[color=#111100]Extrait d’un forum sur l’opportunité de quitter l’UE, en raison de la politique macro-économique :
Un Président de la République a déclaré que tout avait été tenté pour résoudre le chômage : Il est évident qu’en traitant plus des chômeurs que le chômage, plus le chômage que ses causes et peut-être le chômage à la place du sous emploi. On a peut-être tout essayé, mais dans le sens contraire à celui qu’il fallait.
Depuis 1974, date de l’apparition du chômage, on s’est trompé sur toute la ligne, pour cause d’ignorance, il est donc nécessaire de remettre certaines choses à leur place.
Un chômeur, selon le BIT, est une personne qui est sans emploi, qui est disponible pour travailler et à la recherche d’un emploi. Nous prendrons cette définition pour ce travail.
Première question à laquelle nous devons répondre : Sommes-nous en période de chômage ? :
Partant du fait que l’on créé chaque année des d’emplois : ([/color]+ 17% en 35 ans = + 3 millions 400 000)
Année Nombre de travailleurs
1973 21 141 000
1996 22 305 000
2005 24 536 000
nous devons considérer que nous sommes pas en période de chômage, même s’ il existe un nombre de chômeurs très important : (chiffre Eurostat 8,8% de la population active - Chiffre du Ministère de l’emploi 8,4% = 2. 066. 100[color=#111100] chômeurs)
On ne détruit donc pas d’emplois, on en créé, pas assez et pas là où il le faudrait. Parlons donc de période de sous emploi, plutôt que de chômage. Sauf si, on ne considère pas certains emplois créés artificiellement comme de véritables emplois, mais comme des emplois déguisés : Par ex : Le nombre des employés dans les administrations publiques (APU) est passé de : 3 millions en 1970 à 5,2 millions en 2004, ce qui représente 60% des emplois créés en 35 ans - Sont-ils productifs ou déguisés ?
Pour répondre à la question posée, il faut comptabiliser les personnes véritablement touchées par les difficultés de l’emploi, malheureusement les derniers chiffres livrés datent de 1996, (sources INSEE)
TABLEAU 1 Type d’activité Nombre
Emplois subventionnés secteur non marchand [/color]400 000
Stages de formation professionnelle 350 000
Cessation anticipées d’activité 400 000
Chômage au sens du BIT 3 082 000
TOTAL 4 292 000[color=#111100]
TABLEAU 2 Type d’activité Nombre
Personnes travaillant à temps réduit tout en voulant travailler plus [/color]1 500 000
Chômeurs découragés ne cherchant plus à travailler 250 000
Personnes désirant travailler mais ne pouvant pas (santé par ex) 300 000
Personne subissant l’insécurité de l’emploi 1 000 000
Total 3 050 000
Total général (tableau 1+2) 7 342 000[color=#111100]
Si nous prenons les chiffres officiels chômeurs-emplois créés, sommes nous en période de chômage ? si nous prenons le chiffre de [/color]7 342 000 personnes touchées par la précarité en matière d’emploi, nous sommes en période de chômage. Mais attention, il faudrait décompter les heures travaillées par les personnes subissant l’insécurité de l’emploi et celles travaillées par les 1 500 000 [color=#111100]personnes travaillant à temps réduit et décider si les emplois crées artificiellement sont productifs ou pas - Vaste débat (le rapport du Commissariat Général du Plan de mai 1997 dit ceci : près de 7 millions de personnes sont touchées directement par les difficultés de l’emploi.
Période de chômage ou pas, le débat reste ouvert.
Dépenses publiques pour l’emploi :
En 1973 on dépensait 10 milliards de Francs ( 0,90% du PIB) pour l’emploi, en 1994 286 milliards (4% du PIB) et en 1997 + de 318 milliards de Francs (4,5% du PIB) - rappelons que le PIB 1997 était de 8 137 milliards de francs.
À cette somme il faudrait ajouter les exonérations de cotisations ,d’allocations familiales, la réduction dégressive des cotisations sociales sur les bas salaires, nous arriverions à 365 milliards de francs (dont 123 milliards (39%) sont pris en charge par l’État et les collectivités territoriales. À cette somme il faudrait aussi ajouter les pertes de production provenant des :
3 200 000 chômeurs qui n’ont pas pu créer de valeur ajoutée et donc contribuer à la formation du PIB : soit environ 250 milliards de francs. A cette somme il faudrait ajouter : un autre chiffre, preuve d’un incommensurable contre sens : 29 milliards de francs qui ont servi pour l’incitation au retrait d’activité.
Comme le dit un rapport d’une Commission d’enquête de l’Assemblée nationale (1996) il existe 2 300 aides à l’emploi différentes. Pas facile de connaître avec exactitude le chiffre des dépenses publiques pour l’emploi, surtout que les chiffres ne sont pas déchiffrables.
Prenons comme exemple le nombre des Rmistes non inscrits à l’ANPE il n’a jamais été précisé. Il y a (en 1997) : [/color]957 000 personnes qui touchent le RMI (en métropole) - (111 305 dans les DOM), personne ne sait combien de ces Rmistes sont demandeurs d’emplois. Nous pourrions multiplier ainsi les exemples, les statistiques ne sont pas conformes à ce que l’on peut attendre d’un grand pays, on peut se demander à quoi ont servi les 2.200.000[color=#111100] emplois crées dans l’Administration Publique ?
Chômage - sous emploi :
Nous venons de le voir le nombre des chômeurs officiel est de [/color]2 066 100. Seulement le chiffre du sous emploi serait de l’ordre de 7 millions[color=#111100], alors que de 1918 à 1974, ce chiffre a toujours été inférieur au million.
Ce sous emploi fausse complètement la répartition des revenus. (d’où aggravation des inégalités) compromet la promotion sociale, créé de l’insécurité, non seulement dans le domaine de l’emploi, mais dans celui des personnes et des biens, il fait exploser le tissu social, il affaiblit le pays.
Les raisons du sous emploi :
La première provient de la politique libre échangiste menée par les autorités de Bruxelles, suite à l’entrée de la Grande Bretagne, du Danemark et de l’Irlande ( 1972). C’est dès cette date que Bruxelles tente de mettre en œuvre une politique libre échangiste, mondialiste, laissez-fairiste qui sera la cause principale du sous emploi massif et de la réduction de la croissance.
La seconde raison qui donne consistance à la première, c’est l’accession au pouvoir de VgE en 1974. Sa préférence pour Bruxelles et le libre-échangisme, donne un résultat irréfutable :
Le taux de croissance du PIB réel par habitant, est aussitôt passé de 4 à 1,6% l’an. En trente deux ans, cette réduction ( 2,4% l’an) a amputé le PIB de 76,8%
Nos compères : Bruxelles et VgE mènent dès cette date la politique des abandons de tout ce qui est national, au profit de la libéralisation mondiale et excessive des échanges et c’est cette politique qui est responsable de nos glissades .
Comment ont-il pu mener une telle politique sans laisser des protections douanières ? Ils ont joué à à l’apprenti sorcier ou ? Car quand même VgE profondément libéral ne savait-il pas qu’une politique d’échanges ne peut se faire que sous certaines conditions, Messieurs Ricardo et Smith eux mêmes l’ont écrit : Une politique libérale ne peut être menée que si les coûts des salaires sont égaux et s’il existe un système monétaire stable.
Or il n’existait et n’existe toujours pas ni l’une, ni l’autre de ces deux obligations. Chez la plupart de nos concurrents c’est encore l’exploitation de l’homme par l’homme qui reste en vigueur et la spéculation monétaire effrénée, (rendue possible par le système des changes flottants et la libéralisation à outrance des mouvements des capitaux), interdit tout système monétaire. Nous vivons en période de NON SYSTÈME MONÉTAIRE, et VgE le savait mieux que quiconque.
La Préférence nationale a été clouée au pilori, la Préférence communautaire abandonnée, la production nationale qui devrait couvrir 80% de la consommation est descendue en France à (certainement) moins de 50% ce qui entraîne inéluctablement ce sous emploi important.
Il ne s’agit pas là de dénigrements systématiques, mais d’un état de fait, qui doit entraîner, même chez les européens convaincus, à demander que si le rétablissement de cette préférence communautaire s’avérait impossible, et si la France ne pouvait plus, dans certains cas, pratiquer la préférence nationale, elle devrait aussitôt quitter les instances européennes telles qu’elles existent aujourd’hui.
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