32 Sortir de l'Union Européenne

C’est un peu court jeune homme
et sur la « construction européenne » et l’Europe on aurait pu dire bien des choses en somme.

Géographique :
De l’Eurasie, c’est un pic, un cap, une péninsule.

Mathématiques démocratiques :
Quand le rapport ( Pouvoir de l’UE/ Pouvoir des Nations) tend vers l’infini, le Pouvoir des citoyens tend vers 0.

Géopolitique :
Ce fut à l’origine un mouvement dirigé contre l’Union Soviétique.

Amnésique :
Je ne me souviens point
qu’il y eu quelque chose avant cet État Européen.

Esprit Pacifique :
Au départ, cette Europe m’a fait du bien,
arrêter cette répétition des guerres, entre nous, ce n’est pas rien.
Sous la bannière de l’oncle Sam, intervenir chez les étrangers pour leur voler leurs biens
N’est pas ce qui me convient.

Médical :
Nation Française : « J’étouffe dans ce carcan. »

Cyrano : « Permettez que je vous examine. »
« Oh, Oh, plus je l’examine,
cette étrange chose qui vous lie à vos nations soeurs,
plus je vois, et de la pire espèce, une tumeur . »

Nation Française : « Que faut-il faire ? »

Cyrano : « Eh, doucement, vous n’êtes point le seul patient,
vous êtes vingt-sept maintenant. »

Nation Française : « Oui, je le sais et je me repens par aventure
d’avoir entraîné les autres dans cette forfaiture. »

Cyrano : « Êtes-vous des vingt-sept le plus déterminé à guérir ? »

Nation Française : « Oui, je veux avoir cet honneur, et pour moi-même et pour les autres être le premier y a concourir. »

Cyrano : « Partout dans les combats, souvenez-vous votre main n’a jamais tremblé,
ici c’est le scalpel que vous devez manier. »

Nation Française : « Le scalpel ? »

Cyrano : « Oui, celui qu’en droit
on nomme 49 A. »

[color=#111100]Les salariés de l’industrie continuent de souffrir : constructions électroniques Philips à Dreux, raffinerie Total à Dunkerque, les emplois perdus en France et en Europe ne sont pas perdus pour tout le monde, il n’y a pas de petits profits, n’est-ce pas ?

Depuis quand n’avez-vous plus vu construire une nouvelle usine, une raffinerie, une aciérie, une usine chimique, une fonderie, une imprimerie, une usine de construction automobile, une usine de vêtements, une cimenterie, une usine de chaussures, une scierie, une usine d’ameublement, des chantiers navals, une usine aéronautique, une usine d’armement … ?

En France, un fonctionnaire sur deux n’est pas remplacé.

Réformer la royauté, disait le ministre de Louis XVI, Necker, et il n’en faisait rien !
Il y a famine dans le monde comme en France en 1788, mais ce n’est pas grave, démantelons les régulations, laissons faire la spéculation sur le blé, le maïs, le riz Voir ici…

Tout va bien, laissons les mêmes qui ont créé la crise spéculative immobilière des subprimes, jouer avec le gaz Voir ici…

Les marchés et les grandes banques internationales spéculent contre les besoins du peuple grec, bientôt contre les besoins du peuple espagnol avec la bénédiction du système UE. Voir ici…

Travailler plus pour chômer moins, quel président sans talonnettes s’attellera à la tâche, ou bien la rue devra-t-elle s’en occuper ?

Lire l’entretien de Jacques Sapir ici … [/color]

Mme la baronne veut créer une agence de renseignements. Un article de « Toute l’Europe ».

Les commentaires de ce fait d’actualité sont là.

[align=center]Marta Andreasen[/align]
[color=#111100][size=9]
Bruxelles

En Janvier 2002, elle a commencé son nouveau travail à Bruxelles, en tant que chef comptable ( « directeur exécutif budgétaire et comptable »), c’était la première fois qu’un comptable professionnel était engagé .

Inquiétudes sur la comptabilité de la Commission Européenne

À sa grande surprise, elle a découvert que ce département comptabilité de la Commission Européenne utilise des tableurs Excel - au lieu d’un logiciel de comptabilité professionnelle - ce qui permet une utilisation abusive facile, comme les entrées modifiées sans laisser de trace. En outre, l’aspect fondamental de la comptabilité en partie double qui est la base de toute reddition de comptes à plus grande échelle et obligatoire pour toutes les entreprises privées de par les normes européennes , n’existe pas dans les institutions de l’UE. Elle a également critiqué le système comptable de l’UE pour la facilité qu’elle offre à la fraude.

Mme Andreasen a soulevé ses critiques et ses propositions d’amélioration en souffrance par des changements en interne, mais n’a fait aucun progrès avec son supérieur. Elle a ensuite soumis son rapport à la commissaire Michaele Schreyer et au président de la Commission Romano Prodi. Elle a de nouveau reçu aucune réponse et ainsi approché les membres de la Commission de contrôle budgétaire du Parlement de l’UE.

Elle a, par conséquent, refusé de signer les comptes de la Commission européenne de 2001. Elle n’est pas la seule - la Cour des comptes de l’UE aussi n’a pu valider complètement que 5% de l’argent dépensé et a critiqué le système chaque année depuis 1994. Dans la procédure de décharge en 2003, la Commission a promis une réforme globale.

A ce stade, les médias ont commencé à enquêter et à rédiger leurs rapports. Mme Andreasen a rendu public ses préoccupations, le 1er août 2002.

Rétorsion envers Mme Andreasen de la part de la Commission Européenne

Mme Andreasen a été entièrement suspendue de ses fonctions par la Commission en Mai 2002 (pour "violation des articles 12 et 21 du statut du personnel, l’incapacité à faire preuve de loyauté suffisante et de respect»), a subi une procédure disciplinaire et à la fin, a été congédiée en 2005. Elle a dit avoir été suspendue de son emploi et, finalement congédiée parce qu’elle a refusée de signer les comptes qu’elle suspectait être frauduleux - dans la seule année 2002, son bureau a trouvé 10.000 possibilités de fraude possibles dans les comptes de l’UE. La CE a dit qu’elle avait été déloyale. Le Tribunal de la fonction publique de l’UE a confirmé le limogeage de Mme Marta Andreasen, dans sa décision du 8 Novembre 2007.

UK Independence Party

En 2007, il a été annoncé que Andreasen était devenue la nouvelle trésorière du Parti uni de l’indépendance du Royaume, lequel est décidé à retirer le Royaume-Uni de l’Union européenne.

Andreasen a été élue comme candidate UKIP aux élections de 2009 au Parlement européen.[/size][/color]

Traduit par gilles sources : Wikipédia et The Daily Politics blog

Vraiment j’enrage de voir ce qui se passe pour tous nos freres ou soeurs dans ces entreprises, et j’enrage surtout du manque de solidarité, de ce que me racontait mon grand père de sa jeunesse ( il était chaudronier ) quand il y avait une grève c’était tous les ouvriers des entreprises alentours qui faisaient grève eux aussi par solidarité et faire ainsi intervenir les autorités publiques. Aujourd’hui c’est du chacun pour soit, ce qui non seulement rend toute action vaine et innefficace pour soi, surtout qu’en face nous avons affaire à des menteurs qui n’hésitent pas à passer des accords qu’ils ne respecteront jamais pour arriver à leur fin, mais en plus cela conduit les gens à désespérer car ils se retrouvent seuls dans leur coin.

Pour info: Ouverture d’un groupe sur facebook " Faudra t-il en passer par le 49A ?"

http://tinyurl.com/yg5shhn

[color=darkgreen][b][size=9]Merci AJH pour la création de ce groupe Facebook « Faudra t-il en passer par le 49A ? ».

À Sandy, le but des créateurs de la construction européenne était justement d’assécher cette solidarité et de créer toujours plus de chacun pour soi, unissons-nous pour dissoudre cette construction européenne. [/size][/b][/color]


( Note : Pour plus de clarté, à partir d’aujourd’hui, mes avis personnels seront écrits en vert foncé [color=darkgreen]

si ils se trouvent sur une contribution constituée de reprises de textes de sources extérieures. Comme toujours titres en bleu et sous-titres couleurs au choix. Merci de votre attention. N’hésitez pas à contribuer.


Dette publique : Les peuples d’Europe sont des cochons saignés à blanc.

[color=#111100][size=10]AUTEUR :
Elmar ALTVATER

Traduit par Michèle Mialane.
Édité par Fausto Giudice[/size][/color]

La moitié de l’Europe tape sur la Grèce
et autres États ultra-déficitaires.
Les banques, elles, ne peuvent que s’en réjouir.

[color=#111100][size=10]La crise financière des banques privées s’est transformée en crise fiscale des États souverains.
Dans le Nord de l’Europe c’est la spéculation bancaire effrénée qui a presque mis en faillite les 300 000 Islandais. C’est l’État qui a affranchi les banques de leurs pertes dues à la spéculation. Ce ne sont plus les banques, mais les États qui sont lourdement endettés, et ce sont les citoyen-ne-s qui paieront la note. Un référendum devrait leur permettre de s’y refuser.

Dans le Sud de l’Europe, en Grèce, ce ne sont pas des banques grecques, mais les Global Players (« joueurs mondiaux») allemands,usaméricains, britanniques et suisses qui ont financé la dette sans cesse croissante de l’État grec. Goldman Sachs et autres membres de la « banking community » internationale l’ont aidé à s’endetter toujours plus. Pourquoi au juste ? Parce que l’État grec s’arrangeait pour que le revenu national grec soit constamment détourné au profit du service de la dette qui alimente les caisses de ses créanciers dans les centres de la finance mondiale. [/size][/color]

Un peu trop petit

[color=#111100][size=10]L’endettement des États est une affaire juteuse pour les banques et leur suite, d’agences de notations, consultant(e)s et avocat(e)s. On titrise les créances, on en fait des liasses de valeurs structurées et on les commercialise sur les marchés mondiaux avec grand profit. Les tenanciers des places boursières annoncent des milliards de bénéfices. Et les citoyen-ne-s ordinaires se demandent d’où pleut tout cet argent, après les lourdes pertes liées à la crise financière, qui leur coûte des milliards d’euros ? La réponse, c’est : de Grèce, pauvre idiot, même si ce n’est pas seulement de Grèce.
Ce pays dont le PIB ne représente que de 2,5% du PIB européen serait un peu trop petit.

Mais il y a d’autres petits cochons à saigner, les PIGS (acronyme officieux des États d’Europe du Sud : le Portugal, l’Italie, la Grèce l’Espagne, - Spain, en anglais) et quelques autres de par le monde. Sans leur endettement le mode profitable sur lequel fonctionnent les banques ne pourrait exister. Les titres émis par l’un représentent les dettes de l’autre. C’est tout simplement une mécanique de balance actifs/passifs. Pour que les titres conservent leur valeur, il faut toutefois que le service de la dette soit assuré.
Sinon les actifs deviennent toxiques.
Et c’est la panique dans « le jeu boursier de la bancocratie moderne » (disait Karl Marx il y a 150 ans ) si l’on se met à douter du bon fonctionnement de ce service, et certains médias en font des crises d’hystérie, comme le magazine munichois Fokus, pour qui la Grèce est en déclin depuis 2000 ans. C’est pourtant le grand mot des agences de notation privées. Elles baissent la notation et désormais les banksters peuvent appliquer au taux d’intérêt de la dette publique un supplément-risque, le « spread ». Ce risque augmente les bénéfices des banques.
À l’opposé, la charge de la dette publique augmente.[/size][/color]

Comme naguère en Argentine

[color=#111100][size=10]La dette publique est donc la matière première d’où les banques tirent leurs profits - tant que les États peuvent payer. Le service de la dette est mieux garanti par les États que par les débiteurs privés, car seuls les États ont le droit de lever des impôts et de réduire les dépenses publiques, le meilleur moyen de les y obliger étant la pression extérieure, soit celle de l’UE, soit celle des exigences du FMI : ils diminuent alors les salaires des fonctionnaires, les prestations sociales ou les investissements dans les infrastructures et font baisser les revenus moyens. S’ils rencontrent une résistance, ils ont recours au monopole régalien de la violence en faisant intervenir la police. Les mécanismes du marché propres à la doctrine néolibérale sont alors imposés par la répression.

C’est ce qui déjà produit des centaines de fois dans l’histoire récente de l’économie capitaliste mondialisée. Pourquoi en irait-il autrement en 2010 en Grèce qu’en Argentine en 2001, par exemple ? Parce que la zone euro exige qu’on coopère ? Dans ce cas on aurait choisi d’autres règles à Maastricht en 1992, on aurait au moins dû coordonner les politiques sociales et les revenus des États membres. Mais on ne l’a pas fait, et ainsi on a pu voir l’Allemagne, en 2008, dégager à elle seule un excédent commercial de 47 milliards d’euros avec les « PIGS ». C’est cela et d’autres affaires qui ont permis aux banques allemandes de facturer aux les PIGS une dette de près de 550 milliards d’euros au total, dont 43 milliards pour la seule Grèce.
Les PIGS méditerranéens assurent donc de solides rentrées aux banques allemandes.[/size][/color]

Des règles porteuses de malheur

[color=#111100][size=10]Et les banques suisses aussi jouent un rôle. Elles camouflent dans leurs coffres 16,4 milliards d’euros « noirs » en provenance de Grèce, ce qui explique en partie le déficit de l’État. C’est ainsi que les banques essaient de compenser les pertes qu’elles ont dû inscrire à leur bilan lorsqu’elles ont dû rembourser leurs créances envers d’autres banques d’affaires au moment de la crise financière.
Donc ne jetons pas la pierre à la Grèce, car la « bank community » tout entière est sous le même toit de verre.
L’argent « bon marché » que les caisses publiques et les Banques centrales mettent à la disposition des autres banques, ces dernières l‘utilisent pour acheter les obligations que les États ont dû émettre pour financer le coût démesuré du sauvetage de ces mêmes banques. Maintenant ils ont en poche, au lieu de créances privées sans aucune valeur, des « fonds souverains » solides et peuvent faire de bonnes affaires avec ces nouveaux titres. Ce seront les États, donc en dernière instance les contribuables, qui paieront la lourde addition.
On se croirait dans une tragédie grecque.
Tous sont le jouet du Destin -en l’occurrence les marchés financiers - et doivent suivre des règles qui causeront leur malheur. Épauler la Grèce ? On a pu faire quelque chose d’équivalent lors de l’union monétaire des deux Allemagne en juillet 90 parce que la réunification politique a suivi en octobre de la même année ; on a donc pu procéder à un rééquilibrage financier entre l’Est et l’Ouest.
Dans l’Europe de Maastricht, fondée peu après, chaque pays est en revanche tributaire des autres et cependant abandonné à lui-même en cas de crise.
C’est une « faille » dans l’architecture de la « maison Europe » qui peut provoquer son effondrement.
Et le Traité de Lisbonne, en décembre 2009, n’a pas corrigé, mais ratifié cette « erreur ».
La tragédie se met en marche.

Source : Schweizer Wochenzeitung (WOZ) - ICI
Öffentliche Verschuldung: Geschröpfte Schweine

Article original publié le 4 mars 2010[/size][/color]

Pour info: Ouverture d'un groupe sur facebook " [b]Faudra t-il en passer par le 49A ?[/b]"
Mis à part le côté [i]Guignols de l'Info[/i], je ne comprends toujours pas ce que vous espérez du 49A: c'est un gouvernement qui doit le demander, donc il faudrait qu'un parti favorable à la sortie de l'UE arrive au pouvoir en France. Je ne vois pas qui ça pourrait être. Parmi les "grands" partis, seul le Front de Gauche et le Front National pourraient le faire, et ils ne s'allieront [b]jamais[/b]. Et dans leurs coins, il font entre 5% et 15% à chaque élection. Donc aucune chance.

Je comprends bien l’objection Zolko et elle est valide, mais seulement de manière statique à l’instant t où nous parlons. Bienvenue pour nous rejoindre pour que cette situation change.

[align=center][bgcolor=#FFFF99]ARTICLE 49A DE LA VERSION ANTÉRIEURE AU 9 MAI 2008 DE LA VERSION CONSOLIDÉE DU TRAITÉ SUR L’UNION EUROPÉENNE [/bgcolor][/align]

[color=#111100][size=10] Article 49 A

  1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

  2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. A la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 188N , paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

  3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’Etat membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

  4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.

La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 205 , paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

  1. Si l’Etat qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49. [/size][/color]
Pour info: Ouverture d'un groupe sur facebook " [b]Faudra t-il en passer par le 49A ?[/b]"
Mis à part le côté [i]Guignols de l'Info[/i], je ne comprends toujours pas ce que vous espérez du 49A: c'est un gouvernement qui doit le demander, donc il faudrait qu'un parti favorable à la sortie de l'UE arrive au pouvoir en France. Je ne vois pas qui ça pourrait être. Parmi les "grands" partis, seul le Front de Gauche et le Front National pourraient le faire, et ils ne s'allieront [b]jamais[/b]. Et dans leurs coins, il font entre 5% et 15% à chaque élection. Donc aucune chance.
Ce que je peux espérer c'est : 1 - l'idée fait son chemin 2 - les 2 partis "du coin" inscrivent ce point à leur programme 3 - plusieurs "petits partis l'inscrivent 4 - un des 2 partis de gouvernement (mais comme dit Gilles, va savoir dans 2 ans) considérant que c'est dans l'air du temps pour pouvoir être majoritaire aux présidentielles et législative finit par l'inscrire lui aussi...

Comme je ne me lancerai pas dans un combat politique, c’est de toute façon tout ce que je puis faire et espérer.

[align=center][bgcolor=#FF9999]D’APRÈS UNE REMARQUE FAITE À AJH - MISE À JOUR[/bgcolor][/align]

[align=center][bgcolor=#FFFF99]ARTICLE 50 DE LA VERSION CONSOLIDÉE DU 9 MAI 2008 DU TRAITÉ SUR L’UNION EUROPÉENNE [/bgcolor][/align]

[color=#111100][size=10] 1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

  1. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

  2. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à par tir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

  3. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.
    La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

  4. Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49. [/size][/color]

[align=center]Source officielle de l’article 50 du traité sur l’union européenne ici …
[/align]

[align=center][bgcolor=#FFFF99]50[/bgcolor][/align]

:slight_smile:

Un article d’un juriste (Cédric Mas) sur le blog de Jorion

Sortir de l’Europe? Pistes de réflexion et de solutions juridiques, par Cédric Mas

Un Etat membre peut-il sortir unilatéralement de l’Union Européenne ? Peut-il remettre en cause l’adoption de l’Euro ?

Ces questions prennent une place de plus en plus importante dans l’actualité du fait de la crise financière et économique qui frappe le monde, et plus particulièrement l’Europe. Et par une curieuse coïncidence, c’est dans les dernières phases de l’intégration européenne qu’a été pour la première fois mis en place un mécanisme juridique de retrait du Traité de l’Union Européenne (TUE), à savoir le dispositif de l’article 50, que nous appellerons « exit clause ».

En effet, avant l’adoption du Traité de Lisbonne (mais la clause était déjà présente dans le projet de traité constitutionnel refusé), les traités instaurant et organisant l’Union Européenne ne comportait pas de possibilité, ni de procédure permettant à un Etat membre de se retirer unilatéralement. Je vous propose d’aborder ici cette procédure, avant d’essayer d’étudier d’autres mécanismes qui permettraient à un Etat membre de revenir sur ses engagements au sein de l’Union Européenne.

1)« L’exit clause »

Il s’agit de la procédure prévue par l’article 50 du TUE (ancien article 49A). Dans cet article, il est précisé que tout Etat membre peut, à tout moment, et conformément à ses règles constitutionnelles, décider unilatéralement de se retirer. Une fois cette décision notifiée au Conseil Européen, une procédure lourde est mise en place, qui prévoit l’engagement de négociations (article 188N) impliquant le Conseil Européen, la commission et le Parlement, et même la Cour de Justice des communautés européennes (CJCE) si elle est saisie par un autre Etat membre.

A la suite de ces négociations, soit un accord est conclu organisant les modalités du retrait, soit ce retrait est effectif deux ans après la notification de la décision de retrait. Ce texte n’est juridiquement pas satisfaisant à plus d’un titre. Notamment on relèvera qu’il ne vise que le retrait intégral et définitif de l’Union Européenne, et ne concerne donc pas le retrait de l’Eurozone. De même, il ne saurait régler la question du retrait d’une province ou d’une région d’un Etat membre (c’est déjà arrivé pourtant avec le Groenland en 1984). Mais surtout, sous couvert d’instaurer un droit garantissant la souveraineté des Etats membres au sein de l’Union, les rédacteurs ont de fait habilement permis d’instaurer un mécanisme lourd et long, et dont la simple existence permet d’écarter la mise en œuvre des mécanismes de retrait des traités internationaux prévus dans le droit international public classique, et particulièrement dans la Convention de Vienne, qui prévoyait un droit plus simple à exercer et surtout soumis à un délai d’un an.

Concrètement, l’Etat qui souhaiterait exercer son droit de retrait devrait d’abord prendre sa décision conformément à ses règles constitutionnelles internes (pour la France, ceci supposerait donc une révision de la Constitution, soit la procédure de décision politique la plus lourde qui soit !). Cette condition n’a rien d’anodin, puisqu’elle suppose que les règles du jeu démocratique puissent se dérouler normalement (donc hors de toute situation exceptionnelle, de troubles politiques ou sociaux rendant impossible l’organisation d’élections par exemple). L’enjeu du facteur temps est important, car il convient de relever que les effets néfastes d’une décision de retrait du TUE sur les économies et les sociétés concernées se feraient rapidement sentir, aggravant les risques spéculatifs notamment. C’est ainsi que le pays souhaitant quitter ou suspendre ses engagements européens dans un contexte difficile se retrouverait confronté à une dégradation de sa situation, sans pouvoir y faire face, puisqu’il serait encore lié par l’obligations contraignante de respecter les règles communautaires. Or, entre l’annonce de la décision et sa notification au Conseil, il va s’écouler un délai non négligeable, auquel il va falloir ajouter le délai de deux ans prévu dans « l’exit clause ». En outre, il est possible que la décision prise par un Etat membre de se retirer engendre un effet d’entraînement et que d’autres prennent la même décision.

Le fonctionnement normal des Institutions pourrait rapidement s’en trouver affecté, remettant en cause la possibilité même de suivre la procédure prévue à l’article 50, et augmentant le risque de conflits d’intérêts entre les Etats membres. Bref, vous aurez compris que la mise en œuvre de « l’exit clause » dans un contexte de dégradation économique et sociale importante est très difficile, puisque les mécanismes juridiques ont été conçus de telle manière que l’Etat qui aurait le malheur d’annoncer son retrait se retrouverait livré aux pires conséquences d’une décision pas encore applicable, sans avoir les moyens d’y remédier. Serions-nous donc enfermés dans une « prison européenne », dans un engagement irrévocable et perpétuel ? Malgré la position d’une certaine doctrine, manifestement influencée par le courant libéral dominant, il n’en est rien.

  1. Les autres options pour sortir de l’Union

Bien qu’ils soient très instructifs sur l’ampleur de l’aveuglement idéologique qui prédomine parmi les juristes qui conseillent les institutions européennes et gouvernementales, je vous épargnerais les débats sur le fait de savoir si le droit international public (et la Convention de Vienne) ont vocation à s’appliquer à l’intérieur de l’Union européenne. Relevons seulement que la CJCE elle-même fait application des principes de la Convention de Vienne. Et c’est tant mieux, car cette Convention codifie les pratiques normales régissant les relations internationales et se révèle particulièrement respectueuse du principe de souveraineté des Etats (principe intangible et absolu si l’on s’en tient aux travaux préparatoires de la Charte de l’ONU).

Nous avons vu que la possibilité normale de retrait d’un traité, prévue dans cette convention (article 56) n’est pas applicable puisqu’il existe une « exit clause » dans le TUE. Perdu alors ? Non car dans sa grande sagesse, ou plutôt conscient que le droit international devait s’adapter aux réalités diplomatiques, la Convention de Vienne a instauré d’autres possibilités de se retirer, de dénoncer ou de suspendre l’application d’un traité. On comprend mieux pourquoi tant de juristes veulent la voir écartée en ce qui concerne les relations intra-communautaires.

Sous réserves du cas de certains traités (par exemple les traités délimitant des frontières…), le droit international public a clairement affirmé que le principe « pacta sunt servanda » (« les conventions doivent être respectées »), n’avait ni pour objet, ni pour effet de limiter la souveraineté des Etats, surtout lorsque le Traité en question instaurait une Organisation Internationale, ce qui est le cas pour l’Union Européenne. Il en sera de même, le droit étant réaliste, pour tout traité constituant une atteinte, même limitée, à la souveraineté des Etats. De fait, aucune Etat ne peut définitivement se séparer d’une partie de ses compétences régaliennes!

C’est ainsi que la convention de Vienne a prévu de multiples autres fondements permettant à un Etat ayant signé un Traité, de s’en libérer unilatéralement, de manière temporaire (suspension) ou définitive (dénonciation). Il s’agit notamment des situations de violation du Traité (article 60), d’exécution impossible (article 61), de changement fondamental de circonstances (article 62), ou de rupture des relations diplomatiques (article 63). Et parmi ces hypothèses, l’œil aguerri des lecteurs de ce blog aura immédiatement relevé la survenance d’un changement fondamental de circonstances (que nous appellerons de son petit nom de CFC – non rien à voir avec un poulet grillé, même si l’existence de CFC veut parfois dire que cela sent le brûlé).

Qu’est-ce qu’un CFC me direz-vous ?

C’est en fait la reprise d’un vieux principe de droit international public, « rebus sic standibus » (« les choses demeurent en l’état »), qui signifie qu’un traité est signé dans un cadre donné, et que si ce cadre change fondamentalement pour une des parties, elle ne saurait être contrainte à continuer à l’appliquer. La notion de CFC est donc une notion intimement liée à la question de la Souveraineté d’un Etat, qui n’est donc pas si obsolète et dépassée que cela. Il s’agit de permettre à un Etat de se libérer d’un traité, lorsque son existence, ou ses intérêts vitaux sont en cause. Il existe donc un « droit de conservation » de l’Etat qui prime sur tout engagement international. Un peu comme l’état de nécessité pour les personnes physiques.

Le CFC lui-même doit consister en une circonstance imprévisible lors de la conclusion du traité, qui ne touche pas un élément essentiel au consentement des parties au traité, et qui transforme radicalement la portée des obligations à exécuter en application du traité. En pratique, cette notion a été fréquemment utilisée. Citons par exemple la dénonciation en 1966 par la France de certains accords militaires sur l’OTAN, la suspension par la France en 1928 de l’accord conclu avec les USA le 29/04/1926 sur les dettes de guerre, la note soviétique du 27/11/1958 sur la caducité des accords interalliés sur le statut de Berlin, la remise en cause par l’Algérie en 1964 des accords d’Evian, la suspension en 2007 par la Russie du Traité FCE et des accords associés, dit Traité de Paris du 19/11/1990… Je vous épargne bien entendu l’annexion en 1908 de la Bosnie Herzegovine par l’Autriche-Hongrie (qui nous a valu 6 ans après quelques millions de morts), ou la dénonciation en 1919 des accords sino-japonais du 24/05/1915 sur la Province de Chantoung : nous sommes entre gens de bonne compagnie, civilisés et respectueux des lois et de la parole donnée…

Certes, la notion de CFC est assez mal vue par les juridictions internationales, lorsque son recours a donné lieu à un contentieux¹. Ce rejet systématique n’a connu qu’une exception, notable et particulièrement intéressante puisqu’elle concerne la Cour de Justice des Communautés Européennes². La notion de CFC est suffisamment large pour que rien ne puisse l’exclure dans un contexte de crise économique, sociale et financière majeure. Rien n’interdit donc à un pays confronté à une situation économique et sociale exceptionnellement dégradée, d’invoquer un CFC pour se retirer du TUE, ou à tout le moins de l’Union monétaire européenne (c’est-à-dire de l’Euro).

L’avantage est que cette décision n’est alors soumise qu’à une procédure légère (c’est la Convention de Vienne – art. 65 – et non Bruxelles, rappelez-vous), et surtout à un délai plus court : 3 mois, sauf urgence où ce délai peut encore être raccourci. D’ailleurs, la dénonciation partielle est tout aussi juridiquement envisageable, n’en déplaise à certains, puisque là encore prévue à l’article 44.3 de la Convention de Vienne. Mais je vous propose d’étudier la remise en cause de l’Euro, sans remise en cause de l’adhésion à l’Union européenne dans une seconde partie.

¹ Voir CIJ 25 septembre 1997 Cabcikovo c/ Nagyanioros, sur la dénonciation le 19/05/1992 par la Hongrie du Traité avec la République Tchèque de 1977 – voir aussi CPJI, affaire des Pêcheries, Islande c/ UK (tiens, tiens !) du 02/02/1973 ;
² CJCE aff. Racke du 16/06/1998 sur la suspension d’un accord de coopération CEE / Yougoslavie suite à la guerre, aff. C-162/96 – le cas est atypique mais il n’en constitue pas moins un précédent difficile à remettre en cause ;

Un site intéressant « LE DROIT INTERNATIONAL DES TRAITÉS »

http://www.public-international-law.net/

La convention de Vienne

http://untreaty.un.org/ilc/texts/instruments/francais/traites/1_1_1969_francais.pdf

Sur le blog de Jorion (il y a parfois de bons articles …)

[b]Sortir de l’Euro ? Petite suite juridique, par Cédric Mas[/b]

Cet article est la suite d’un précédent intitulé « SORTIR DE L’EURO ? Pistes de réflexion et de solutions juridiques »

La question est simple : un Etat a-t-il le droit de renoncer unilatéralement à l’Euro ?

Si l’on en croit les juristes et experts européens, aucune sortie de l’Euro n’est possible. Il faut dire que « l’exit clause » créée par le Traité de Lisbonne (TUE) ne vise que la sortie de l’Union européenne. Ils en tirent argument pour considérer qu’une dénonciation partielle du TUE est juridiquement impossible.Or, au contraire, l’absence de mention d’une telle dénonciation partielle dans le TUE, permet de revenir au droit international public classique, et particulièrement à la Convention de Vienne.

Pour fonder leur refus d’une telle remise en cause partielle (essentiellement dirigée contre l’Euro), ils invoquent également les dispositions des différents traités européens. Pourtant, ces textes précisent seulement qu’à une date et selon des procédures spécifiques, il sera arrêté une « fixation irrévocable des taux de change », entre la monnaie unique (à l’époque l’écu) et les monnaies nationales. Il faut une sacré dose d’imagination pour transformer la fixation irrévocable de la valeur de la monnaie unique (c’est important, nous y reviendrons), en adoption irrévocable de cette monnaie unique par les pays concernés.

Conscients de la faiblesse de cet argument, ils appuient enfin leur thèse sur le fait que les dispositions du TUE rendent à terme obligatoire l’adhésion à l’Euro, l’adoption de cette monnaie étant indissociable de la volonté d’adhérer à l’Union européenne, et ce pour tous les États membres, c’est-à-dire y compris le Royaume-Uni… Or, relevons que la réalité des dérogations négociées par certains États membres est une évidente démonstration du contraire, mais surtout l’Euro (et plus généralement les engagements liés à l’Union monétaire) paraît aisément divisible des autres engagements du TUE.

Il est donc juridiquement possible qu’un État membre du TUE se retire de l’Eurozone SANS dénoncer la totalité du TUE.

Le fondement juridique est l’article 44.3 de la Convention de Vienne, qui précise qu’un traité peut être remis en cause partiellement (par dénonciation, suspension ou retrait) :

  • si les parties l’ont convenu (ce n’est pas le cas dans le TUE) ;
  • si un État signataire peut invoquer une des causes de remise en cause unilatérale (voir précédent billet), à l’égard d’une partie seulement d’un traité qui doit obéir à trois conditions cumulatives.

Ces trois conditions sont importantes et sont les suivantes :

  • ne pas altérer la fonctionnalité du traité,
  • ne pas porter sur des dispositions essentielles sans le consentement des autres parties
  • ne pas aboutir à une situation injuste du fait de l’exécution du reste du traité non-dénoncé.

A ce stade, les lecteurs auront compris qu’il est difficile de contester que certains éléments du TUE, comme l’adhésion à l’Euro, sont parfaitement « divisibles ». De même, il est impossible de soutenir que l’adhésion d’un Etat membre à l’Euro a constitué un élément déterminant pour l’adoption par un autre Etat membre de cette monnaie unique.

Alors que faire : suspendre ou dénoncer l’Euro ?

La question de la suspension peut sembler intéressante en ce qu’elle offrirait un argument politique de poids : nous ne faisons que reprendre temporairement notre souveraineté monétaire. On tente de rassurer les populations et les marchés, voire nos partenaires…

Pourtant, l’idée d’une simple suspension de l’application de la partie du TUE relative à l’Union monétaire se révèle en pratique une fausse bonne idée. En effet, la remise en cause partielle et temporaire d’un traité, décidée unilatéralement par un Etat, est un procédé classique en droit international pour certains types de traités internationaux, et constituent ce que d’éminents auteurs ont appelé un « succédané vertueux à la dénonciation ». Un délai bref entre la décision et son entrée en vigueur paraît plausible, du fait de son caractère temporaire. C’est un avantage certain permettant d’espérer prendre de court les spéculateurs!

Toutefois, cette suspension doit être mise en œuvre de telle manière qu’elle permette une ré-application utile et rapide de l’Euro ou de toute autre disposition séparable du Traité. On pourrait imaginer un Etat membre entraîné dans un conflit militaire avec un Etat tiers, qui suspendrait alors une partie de ses engagements au titre du TUE (déréglementation économique et sociale, libre circulation des biens et des personnes, engagements budgétaires et financiers liés à l’Eurozone etc…), le temps de « régler » son différend solitairement. Au vu de la solidarité actuelle montrée par les Etats européens entre eux, cette hypothèse n’a rien d’invraisemblable… Cette suspension immédiate pourrait aussi résulter de la décision unilatérale d’un Etat d’émettre à nouveau une monnaie, qui aurait cours légal en même temps que l’Euro sur son territoire, et dans laquelle seraient instantanément converties la dette publique et les transactions privées.

En outre, la question de la fin de la suspension (c’est-à-dire du retour dans l’Eurozone) va poser un problème, puisqu’en théorie, l’Etat membre ne sera pas soumis à la procédure d’adoption de l’Euro prévue par les textes, et surtout, le taux de change de l’Euro ayant été irrévocablement défini (si si, rappelez-vous), il risque de se révéler obsolète vis-à-vis de la nouvelle monnaie et des évolutions économiques respectives de la zone Euro et du pays… En pratique, si une sortie temporaire de l’Euro peut être unilatérale, un retour devra être négocié, ce qui revient à rapprocher la suspension de la dénonciation partielle…

Il semble donc préférable d’opter pour une dénonciation partielle, qui a l’avantage de la clarté, dès lors que l’Etat est en mesure de pouvoir invoquer un Changement Fondamental de Circonstances (cf. billet précédent). Restent à organiser la restitution par la BCE des avoirs de l’Etat membre, et la question matérielle de l’émission de la monnaie (quelle monnaie, quel cours…). Eu égard à la pression spéculative importante qui risque de se déclencher contre l’Etat « sortant » et contre l’Eurozone, la gestion du « timing » est essentielle pour le succès d’une telle décision…

Terminons ce propos en relevant qu’une décision unilatérale de réinstaurer une monnaie nationale et une Banque centrale indépendante de la BCE, aurait des conséquences politiques, économiques et sociales extraordinaires et difficilement prévisibles. Certains commencent à les envisager mais le plus important reste à inventer¹, dans ces matières qui échappent totalement au domaine juridique.

¹ Voir par exemple l’article de Bernard Connolly, du 7 avril 2009 « Germany and the EMU Ponzi Game », notamment le paragraphe 7 « Withdrawing from the Euro » – ou encore l’article de Jean-Luc Gréau « Peut-on sortir de l’Euro? »

Merci pour ces excellents articles André-Jacques, nous pouvons sortir de l’UE et de l’euro, les analyses de Jacques Sapir nous montrent comment contrer le choc économique d’une sortie et repartir du bon pied (valables aussi pour l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Italie), ( j’en ai lu une particulièrement axée sur ce sujet , je pourrais la retrouver ) la suite, c’est plus de monde qui adoptent ces idées en France, en Espagne, en Italie, bref dans le maximum de pays pour aller vers des partis et des candidats qui appliqueront ces solutions.

Une petite question à gilles et AJH.

Soutiendriez-vous des candidats qui proposeraient un référendum sur la sortie par le 50 ?

Une petite question à gilles et AJH.

Soutiendriez-vous des candidats qui proposeraient un référendum sur la sortie par le 50 ?


Oui en ce qui me concerne: je pense même que le débat public préalable est indispensable.
Mais j’aimerais que ce ne soit pas qu’un référendum oui/non … il y a à mon sens un « timing » possible:

  • désobéissance si…
  • menace de sortie de l’euro si…
  • sortie de l’euro
  • menace de sortie de l’UE si…
  • sortie de l’UE

Convention de Vienne sur le droit des traités

En référence au message 8644 d AJH.

Pour le texte de la Convention de Vienne lui-même :

http://treaties.un.org/doc/Treaties/1980/01/19800127%2000-52%20AM/Ch_XXIII_01p.pdf (NB : le texte franais apparaît à la suite du texte anglais.)

À mon avis, en l’absence d’une clause interdisant expressément l’abandon de l’euro (le retrait de la zone euro), cette question n’a pas de solution juridique : seulement une solution politique.

Deux éléments à ne pas oublier :

  • La clause « rebus sic stantibus » : un changement fondamental de circonstances peut rendre impossible l’application d’un traité - dans ce cas, la dénonciation ne ferait que confirmer un état de fait ;

  • Le principe « Qui peut le plus peut le moins », principe non vraiment juridique mais de simple bon sens : si l’on peut dénoncer un traité en totalité, on doit pouvoir dénoncer certaines de ces clauses. (Mais s’il apparaît que la dénonciation de certaines clauses seulement rendrait impossible l’application du traité en totalité, en bonne logique il faudrait dénoncer le traité lui-même, donc se retirer de l’Union - là encore, c’est mon avis). JR

[color=#111100][size=10]Oui, beo, AJH, Jacques, bonjour, je soutiendrai les candidats qui proposeraient un référendum sur la sortie de l’UE soit par l’application de l’article 50 de la version consolidée du 9 mai 2008 du traité sur l’union européenne, soit sur le fondement de la Convention de Vienne, soit sur la Charte de l’ONU.

Voir ici …

Ceci bien sûr, si ce ou ces candidats n’appellent pas au racisme comme le Front National. C’est tout l’amalgame dont nous devons nous défier.

Je suis sur la même position qu’André-Jacques : « Le débat public préalable est indispensable. »

En ce qui concerne la chronologie, je suis partisan d’une sortie rapide pour ne pas rester dans une situation difficile d’entre-deux, vu que dès que nous demanderions la sortie, la France n’aura plus accès aux réunions du système UE :

  • alinéa 4 de l’article 50 pré-cité : Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.

Mais, je n’en fais pas une religion, déjà commençons à convaincre le maximum de personnes d’aller vers un reflux ferme, mais négocié de la construction européenne, déjà, cela sera bien.
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