32 Sortir de l'Union Européenne

Je suis favorablement impressionné par la veille politique effectuée par Jean-Luc Mélenchon :

mais je suis étonné qu’il n’en tire pas les conséquences avec son slogan final inadéquat : « L’Union Européenne, on la change ou on la quitte ! » Tsipras a-t-il changé l’orientation austéritaire de la zone euro comme il l’avait promis ? Alors Jean-Luc ? Fais plus que de la veille, fais encore un effort pour être conséquent.

Les pays africains victimes du libre-échange imposé par l’UE, une autre raison de sortir de l’UE.

Un article d’Afriques en Lutte :

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/senegal/article/petition-contre-les-ape

Le Sénégal a accepté de signer les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne, selon le président Macky Sall et son ministre de l’Economie et des Finances.

Mais ces Accords sont un véritable marché de dupes, proposé aux pays africains, car ils visent à leur imposer le « libre-échange ». Or, la CEDEAO et l’Union européenne sont deux entités séparées par un fossé infranchissable, sur le plan économique et financier. En effet, il faut retenir que l’Union européenne est :

• la première puissance économique du monde, avec un produit intérieur brut (PIB) de plus de 23% du PIB mondial en 2014 • la première puissance commerciale, avec plus de 16% du commerce mondial • la première puissance agricole, incarnée par la politique agriculture commune (PAC)

A l’opposé, la CEDEAO :

• Est classée au 20e rang mondial, avec un PIB de 674,3 milliards de dollars en 2013, soit environ 4% de celui de l’UE

• 11 des 15 pays membres sont classés comme « pays les moins avancés » (PMA), c’est-à-dire parmi les plus « pauvres » du monde. Comment peut-on alors imaginer possible le « libre-échange » entre l’UE et la CEDEAO ?

En vérité, les conséquences de la mise en œuvre des APE seront dévastatrices pour le Sénégal et les autres membres de la CEDEAO

• Leur agriculture sera noyée par les exportations européennes. Avec comme conséquences la ruine de millions de paysans et de producteurs agricoles, la fin des politiques de souveraineté alimentaire et l’accentuation de la dépendance alimentaire

• Leur secteur industriel sera anéanti, incapable de soutenir la concurrence de multinationales ayant de puissants moyens financiers et logistiques. D’autant plus que les entreprises européennes bénéficieront du statut de « traitement national », leur permettant d’être traitées sur le même pied d’égalité que les entreprises africaines !

• Il y aura une véritable hypothèque sur leur industrialisation à long terme

• Les pertes considérables que subiront les budgets des Etats, par suite de la baisse drastique des recettes douanières, les rendront encore plus dépendants « d‘aides budgétaires », entraînant ainsi la perte du peu de souveraineté qui leur reste. Si le géant nigérian a refusé de signer, c’est pour épargner à ses paysans, industriels et citoyens le sort peu enviable que leur réservent les APE Au Sénégal, pour éviter un tel sort à nos paysans, entreprises et citoyens, il faut s’opposer à la ratification et à la mise en œuvre des APE ! Nous appelons les partis politiques, leurs représentants à l’Assemblée nationale, les membres des mouvements sociaux, des organisations de la société civile, les citoyennes et citoyens de tout bord, à signer cette pétition pour dire avec force : NON AUX APE !

Premiers signataires :

Demba Moussa Dembélé, économiste, président d’ARCADE Ndongo Samba Sylla, économiste, chercheur à la Fondation Rosa Luxemburg Honorable Député Cheikhou Oumar Sy, Assemblée nationale, Sénégal Honorable Député Thierno Bocoum, Assemblée nationale, Sénégal Pr. Pierre Sané, ancien sous-directeur de l’UNESCO, président de Imagine Africa Institute Pr. Babacar Diop « Buuba », Université Cheikh Anta Diop Dr. Dialo Diop, Secrétaire général du RND Amacodou Diouf, président du CONGAD, président de AHDIS Elimane Haby Kane, président de LEGS Africa Bruno Sonko, économiste, chercheur à la Fondation Rosa Luxemburg Fadel Barro, Coordonnateur de « Yen a marre » Boubacar Boris Diop, écricain, lauréat du Prix du président de la République pour les lettres Mamadou Mbodji, Coordonnateur du M23 Alassane Guissé, Délégué général de Yooni Askanwi Pr. Seydi Ababacar Ndiaye, Secrétaire général du SAES, UCAD Pr. Idrissa BA, enseignant-chercheur, UCAD Pr. Felwine Sarr, économiste, écrivain, UGB Pr. Coumba Ndoffène Diouf, UCAD Amadou Ka nouté, Directeur exécutif de CICODEV-Afrique Lamine Diop, statistien-économiste, ancien directeur de la Statistique Pr. Thierno Dop, CESTI, UCAD Chérif Salif Sy, économiste, ancien Conseiller du président de la République Pr. Cheikh Kassé, enseignant-chercheur, UCAD Mouhamadou Tidiane Kassé, journaliste, éditeur, consultant média et formateur

Les activités des fondations liées à l’Open Society Institute pour neutraliser l’opposition de gauche aux mécanismes d’intégration UE.

Extrait de http://lesakerfrancophone.fr/comment-combattre-soros


Soros prétend combattre l’aile droite et les éléments conservateurs dans le monde en finançant les partis et mouvements de gauche et les partis sociaux-démocrates. C’est en fait un écran de fumée très habile qui sert à cacher qu’on ne promeut pas la gauche, mais qu’on la contrôle. Carl Gershman, président de longue date de la NED, fondation très liée à la CIA, a commencé ses activités anti-communistes pour le compte de la CIA comme directeur exécutif des Social Democrats USA (SDUSA), un parti ostensiblement de centre-gauche. SDUSA fut un moyen pour la CIA de contrôler les hommes de gauche modérés pour faire échec à l’influence des marxistes et des communistes au sein du Parti démocrate et des syndicats. La même tactique fut employée par Soros pour promouvoir le Democratic Leadership Council (DLC) qui a soutenu des politiciens pro-business, néo-conservateurs et néo-libéraux comme Bill et Hillary Clinton contre les politiciens démocrates anti-Wall Street et de sensibilité sociale. Aujourd’hui, on appelle cette manœuvre de Soros la Troisième voie.

Soros a réussi à infiltrer et à neutraliser un grand nombre de partis de gauche dans le monde et particulièrement ceux qui en Europe avaient critiqué les institutions et l’évolution de l’Union Européenne. Le parti Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, les Cinq Étoiles en Italie sont maintenant connus comme des Sorosites (ou des parasites), qui, comme leurs homologues trotskystes du siècle dernier, sont seulement intéressés à manœuvrer les mouvements de gauche pour qu’ils oublient leurs principes de base. Syriza, qui est arrivé au pouvoir sur un programme de rejet de l’austérité imposée par l’Union européenne, a très vite retourné sa veste pour approuver chaudement cette austérité. Podemos en Espagne fera de même si elle intègre un futur gouvernement. Tel un cancer mortel, Soros infiltre un organisme politique, l’infecte, et finalement le tue.


Je commenterai ce texte.

Je commence à le commenter le vendredi 16 septembre :

Pour ce qui est de Carl Gershman et ses activités anti-communistes au SDUSA, puis à la NED, puis ses activités anti-russes, il n’y a qu’à taper son nom sur un moteur de recherche pour vérifier que c’est vrai. Par exemple pour les activités anti-russes :
https://consortiumnews.com/2014/02/27/a-shadow-us-foreign-policy/

Pour les activités anti-communistes qu’il a mené en tant que responsable au SDUSA ( Social-Democrate of USA ) on peut lire sur wikipédia en anglais :

https://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Gershman#American_social_democracy:_YPSL_and_SDUSA

Acting as YPSL’s Vice Chairman at its 1972 December Conference, he wrote a thirteen-page, singly spaced, international-affairs document which called for the Cuba’s Castro regime to stop funding guerrilla movements and also for its « loosening the bonds » of repression; it was approved and an alternative document calling for the U.S. to recognize Cuba’s government was defeated. YPSL criticized the « New Politics » led by George McGovern, which had lost 49 of 50 states to Richard Nixon in the 1972 election.

At the Socialist Party Convention in December 1972, he introduced the international program, which was approved by a two to one vote; the losing alternative, proposed by Michael Harrington, called for an immediate withdrawal of U.S. forces from Vietnam, while the majority resolution called for a negotiated peace settlement.

Je traduis correctement ce texte dès que je peux. Pour la neutralisation des partis de gauche, il faudrait essayer de vérifier l’action des fondations liées à Georges SOROS, mais bien entendu, il y a aussi beaucoup d’autres causes que l’action des fondations liées à Georges SOROS.

Les activités de Carl Gershman, président de longue date de la NED, fondation très liée à la CIA, qui a commencé ses activités anti-communistes pour le compte de la CIA comme directeur exécutif des Social Democrats USA (SDUSA).

Traduction de
[i]Acting as YPSL’s Vice Chairman at its 1972 December Conference, he wrote a thirteen-page, singly spaced, international-affairs document which called for the Cuba’s Castro regime to stop funding guerrilla movements and also for its « loosening the bonds » of repression; it was approved and an alternative document calling for the U.S. to recognize Cuba’s government was defeated. YPSL criticized the « New Politics » led by George McGovern, which had lost 49 of 50 states to Richard Nixon in the 1972 election.

At the Socialist Party Convention in December 1972, he introduced the international program, which was approved by a two to one vote; the losing alternative, proposed by Michael Harrington, called for an immediate withdrawal of U.S. forces from Vietnam, while the majority resolution called for a negotiated peace settlement.[/i]

[u]Carl Gershman agissant comme vice-président de la Ligue des Jeunes Socialistes à leur congrès de décembre 1972, écrit une brochure de 13 pages concernant les affaires internationales qui demande au régime de Castro d’alléger la répression et d’arrêter de financer les mouvements de guérilla. Ce document fut approuvé et un autre document demandant au gouvernement américain de reconnaître le gouvernement cubain ne fut pas approuvé. La Ligue des Jeunes Socialistes a critiqué la « nouvelle politique » menée par George McGovern, qui avait perdu 49 des 50 États contre Richard Nixon dans l’élection de 1972.

Au congrès du Parti Socialiste de décembre 1972, il a présenté un programme international qui a été approuvé à 66 %. L’autre programme, proposé par Michael Harrington, demandait le retrait immédiat de l’armée américaine au Vietnam, tandis que le programme majoritaire demandait un accord de paix négocié.[/u]

C’est assez clair : Carl Gershman est de gauche en théorie, mais dans les faits il est anti-communiste, il parle de régime de Castro au lieu du gouvernement cubain, lui demande d’arrêter de financer les guérillas, il est contre le retrait sans conditions de l’armée amériacine du Vietnam, il est dans la ligne gouvernementale US, c’est un sous-marin du gouvernement US dans la Ligue des Jeunes Socialistes.

[font=arial]Participez à la publication de l’essai : « 30 bonnes raisons de sortir de l’Europe »[/font]

Bon l’auteur s’est trompé, c’est « 30 bonnes raisons de sortir de l’UE », puisque l’Europe est une notion géographique et que pour pour sortir de l’Europe, il faut partir et changer de continent ! Tandis qu’il est possible et souhaitable de sortir de l’Union Européenne parce qu’il s’agit d’une organisation politique qu’il est possible de quitter ou dissoudre. Mais bon ! Ceci a l’air intéressant :

http://www.ho-editions.com/editionparticipative/participez-a-la-publication-de-lessai

Lire la suite de l’histoire du livre ici :

http://www.olivier-delorme.com/odblog/index.php?2016/11/01/771-30-bonnes-raisons-de-sortir-de-l-europe

[font=Impact]Stathis Kouvélakis donne son point de vue sur l’enchaînement des évènement en Grèce, le rôle joué par les institutions UE : Commission, Eurogroup, BCE, quelles stratégies pour y échapper …
[/font]

Est-ce que je dois encore présenter Stathis Kouvélakis ? Professeur de philosophie au King’s College de Londres, ex-membre de Syriza, membre d’Unité Populaire, un nouveau parti issu de la gauche de Syriza dont beaucoup de membres sont favorables à la sortie de l’euro et de l’UE. Il est ici interrogé par Aude Lancelin, j’ai toujours un petit choc dans la région du coeur quand je la vois, et par Alain Badiou.

Durée : 1h 29 mn 07 s Youtube ID = 9C1ijlS5hyo
https://www.youtube.com/watch?v=9C1ijlS5hyo

Ou cliquez sur l’image pour lancer la vidéo et faites circuler parmi vos proches :

Les mobilisations contre la loi El Khomri ont échoué, notamment, parce qu’elles ont systématiquement passé sous silence la dimension européenne de cette affaire. La loi El Khomri ressemblait à des mesures prises ou en préparation dans les autres pays de l’Union Européenne et, en réalité, n’est que la suite de l’exécution des accords du Conseil Européen de Barcelone de mars 2002.

Des mobilisations de dimension européenne auraient été nécessaires, à commencer par des actions communes France - Belgique (la Belgique se trouvant simultanément confrontée à un projet de loi analogue). Mais sur la dimension européenne de l’affaire, les communiqués intersyndicaux ont systématiquement gardé le silence.

Le Conseil Européen de Barcelone s’est tenu sous la « gauche plurielle » de Jospin, juste avant les élections présidentielles de 2002. Le droit du travail, les prestations sociales, les retraites… en ont été les cibles. Deux ans plus tôt (mars 2000), une stratégie de marchandisation et privatisation de l’éducation avait été adoptée (également sous Jospin) au Conseil Européen de Lisbonne.

C’était une période où, en France, la « gauche de la gauche » faisait partie du gouvernement.

Et c’est sous une présidence européenne française « de gauche » (Jacques Delors), que l’Acte Unique Européen avait été adopté déjà en 1986 (sous Mitterrand, donc). Qui en parle, alors que cet Acte contient déjà les ingrédients de base de la stratégie de casse sociale développée par la suite ? Et quelle mobilisation politique et syndicale s’y est opposée en temps utile ?

[align=center]Fillon ne fait que vouloir appliquer la ligne décidée par l’UE :[/align]

http://la-sociale.viabloga.com/news/fillon-petain-ou-juncker

[font=arial][color=#111100][size=11]Extrait :
Fillon veut aller au bout de ce qui a été engagé par les gouvernements Hollande. Au bout de la loi El Khomry, qu’il veut prolonger, au bout de la mise en cause des retraites, au bout de la liquidation des services publics, au bout du projet Note-Dame des Landes et des « partenariats publics-privé », au bout de l’attaque contre les fonctionnaires et en particulier les enseignants et au bout de la destruction de la Sécu au profit des « mutuelles », c’est-à-dire des assurances privées, toutes choses engagées d’ores et déjà. Par exemple, Fillon, si par malheur il était élu, s’appuierait tout simplement sur le dispositif des mutuelles obligatoires mis en place par Hollande-Touraine. Les 22 000 lits d’hôpital à supprimer d’ici 2018, ce n’est pas Fillon qui les as inventés. La mise en cause des professeurs, c’est déjà le décret Hamon (appuyé par la FSU) qui l’a engagée. Bref Fillon est dans la même logique que l’actuel gouvernement mais veut seulement la pousser au bout et l’aggraver. Les pitoyables campagnes du PS sur le thème « au secours la droite revient » n’y pourront rien.

Pourquoi en est-il ainsi ? Tout simplement parce que Fillon propose que la France devienne le premier de la classe dans l’application des directives européennes et du pacte de stabilité. Il veut mettre en œuvre tout ce que notre gouvernement « socialiste » a voté à Bruxelles. Rien de plus ! Critiquer Fillon et soutenir Juncker, c’est se moquer du monde. C’est pourquoi ceux qui caractérisent Fillon comme « souverainiste » disent n’importe quoi. Ce n’est parce que Fillon, homme aux fidélités successives, a été jadis proche de Seguin qu’il défendra la souveraineté nationale, notamment contre Merkel dont il promet d’être un fidèle.

Bref, ce n’est pas avec des injures (« Fillon-Pétain ») et des absurdités que l’on pourra combattre Fillon, mais en opposant une ligne politique claire, tout aussi claire et aussi franchement favorable aux travailleurs dépendants et indépendants, que l’est la ligne Fillon en faveur des privilégiés et du capital.[/size][/color][/font]

[align=center]Conférence internationale du Réseau Européen de Recherche sur les Politiques Économiques et Sociales les 2 et 3 décembre 2016: European Research Network on Social and Economic Policy[/align]

Présentation de la conférence par les organisateurs :

[i]Les 2 et 3 décembre 2016, l’équipe parisienne d’EReNSEP* organise une conférence internationale intitulée «La France et l’Europe après le Brexit». L’ère de la mondialisation capitaliste, de la financiarisation de l’économie et de l’adhésion aveugle aux marchés touche à sa fin. Les exigences de rétablissement d’un contrôle public des marchés, de restructuration et de démocratisation de l’État, de résolution des défis écologiques et de renforcement de l’économie sociale ne cessent de croître. Ces questions seront au centre des discussions lors de cette rencontre.

L’Europe est entrée dans une période critique. L’échec de l’Union économique et monétaire est un fait irrémédiable, les économies européennes sont en berne, la colère et l’indignation montent chez les travailleur-euse-s. Malheureusement, à ce jour, c’est principalement l’extrême-droite, voire le fascisme, qui bénéficie de cette situation. La gauche européenne paie le prix de sa malheureuse acceptation de l’idéologie européaniste, de son adhésion à l’Union européenne et à l’Union économique et monétaire, de sa résignation implicite au mantra néolibéral du «Il n’y a pas d’alternative».

Les nuages s’amoncellent au-dessus de l’Europe, et la France sera probablement l’un des épicentres de l’orage à venir. Mais il est encore temps pour la gauche de reprendre la direction des évènements. Pour cela, il est urgent qu’elle renouvelle son discours, ses pratiques et ses propositions économiques, sociales et politiques.[/i]

http://www.erensep.org/index.php/en/events/250-la-france-et-l-europe-apres-le-brexit

Bonne initiative, mais trop tardive pour beaucoup de gens qui sont allés réfléchir ailleurs. Le temps perdu d’une partie de la gauche risque d’avoir du mal à être rattrapé.

[align=center]La victoire du « non » et la défaite de Renzi[/align]

La victoire massive du « non » au référendum italien, avec plus de 59% des suffrages, vient de déclencher le mécanisme d’une bombe à retardement au sein de la zone euro et de l’Union européenne. L’ensemble des facteurs d’instabilité et de crise qui marquent cette zone va ressurgir à l’occasion de ce vote. Nous allons assister au déploiement d’un drame en plusieurs actes.

Une défaite pour Matteo Renzi
Le premier acte en est indiscutablement la démission du Premier-ministre italien, M. Matteo Renzi. Ce dernier était vu par les responsables des institutions européennes et par les dirigeants des principaux pays de l’Union européenne, comme un garant des réformes à imposer à l’Italie. Or, et la campagne référendaire l’a montré, ce sont ces réformes qui ont mobilisé les électeurs pour le « non ». Renzi a commis l’erreur de vouloir faire de ce vote un plébiscite de sa politique. Elle a été nettement rejetée. Or, sa politique, et ce fut aussi largement dit dans la campagne, était l’application à l’Italie du cadre disciplinaire conçu à Bruxelles et à Berlin. La victoire du « non » est ainsi directement une défaite pour les européistes d’Italie et d’ailleurs.

Il n’est pas dit que des élections immédiates suivent la démission de Renzi. Il peut « gérer les affaires courantes » pendant plusieurs semaines, ou le président de la république italienne peut tenter une formule de replâtrage avec un des ministres du gouvernement de Renzi. L’idée étant de « tenir » jusqu’en 2018 et d’éviter des élections anticipées. Il est peu probable cependant qu’un gouvernement de transition tienne plus que quelques mois. Des élections sont donc à venir en 2017 en Italie.

La montée des tensions dans la zone Euro
Mais, la situation de l’Italie est aujourd’hui à un point critique pour ce qui concerne son économie et ses banques. Le Monte dei Paschi di Siena, la plus ancienne des banques italiennes, doit émettre 5 milliards de titres cette semaine. Dans le contexte politique créé par l’échec cuisant du référendum, cela ne se fera pas sans difficultés. Plus globalement, le plan – fort complexe – de règlement du problème des mauvaises dettes accumulées dans le système bancaire italien est lui aussi mis en cause. On sait que pour le Monte dei Paschi di Siena ces dettes se montent à 27,7 milliards. Le deuxième acte se jouera sur l’économie et il faudra suivre dans les jours qui viennent comment évolueront les taux de la dette à dix ans de l’Italie. Ce pays est, après la Grèce, le plus endettée de la zone euro. Or, l’Allemagne refuse tout sauvetage global du système bancaire italien, tout comme elle refuse un règlement global de la dette grecque par la voie d’une annulation d’une partie de ces dettes, ce qu’exige désormais le FMI. La combinaison de ces deux problèmes, la situation italienne et le bras de fer entre l’Allemagne et le FMI sur la Grèce, est grosse d’une nouvelle crise de l’euro.

Vers un changement majeur en Italie ?
Le troisième acte se jouera devant les électeurs italiens. Les élections à venir en Italie, et bien des choses ici dépendent de la volonté non seulement des partis au pouvoir mais aussi de certains partis d’opposition, vont probablement montrer des changements importants. Si les élections devaient avoir lieu rapidement, il est probable que le M5S de Beppe Grillo aurait une large majorité au Parlement, voire une majorité absolue. C’est pour cela que les élites au pouvoir ont une telle peur de ces élections. Si ces dernières sont repoussées de 6 mois, voire de 9 mois, la possibilité que la Ligue de Salvini (ex Ligue du Nord) prenne de l’ampleur n’est pas à écarter. Le système électoral italien est complexe, et le jeu des partis l’est encore plus. Mais, une chose est claire : le consensus austéritaire et européiste est en train de se fracturer. A l’horizon se profile la question du maintien, ou non, de l’Italie dans la zone euro. Le débat est plus avancé qu’il ne l’est en France. Un nombre grandissant d’acteurs et de responsables a compris que l’Italie DOIT sortir de l’euro. Mais, le problème pour eux est de savoir comment.

Cela implique, et c’est le quatrième acte, que les conséquences pour la France seront importantes. Je l’ai déjà écrit. En un sens, la défaite de Renzi est aussi la défaite de l’austérité, et donc celle de Fillon. Il faudra voir comment ce dernier va réagir et s’il va recomposer son projet économique. Mais, en tout état de cause, la victoire du « non » au référendum italien ouvre un espace important aux forces qui en France contestent l’euro et l’union européenne.

Source secondaire : http://tendanceclaire.org/breve.php?id=21692
Source primaire : La victoire du « non » et la défaite de Renzi – RussEurope

[align=center]Comprendre et soutenir le Brexit pour préparer le Frexit[/align]

Le vote des Britanniques pour la sortie de l’Union européenne a sonné comme un coup de tonnerre. Ce sont les classes populaires qui ont voulu le Brexit, signifiant ainsi leur refus des politiques néolibérales menées avec violence depuis des décennies.

Mais la route est longue pour atteindre la sortie effective. Les obstacles se multiplient. Les classes dirigeantes rechignent. L’article 50 du Traité de Lisbonne se révèle, comme le Pardem ne cesse de le dire depuis des mois, inefficace et dangereux.

Antony Coughlan, irlandais, directeur de The National Platform EU Research and Information Centre, professeur associé émérite au Trinity College Dublin, était invité à l’Université d’automne du Pardem en novembre 2016. Il explique notamment qu’après la Grande-Bretagne l’Irlande, à son tour, devra sortir de l’Union européenne.

Jacques Nikonoff, rappelle la position de soutien au Brexit du Pardem et revient sur quelques faits marquants et les positions de Charles de Gaulle.

Pour voir et écouter les vidéos cliquez sur les liens :

Introduction de Jacques NIKONOFF - Le Brexit, processus, conséquences.

Intervention d’Antony COUGHLAN - Le Brexit, processus, conséquences.

Échange avec salle - Le Brexit, processus, conséquences.

Les « Loi Travail » imposées par l’UE et le FMI :
http://www.cadtm.org/Podcast-du-LCD-Tour-d-Europe-des
Le podcast en lui-même dure 55 mn.

La tyrannie de classe UE ( poliment dénommée déficit de démocratie ) en Grèce et par ricochet dans l’ensemble des pays différents de l’UE : http://www.cadtm.org/Grece-democratie-introuvable

De 2014, Jacques Nikonoff dit ce qu’il pense des élections européennes et de l’Union Européenne :
https://www.youtube.com/watch?v=12_0nV6ns1w Durée 47 mn

[align=center]La Banque centrale européenne injecte des milliards dans les multinationales les plus polluantes.[/align]

par Olivier Petitjean 20 décembre 2016

[font=arial][color=#111100][size=11]La Banque centrale européenne (BCE) a lancé début 2015, après des mois de tergiversations, un programme de quantitative easing (« littéralement, « assouplissement quantitatif ») pour contrer la spéculation sur les dettes souveraines et conjurer le spectre d’une déflation. Conçu comme une réponse à la crise qui perdure depuis 2008, ce dispositif permet d’acheter des actifs avec de la monnaie spécialement créée, donc d’injecter de l’argent dans les circuits de l’économie pour tenter de la relancer. Jusqu’à présent, il s’agissait principalement de racheter des obligations souveraines – les dettes des pays membres – et de prêter de l’argent à faible taux aux grandes banques du continent. Mais depuis juin dernier, la BCE s’est également lancée dans le rachat d’obligations d’entreprises, via six banques centrales nationales dont la Banque de France.

Or selon les analyses de l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO), la liste des bénéficiaires de ce programme de rachat d’obligations d’entreprises est largement dominée par l’industrie pétrolière, suivie de près par les industries de l’automobile et des autoroutes, mais aussi du luxe, de l’armement et des casinos. Pour CEO, il s’agit « fondamentalement d’une forme de subvention accordée aux plus grands acteurs du marché européen ». Au 25 novembre dernier, pas moins de 46 milliards d’euros ont déjà été injectés dans ce programme. La somme pourrait atteindre 125 milliards d’ici septembre 2017 !

« Il est impossible de justifier ces investissements »

Cette injection de « liquidités » dans l’économie européenne ne servira pas à améliorer la qualité de vie des citoyens du continent, ni à amorcer une transition vers un modèle de développement moins polluant. Le manque de transparence de la BCE ne permet pas de connaître les montants en jeu, mais CEO est en mesure d’identifier les principaux bénéficiaires du programme (voir la liste détaillée ici). On y retrouve les grands groupes pétroliers et énergétiques européens : Shell a bénéficié de onze opérations d’achats d’obligations, seize pour la compagnie pétrolière italienne Eni, ou sept pour Total. 53% des bénéficiaires espagnols du programme d’achat d’obligations et 68% des bénéficiaires italiens représentent le secteur gazier !

Bref, souligne CEO, la Banque centrale européenne démontre « un intérêt privilégié pour les entreprises qui contribuent le plus au changement climatique », en contradiction avec les objectifs climatiques affichés par l’Union et ses États membres. Même constat en ce qui concerne le secteur des autoroutes et l’industrie automobile, elle aussi favorisée avec quinze opérations pour Daimler et BMW, sept pour Volkswagen, trois pour Renault. Sans parler des opérations encore plus troublantes, comme les rachats d’obligations de Ryanair – une compagnie aérienne régulièrement dénoncée pour ses pratiques fiscales et ses atteintes aux droits des travailleurs –, du secteur du luxe avec LVMH, d’une entreprise d’armement comme Thales, ou encore de Novomatic, spécialisés dans les jeux d’argent et les casinos.

Explications de la BCE [1] : ses rachats d’obligations ne visent que des « objectifs monétaires ». Pour Kenneth Haar, qui a réalisé l’étude du CEO, il serait temps d’introduire d’autres critères. « De quelque manière que l’on considère les choses, il est impossible de justifier ces investissements. Cela aurait été tellement plus sensé d’utiliser ces milliards d’euros pour créer des emplois dans des secteurs favorables à l’environnement. »

Olivier Petitjean

Source : [/size][/color][/font] http://www.bastamag.net/La-Banque-centrale-europeenne-injecte-des-milliards-dans-les-entreprises-les

Ce que font les orientations de la Commission Européenne et les lobbys du grand capital aux hôpitaux :

https://www.youtube.com/watch?v=WZwbeQccZdQ

« Pour les institutions de l’Union Européenne la vie des personnes est moins prioritaire que la bonne santé de l’industrie chimique »

L’Union européenne n’a toujours pas réglementé l’usage des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques aux effets sanitaires colossaux utilisées dans de très nombreux produits de consommation courante. Malformations, cancers, obésité… Les perturbateurs endocriniens sont pourtant à la source de bien des maux. Ce retard, qui vient d’être condamné par la justice européenne, ne doit rien au hasard. Les industries de la chimie, des pesticides ou du plastique pratiquent un lobbying intensif, et entravent toute avancée sérieuse. La journaliste Stéphane Horel a décrypté dans un ouvrage intitulé Intoxication ce lobbying et ces objectifs. Entretien :

http://www.bastamag.net/A-Bruxelles-la-vie-des-personnes-est-moins-prioritaire-que-la-bonne-sante-de-l

[align=center]Un entretien de Frédéric Lordon à Télérama [/align]

Extrait :

[…]Rompre avec l’obsession « Europe », et avec les apories, les contradictions irréductibles de l’appartenance à ce « club » mal défini, libère notre regard dans d’autres directions pour envisager, avec une égale ambition, d’approfondir les relations par exemple avec l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, ou la Russie. Il nous redevient également loisible de penser les relations inter-nationales sous les formes les plus variées qui soient, éventuellement au cas par cas, et non sous la forme de l’encasernement et du régime unique obligatoire. Perspective qui a au moins le mérite de faire droit à cette prémisse fondamentale que tous les peuples ne conviennent pas entre eux sous tous les rapports. […]

Entretien dans son intégralité ici : http://www.telerama.fr/idees/frederic-lordon-economiste-l-europe-est-devenue-un-fetiche-encombrant,112793.php

Une critique de la Tendance Claire du NPA a propos du programme de Jean-Luc Mélenchon concernant l’Union Européenne :
http://tendanceclaire.org/article.php?id=1153
Si la direction du NPA est ambiguë sur l’UE, nous pouvons nous réjouir qu’au moins une tendance fait l’effort d’avoir les idées claires sur l’UE.

Un décryptage des positions de Jean-Luc Mélenchon vis à vis de la stratégie à adopter concernant l’Union Européenne de la part d’un adhérent de l’Union Populaire Républicaine :
https://www.upr.fr/actualite/election-presidentielle-2017/decryptage-programme-de-jean-luc-melenchon-sur-europe
Jean-Luc Mélenchon fait l’effort inverse, il fait l’effort de nous enfumer de la manière la plus subtile qu’il puisse trouver, désolé Jean-Luc, certains courants politiques, mêmes opposés sur différents domaines, ont vu clair malgré la fumée.

Un nouveau site Internet pour le mensuel papier Ruptures, rappelons que Ruptures critique d’un point de vue social et démocratique le principe de la « construction européenne » :
https://ruptures-presse.fr/
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Certains comme Jean-Luc Mélenchon ou Jacques Généreux disent qu’ils vont appliquer un Plan A, c’est à dire renégocier les traités européens. Mais c’est prendre ses désirs pour de réalités. En 1997 Lionel Jospin avait dit qu’il renégocierait le Traité d’Amsterdam, il n’a obtenu que des éléments de langage pour mieux faire la pédagogie de ce traité aux citoyens français de la part de ses autres partenaires et de la Commission. Idem pour Cameron le premier ministre britannique qui n’avait obtenu que des astuces sémantiques en contrepartie de sa volonté de renégociation. De là, il a eu du mal à argumenter en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’UE. Idem pour Hollande qui devait renégocier le pacte de stabilité après son élection en 2012 et qui n’a même pas essayé de négocier quoi que soit. Cela a continué avec Alexis Tsipras qui malgré le référendum de juillet 2015 n’a rien obtenu et même aggravé la situation de la Grèce.

Voir la dictature UE et le délabrement conçu et appliqué par l’UE-FMI-BCE en Grèce : http://www.greekcrisis.fr/2017/03/Fr0595.html#deb

Juncker a été clair : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Voter Mélenchon quel que soit son sympathique mais inconséquent programme, c’est s’exposer comme le peuple grec à des rétorsions puisque nous resterions dans le carcan UE. Des rétorsions sous formes d’amendes infligées par la Cour de Justice de l’Union Européenne pour désobéissance aux traités et plus subtil des difficultés de financement de la dette publique que la BCE se plairait à amplifier pour exercer un chantage sur la présidence de Jean-Luc Mélenchon. Une crise de la dette française à répétition jusqu’à capitulation de la présidence de Jean-Luc Mélenchon. Avec une austérité à la Tsipras en bout de course. Je ne crois pas qu’il s’agit d’une situation que voudrait connaître les français, ni aucun autre peuple. Se mettre à l’abri des rétorsions en se retirant de l’Union Européenne par l’article 50 du Traité sur l’Union Européenne me semble plus judicieux. C’est ce que propose François Asselineau de l’Union Populaire Républicaine :

https://www.youtube.com/watch?v=3JUnJlLJPSY
Durée : 7 mn 50 s

D’autres partis, le PARDEM,le PRCF ont proposés de se retirer de l’UE,
http://pardem.org/programme/intitule-des-10-parties-du-programme

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/info-luttes-lurgence-sociale-sortie-unilaterale-immediate-de-leuro-de-lue-de-lotan-n-11-mars-2017/

mais le PARDEM n’est pas présent dans cette campagne présidentielle et le PRCF se rallie à Jean-Luc Mélenchon.

La xénophobie du président de l’eurogroup Jeroen Dijsselbloem :

Où est encore confirmé le caractère punitif de cette « construction » et de son dérivé monétaire : l’euro.