives visant à la faire progresser. Ces tendances poursuivent sur leur erre, alors même que les courants dominants se sont inversés.

Cette Europe fait aujourd’hui fausse route.[/size][/color]

Lien vers la suite …

L’ Empire Soft adore l’ immigration …

Michel Godet C dans l’ air , un ignoble nazi qui pue :


« 100 millions de bobos heureux au Benêtland »
Debré père

Salut Yéti, pour aller plus loin que la simple immigration, est-ce que tu as lu « Le coût humain de la mondialisation » de Zygmunt Bauman ?

Extrait de la quatrième de couverture :


La mondialisation est-elle un bien ou un mal ? Quelles en seront les conséquences ? Pour Zygmunt Bauman, il y aura d’un côté une élite minoritaire qui en tirera les bénéfices, de l’autre une masse de plus en glus nombreuse d’exclus, poussés à la violence et au repli identitaire. Cet essai donne ainsi un sens et une cohérence aux phénomènes préoccupants qui agitent le monde actuel : affaiblissement de l’État-nation, primat du marché sur le politique, rôle des nouveaux médias, obsessions sécuritaires, régression sociale, etc. En dénonçant ces non-dit, il dévoile la profonde crise des valeurs humanistes que nous traversons.


Dans ce bouquin, il ne donne pas de solutions, ni de pistes pour agir, mais il décrit bien la situation et replace l’immigration dans le cadre plus large de la mondialisation.

Salut Yéti, pour aller plus loin que la simple immigration, est-ce que tu as lu « Le coût humain de la mondialisation » de Zygmunt Bauman ?

Extrait de la quatrième de couverture :


La mondialisation est-elle un bien ou un mal ? Quelles en seront les conséquences ? Pour Zygmunt Bauman, il y aura d’un côté une élite minoritaire qui en tirera les bénéfices, de l’autre une masse de plus en glus nombreuse d’exclus, poussés à la violence et au repli identitaire. Cet essai donne ainsi un sens et une cohérence aux phénomènes préoccupants qui agitent le monde actuel : affaiblissement de l’État-nation, primat du marché sur le politique, rôle des nouveaux médias, obsessions sécuritaires, régression sociale, etc. En dénonçant ces non-dit, il dévoile la profonde crise des valeurs humanistes que nous traversons.


Dans ce bouquin, il ne donne pas de solutions, ni de pistes pour agir, mais il décrit bien la situation et replace l’immigration dans le cadre plus large de la mondialisation.


« divide et impera » et l’ apartheid riches/pauvres qui se développe déjà,

« la richesse n’ a jamais défini un homme mais jamais la pauvreté ne l’ a autant déclassé », le déjà unidimensionnel pousseur de caddie blanc/noir/gris/jaune sans entraide instinctive.


l’ affaiblissement des Nations est nécessaire au renforcement de l’ Empire et ses commissaires aux nationalités.

L’ Empire est peut être une bonne chose … écologique qui organisera les grands massacres, l’ immanence benête boboïste.

[align=center][/align]

Michel Godet C dans l’ air , un ignoble nazi qui pue :


« 100 millions de bobos heureux au Benêtland »
Debré père

« Nous marchons à grands pas vers la formation de cinq ou six grands empires. Ces empires une fois formés, rien ne les remuera plus, d’autant moins même que, tôt ou tard, ils devront se faire la guerre. »
Proudhon

Lien vers le début de l’article de Jean-jacques Rosa

Lien vers la partie précédente

[align=center]L’euro et la dislocation du projet européen ( III ) [/align]

                                      [align=center][color=darkblue][b][size=12]Par Jean-Jacques Rosa[/size][/b][/color][/align] 

                                           [align=center][color=darkslateblue][b][size=12]Octobre 2011[/size][/b][/color][/align]

[color=#111100][size=9]Dans l’histoire des nations et des institutions, comme dans celle des entreprises ou des individus, tout n’est pas possible à tout instant, ni même souhaitable, contrairement à ce qu’affirment les politiques qui ne voient en toute situation qu’une question de volonté. La volonté politique si souvent invoquée comme « deus ex machina » de l’Histoire se heurte aux limites des contraintes objectives. Or l’évolution de ces dernières rend aujourd’hui la construction d’un grand État continental hautement improbable. Les politiques régaliennes menées par des coalitions d’États souverains, éminemment fragiles comme tous les accords multilatéraux, sont donc très vulnérables. La création d’une monnaie unique - qui en est l’exemple même et nécessite pour sa survie de moyen terme le soutien fondamental d’une autorité politique unique - se révèle ainsi délétère et finalement instable parce que source de conflits chroniques entre États membres.

II. L’euro, non sens économique

L’euro souffre en effet de trois handicaps majeurs qui en font un non sens : Il implique l’abandon d’un instrument essentiel de stabilisation des conjonctures nationales, la politique monétaire et de change. Il ne peut réussir à faire converger, même à terme, les conjonctures nationales, ce qui constitue la condition sine qua non d’une politique monétaire et de change unique et durable. Il ne peut être assorti d’un appareil fédéral de transferts permanents qui nécessiterait une impraticable fusion politique des États existants.

II.A L’Europe n’est pas une zone monétaire optimale

Les manuels de macroéconomie ont, depuis les travaux du prix Nobel Robert Mundell dans les années 60, énoncé les conditions dans lesquelles plusieurs pays trouvent un avantage économique à partager une même monnaie. C’est ce que le jargon des économistes désigne comme « la théorie des zones monétaires optimales » sur laquelle nous revenons un peu plus loin. Faute de les respecter, une monnaie unique conduit à affaiblir les économies adhérentes plutôt que de les enrichir.

Mais rappelons auparavant les évolutions qui se sont produites depuis la mise en place du marché commun. Celui-ci constituait incontestablement une bonne politique, qui répondait aux vertus classiques et abondamment analysées du libre-échange - principe auquel souscrivent les économistes dans leur immense majorité. Il était particulièrement nécessaire après la Seconde Guerre mondiale, dans un monde cloisonné par le protectionnisme, où les entreprises bénéficiaient d’une productivité accrue lorsqu’elles atteignaient la grande dimension. L’ampleur du marché intérieur américain et aussi, dans une certaine mesure, de l’économie soviétique, leur conférait un avantage compétitif auquel ne pouvaient prétendre les petites économies européennes. Aujourd’hui, le grand marché européen continue d’exercer une attraction durable sur de nouveaux candidats à l’adhésion, même dans un système d’échanges globalisé beaucoup plus ouvert qu’il ne l’était en 1950 ou en 1960. Cette attraction est plus forte sur des pays à la fois voisins géographiquement les uns des autres et de moyenne ou faible dimension - les deux caractéristiques qui déterminent naturellement l’intensité du commerce extérieur : d’une part, on a besoin d’exporter et d’importer davantage lorsque l’on est petit parce que l’on ne peut pas tout produire par soi-même ; et, d’autre part, on commerce toujours plus facilement avec ses voisins immédiats que l’on connaît mieux et avec lesquels les coûts de transport sont moins élevés. La brillante réussite du marché commun n’est d’ailleurs pas unique dans le monde. La multiplication des zones régionales de libre-échange, en Amérique ou en Asie, montre à l’évidence l’efficacité de la formule. Il est vrai que des accords de véritable libre-échange négociés entre un petit nombre de pays voisins sont plus faciles à mettre en place qu’un libre-échange mondial entre un grand nombre de partenaires, nécessairement très hétérogènes, comme le démontrent les lourdeurs de fonctionnement de l’OMC.

Lien vers la suite : [/size]http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=21240#p21240
[/color]