[align=center]Des décisions au plus proche des citoyens. Non au centralisme de Paris ou de Bruxelles. Retrait des État-Membres des traités centralisés UE à l’échelle continentale. Adhésion de la France à l’Association européenne de libre-échange (AELE)[/align]

La Poste Française perd son caractère humain de service public pourtant nécessaire pour lutter contre l’inégalité sociale et territoriale. Nous pouvons en mesurer les conséquences quand parcourir plus de kilomètres est nécessaire pour effectuer des opérations postales à la suite de la fermeture d’un bureau de poste. Une fois arrivé au bureau restant, au lieu d’effectuer des opérations simultanées au même guichet comme par exemple retirer de l’argent pour payer un affranchissement, nous sommes désormais obligés de passer par la machine à retirer des billets et ensuite au guichet du service des envois. La machine à restaurer le dialogue social entre les salariés et la direction de la Poste, ainsi que la machine à écouter les usagers et les collectivités territoriales font l’objet de grandes déclarations mais pour leur part n’ont jamais vraiment bien fonctionné et ne fonctionnent plus du tout depuis la montée en puissance de la centralisation à l’échelle continentale. Avec la nouvelle organisation « Facteur d’avenir » les tournées des facteurs sont plus étendues et le courrier distribué moins de jours dans la semaine, en général 5 jours au lieu de 6 auparavant.
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/bafiouille_rebelle_2___bafouille_definitif.pdf
[color=midnightblue][size=9]Les conseillers financiers nous vendent des produits risqués pour nous ( actions en Bourse d’entreprise ) dont la plupart des gens n’ont pas besoin ainsi que des produits de type assurance qui rapportent bien plus à La Poste qu’ils ne nous apportent de services réels et les directives de l’UE empêchent désormais la vente directe aux particuliers de titre de la dette de l’État ou des obligations émises par les services publics.
Pour mémoire, l’investissement dans les services publics EDF, GDF, SNCF, PTT, hôpitaux était financés soit par des avances de l’État ou par des emprunts ouverts au public français et non comme c’est devenu la règle avec les directives de l’UE par le marché financier mondial.[/size][/color]
Exemple : l’emprunt PTT de 1986 : http://legimobile.fr/fr/lr/texte/arrete/1986/6/6069527/19860605/
L’ouverture à la concurrence du secteur postal, détruisant le service public, monopole d’Etat, a été décidée en 1997 par l’Union européenne, plus précisément par une directive qui a été adoptée à Bruxelles sous le gouvernement de « « gauche » plurielle » dirigé par Lionel Jospin (directive 97/60/CE du 15 décembre 1997).
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:31997L0067:FR:HTML
[color=midnightblue][size=9]Le conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, où avaient siégé pour la France Jacques Chirac et Lionel Jospin, décida ensuite de « demander à la Commission européenne d’accélérer la libéralisation dans des secteurs tels que le gaz, l’électricité, les services postaux et les transports ». Ce fut chose faite avec la directive 2002/39/CE du 10 juin 2002, sous le gouvernement Raffarin, qui fixa un calendrier à cette ouverture à la concurrence.
Puis, le 4 octobre 2006, la Commission européenne exigea de la France « la suppression de la garantie étatique illimitée en faveur de La Poste », considérant que cette garantie « place l’entreprise dans une position avantageuse par rapport à ses concurrents et crée ainsi une distorsion de concurrence sur un marché en voie de libéralisation ». L’exécutif arrêta, lors du conseil des ministres du 27 juillet 2009, le principe du changement de statut de La Poste prétextant que c’était la seule façon d’obtenir le financement nécessaire à son développement. C’était faux ! La Poste aurait pu se moderniser si l’exécutif français lui avait payé, chaque année, le milliard d’euros qu’il lui devait et que La Poste supporte sur ses comptes. Avec l’argent du contribuable, l’exécutif, sans aucun débat public, a renfloué les banques françaises en injectant plusieurs milliards d’euros. Pour La Poste, il fait preuve d’avarice alors qu’il en est le gestionnaire pour le compte du peuple français. Rappelons que les postiers ne sont pas payés par l’impôt mais par le prix du timbre et la rémunération des encours financiers, autrement dit par le fruit de leur travail. La privatisation de La Poste, il faut le rappeler, est un échec en Suède, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne. Pourquoi deux poids, deux mesures ?
Le dynamisme d’une région se mesure à l’aune de son tissu industriel et de la qualité de ses services publics. Affaiblir ou supprimer les seconds, c’est fragiliser le premier ! L’un ne va pas sans l’autre.
Les directives et principes de l’UE sur la Poste, l’énergie, les services aux collectivités locales, la monnaie, la liberté de circulation des capitaux, la libre concurrence, l’indépendance de la banque Centrale et sa lutte uniquement contre l’inflation sans objectif en terme d’emploi ne nous conviennent pas, bref la quasi-totalité des traités centralisés à l’échelle du sous-continent européen ne nous conviennent pas, retirons donc des traités de l’Union Européenne et adhérons aux traités de l’Association Européenne de Libre-échange. Pour une République qui élargisse le champ de la démocratie en France.
Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union Européenne. [/size][/color]
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2008:115:0013:0045:FR:PDF
[align=center]L’AELE – une alternative au traité de réforme de l’UE[/align]
par Titine Kriesi

L’Association européenne de libre-échange (AELE) a été fondée dans les années 60 pour favoriser la croissance économique, le plein emploi, l’augmentation de la productivité, la stabilité financière et une constante amélioration du niveau de vie. Cela devait être atteint par la réduction des restrictions commerciales entre les Etats-membres. Aujourd’hui, il reste quatre Etats-membres: la Suisse, la Norvège, l’Islande et la Principauté du Liechtenstein; les autres pays ont adhérés à l’UE. L’AELE n’a jamais aspiré à une fédération politique et a toujours été strictement contre le principe de la supranationalité. C’est le contraire de l’UE, qui est aujourd’hui une construction antidémocratique et centraliste. Les Etats-membres de l’AELE se sont mis d’accord sur une réduction progressive des tarifs sur les produits industrialisés sans renoncer à leur souveraineté. Depuis 1994, l’AELE a convenu, avec beaucoup de succès, des accords de libre-échange avec les pays de l’ancien bloc soviétique, avec Israël et l’Autorité palestinienne. En outre, il existe des accords de coopération avec l’Albanie, l’Egypte et la Macédoine. L’AELE n’a jamais voulu établir un marché commun, mais uniquement régler le libre-échange sur la base d’un commerce respectant des conditions de concurrence équitables. Les Etats-membres ont exclu les produits agricoles, car la prise en compte des produits agricoles aurait contredit la structure fondamentale de l’AELE: la liberté des activités commerciales aurait également été limitée. Les Etats-membres de l’AELE reconnaissent le principe de l’autosuffisance comme un devoir national. L’AELE est une alternative crédible et éprouvée à l’UE. Grâce à la création d’une zone de libre-échange en Europe, les pays de l’AELE ont pu préserver leurs propres intérêts et s’opposer à tout centralisme politique. Pour des pays comme la Suisse c’était d’une importance particulière, parce que cela servait à sa propre sécurité et aidait à soutenir les exploitations traditionnelles et à petits espaces qui sont si typiques pour ce pays. En plus, il y a l’aspect humain: le recours actif à ses propres moyens, l’autodétermination et le droit des pays de décider eux-mêmes de leurs besoins alimentaires. C’est une raison supplémentaire pour laquelle l’AELE est une alternative utile et véritable à l’UE.