1B Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir

Voici un travail proposé par la section philo de l’université Paris 8 sur le Tirage au sort. (Comme le texte propose aussi des liens amenant à des explications, je vous mets aussi le lien de la page pour pouvoir y accédé.) http://www.paris-philo.com/article-autonomie-et-hierarchie-16-tirage-au-sort-68732220.html

Sur la page d’accueil du blog (en bas) http://www.paris-philo.com/

Vous trouverez aussi d’autres textes intéressants concernant la Démos Cratos :

  • DEMOCRATIE 3.0 / La république est une oligarchie.

  • HISTOIRE / La révolution française expliquée à travers Robespierre. (Une nouvelle conférence de Guillemin)

Bonne lecture.

Dimanche 6 mars 2011
AUTONOMIE ET HIERARCHIE 16 / Le tirage au sort (1)

Si la deuxième démocratie passe par la mise en place du tirage au sort ce que refuseront les tenants de la démocratie représentative (ou de l’oligarchie des forces dominantes toujours conservatrices - qui font lobby - il faut bien comprendre que la foule des gens s’illusionne encore d’humanité et de repos plutôt que de « liberté » et d’effort surhumain pour la maintenir… car il y aura une guerre toute d’irréductibilité gauloise contre les forces réactives qui pensent pétrole et profit à court terme avec leur cerveau fossile soutenus par la servitude volontaire des cerveaux vgétatifs (Fédier-Zagdanski). Nous retiendrons cet échange de Sloterdijk lors de la sortie de son second volume des Sphères à savoir Globe :

« La deuxième démocratie c’est l’arrière fond de nos soupçons et de nos doutes car nous commençons aujourd’hui à nous poser des questions sur la rationalité et la faisabilité de cette deuxième démocratie. Le monde contemporain est peuplé par des individus qui sont pour ainsi dire très déçus de la société. La religion de la société n’était pas vraiment un ersatz, un succédané suffisant pour ce que l’ancienne religion pouvait fournir. Dans la mesure où ce doute se répand, tout le monde commence à se demander est-ce que peut-être on a abandonné l’autre système immunitaire symbolique (le système métaphysique) de façon un peu trop rapide. Peut-être a-t-on frivolement abandonné quelque chose de très utile dans le triomphalisme de la nouvelle religion sociale et au moment où les membres de la société adorent la cohérence sociale sous le nom de solidarité, où cette nouvelle religion se décompose et où la désolidarisation fait des progrès vertigineux, il vaut mieux se rappeler une époque où les individus comme les groupes ont trouvé leur salut dans une forme de transcendance ou une forme de cohérence alternative. Ceux sont les membres communautés de nos jours qui résistent le mieux à l’athéisme social qui règne un peu partout dans le monde occidental… Les derniers membres des communautés résistent mieux que ceux qui se sont jetés dans un solidarisme vide, d’un solidarisme abstrait, un culte de la déesse Humanité, dont ont comprend aujourd’hui qu’on était un peu trop frivole en comprenant aujourd’hui qu’elle ne pourrait vraiment remplacer l’ancien système. » - Peter Sloterdijk

La phase nihiliste que nos traversons est celle de l’inhumanité (dont les tenants furent Céline, Foucault, Badiou, Caron en ce qu’il exècre l’humanité). Cet extrait symptmatique de Sloterdijk produit la même erreur que Castoriadis et se suivants, on se crispe sur l’humanité au lieu d’aller dans le sens de la Terre, à savoir - littéralement - le Surhomme.

L’une des propositions politiques qui repose en fait sur le renforcement double de ce que l’on appelait dans l’antiquité la démocratie et l’aristocratie et celle du tirage au sort. il y a deux attitudes vis-à-vis de l’admission au sein de la politique du tirage au sort :

  • Celle de Castoriadis (qui relève selon moi du faux dilemme entre politicien/philosophe et expert c’est-à-dire entre généraliste et spécialiste). Castoriadis défend ainsi le tirage au sort de gouvernant et l’élection des experts

  • Celle de Rancière qui parce il refuse une spécificité des experts et souhaite imposer le tirage au sort partout est une éloge de l’incompétence. Plus exactement, Rancière rejette toute forme de légitimité (hors un expert est avant celui qui connaît les règles d’une discipline pour y être confronté dans la pratique). Cette éloge de l’incompétence est une attaque à laquelle sont habitués les ranciéristes (par exemple ici).

Il me faudrait développer sur Rancière mais vous aurez quelques élément ici (notamment la vaine contre-argumentation à le critique pour incompétence) ou en cherchant « tirage au sort Rancière ».

"Ce dilemme est posé depuis Platon. Platon disait que les philosophes doivent régner, eux qui sont au-dessus des spécialistes. Dans la théorie de Platon, ils ont une vue du tout. L’autre terme de l’alternative c’était la démocratie athénienne. Qu’est-ce qu’ils faisaient, les Athéniens ? Voilà quelque cse de très intéressant. Ce sont les Grecs qui ont inventé les élections. Ca c’est un fait historiquement attesté. Ils ont peut-être eu tort, mais ils ont inventé les élections ! Qui est-ce qu’on élisait à Athènes ? On n’élisait pas les magistrats. Les magistrats étaient désignés par tirage au sort ou par rotation. Pour Aristote, souvenez-vous, un citoyen c’est celui qui est capable de gouverner et d’être gouverné. Tout le monde est capable de gouverner donc on tire au sort. Pourquoi ? Parce que la politique n’est pas une affaire de spécialiste. Il n’y a pas de science de la politique. Il y a une opinion, la doxa (1) des Grecs, il n’y a pas d’épistémè

Je vous fais remarquer d’ailleurs que l’idée qu’il n’y a pas de spécialiste de la politique et que les opinions se valent c’est la seule justification raisonnable du principe majoritaire. Donc chez les Grecs le peuple décide et les magistrats sont tirés au sort ou désignés par rotation. Il y a des activités spécialisées parce que les athéniens n’étaient pas fous, ils ont quand même fait des choses assez considérables, ils ont fait le Parthénon, etc… Pour ces activités spécialisées, la construction des chantiers navals, la construction des temples, la conduite de la guerre, il faut des spécialistes. Donc, ceux-là, on les élit. C’est ça, l’élection. Parce que l’élection, ça veut dire l’élection des meilleurs. Et sur quoi on se base pour élire les meilleurs ? Eh bien là, intervient l’éducation du peuple car il est amené à choisir. On fait une première élection, on se trompe, on constate que par exemple Périclès est un déplorable stratège, eh bien on ne le réélit pas, ou même on le révoque. Mais cette doxa, cette opinion dont on peut postuler qu’elle est également partagée, c’est bien sûr un postulat tout à fait théorique. Pour qu’il ait un peu de chair il faut que cette doxa soit cultivée. Et comment peut être cultivée une doxa concernant le gouvernement ? Eh bien en gouvernant. Donc la démocratie -c’est ça l’important- est une affaire éducationnelle des citoyens, ce qui n’existe pas du tout aujourd’hui.

Récemment, un magazine a publié une statistique indiquant que 60% des députés avouent qu’ils ne comprennent rien à l’économie. Des députés en France qui vont décider, qui décident tout le temps ! Ils votent, ils augmentent les impôts, ils les diminuent, etc… En vérité, ces députés, tout comme les ministres, sont asservis à leurs techniciens. Ils ont leurs experts mais ils ont aussi des préjugés ou des préférences. Et si vous suivez de près le fonctionnement d’un gouvernement, d’une grande bureaucratie -moi je l’ai suivi dans d’autres circonstances- vous voyez que ceux qui dirigent se fient aux experts, mais ils choisissent les experts qui partagent leurs opinions. Vous trouverez toujours un économiste pour vous dire : « Oui, oui, il faut faire ça ». Ou un expert militaire qui vous dira : « Oui, il faut l’armement nucléaire » ou « il ne faut pas d’armement nucléaire ». N’importe quoi. C’est un jeu complètement stupide et c’est ainsi que nous sommes gouvernés actuellement. Donc dilemme de Morin et de Platon, spécialiste ou généraliste. Les spécialistes au service des gens, c’est ça la question. Pas au service de quelques politiciens. Et les gens apprenant à gouverner en gouvernant."

Castoriadis ajoute un élément important et qui est peut-être marqué par la phase que nous traversons actuellement et que reflète l’entretien de castoriadis : le passage du paradigme homme au paradigme Terre avec cette spécificité que contrairement à l’homme, il n’y a pas de sous-terre ou de Surterre. « Mais l’homme est un animal religieux. C’est pas un compliment mais… - Pas du tout un compliment. Aristote que je n’arrête pas de citer et que je vénère énormément a dit une seule fois une chose qui est vraiment une grosse… bon on ne peut pas dire bourde quand il s’agit d’Aristote, mais tout de même. Quand il dit: L’homme est un animal qui désire le savoir , c’est faux. L’homme n’est pas un animal qui désire le savoir. L’homme est un animal qui désire la croyance, qui désire la certitude d’une croyance, d’où l’emprise des religions, d’où l’emprise des idéologies politiques. Dans le mouvement ouvrier au départ, il y avait une attitude très critique. Quand vous prenez les deux premiers vers de l’internationale qui est quand même le chant de la Commune, prenez le deuxième couplet : « Il n’est pas de Sauveur suprême ni Dieu -exit la religion- ni César ni tribun » -exit Lénine !- Mais il y a ce besoin de croyance. Aujourd’hui, en quoi sommes-nous plus sages qu’en Mai 1968 ? Je crois que peut-être le résultat, à la fois des suites de Mai et de l’évolution dans les pays de l’Est et de l’évolution en général de la société font que les gens sont devenus, je pense, beaucoup plus critiques. Ca, c’est très important. Bien sûr il y a une frange qui cherche toujours la foi. La scientologie, les sectes, ou le fondamentalisme, ça c’est dans d’autres pays, pas chez nous, pas tellement. Mais les gens sont devenus beaucoup plus critiques, beaucoup plus sceptiques. Ce qui les inhibe aussi pour agir. Périclès dans le discours aux Athéniens dit : Nous sommes les seuls chez qui la réflexion n’inhibe pas l’action. C’est admirable ! Il ajoute : Les autres, ou bien ils ne réfléchissent pas et ils sont téméraires, ils commettent des absurdités ou bien, en réfléchissant, ils arrivent à ne rien faire parce qu’ils se disent : il y a le discours et il y a le discours contraire . Or actuellement on traverse aussi une phase d’inhibition, c’est sûr. Mais il faut comprendre, chat échaudé craint l’eau froide. Ils ont goûté tout ça, ils se disent : les grands discours et tout le reste, bof !. Effectivement, il ne faut pas de grands discours, mais il faut des discours vrais. »

Il n’y a pas besoin de véridiction mais de délibération (ce qui n’est pas la même chose que le débat pseudo-démocratique car même l’oligarchie à travers ses intellectuels réactionnaires est capable de débattre). La vérité n’est ni l’intérêt ni l’importance. La vérité n’est pas porteuse de sens mais au contraire une capture par chute et effondrement dans une sous-détermination et le forçage à terme par le biais de prescriptions (qui sont l’affaire de spécialistes - médecins, architectes, etc…) et de mots d’ordre. Une manière en retour de se venger sur le « réel », de produire des déterminations sous couvert de vérité. Mais il y a là un nihilisme décadent, une vanité quant à la vie qui a du mal à cacher ses atours et ses travers. Toutes les « subjectivités » qui disent dire le vrai (en se reposant sur l’argument d’autorité Platon ou Aristote - cf. Rancière, Badiou, Castoriadis) sont dans la capture imaginaire du symbolique et produisent tôt ou tard du réactif plutôt que d’indiquer ce qui a d’importance. Comme le fait de stimuler les aristocrates que sont les gens de métier, en imposant la nébuleuses des désirs farfelus par le tirage au sort, car forcément celui-ci aura ses travers mais il seront moindre pour la Terre que les travers du Gaullo-Communsime qui a conduit et qi s’est surtout reposé sur la Françafrique.

De l’intellectualisme sans intérêt si tu veux mon avis Patrick :wink: Si la philosophie est la recherche de la vérité, un texte remplit d’affirmations gratuites n’a rien de philosophique. Je le classerai plus comme un article d’opinion agrémenté de citations et de verbiage compliqué pour se donner un air savant.

C’est pas faut, mais certains peuvent y trouver de l’intérêt. Et surtout il y a d’autres liens intéressants.

Merci Patrick

Je pense au contraire que ces différents travaux nous seraient très utiles parce qu’ils parlent de nous, nous soucieux de l’organisation du vivre ensemble par le biais de la démocratie. Qu’ils soient un peu difficiles à saisir est un fait mais qui ne suffit pas me semble-t-il à justifier la paresse à leur égard. Si s’instruire était une chose commode, tout le monde le serait à niveau égal, or on constate plutôt le contraire aujourd’hui. Par exemple, la seule nuance présentée dans ce texte à l’égard de la notion de vérité serait utile à un analphabète convaincu que celle-ci est une et indivisible, cernée et évidente, au point d’en faire l’argument central d’un raisonnement. Par exemple.

Il faut bien comprendre que la foule des gens s'illusionne encore d'humanité et de repos plutôt que de "liberté" et d'effort surhumain pour la maintenir.
[b] [/b]Vous n'avez pas la même impression? Les valeurs humanistes établies sur les derniers siècles sont répétées - ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi - mais pour finalement occuper seules l'ensemble du champ des valeurs modernes au détriment d'autres: le recours systématique aux accusations de xénophobie est très symptomatique, comme l'est, en regard, le peu de conséquences sociales du recul permanent de la liberté de la presse. [b] [/b]Dieudonné est une excellente illustration: pour ne pas nuire à de potentielles victimes de son antisémitisme, on lui interdit de parler. La liberté d'expression est sacrifiée sur l'autel du droit des victimes. Or Dieudonné semble pourtant poser un problème crucial à notre société, un problème qui mériterait débat et un débat qui saurait mobiliser l'essentiel des citoyens sur des valeurs que nous sommes tous capables d'appréhender, mais que les inquisiteurs de l'humanisme bon teint nous interdisent et c'est bien là que le bât blesse: le baillonnement de tout débat qui remettrait en question la sujétion de notre civilisation à la seule DUDH. Baillonnement dont nous, citoyens, nous accommodons sans problème. [b] [/b]C'est en cela que nous nous [i]illusionnons d'humanité[/i] car au prétexte de défendre les valeurs humanistes, nous ne nous sentons plus obligés de défendre notre liberté. Tant mieux peut-être parce que celle-ci exigerait de nous des efforts, alors que l'humanisme est déjà bien défini, cerné et qu'il suffit d'agiter le spectre de la Shoa pour faire taire une conversation et décourager tout contrevenant. À moins que le problème ne soit justement notre refus de la nuance, de l'effort d'instruction, d'éducation? Et que finalement notre tendance à poursuivre une vérité sans amendement, méthodique, fait de nous un peuple docile, divisé, incapable de protester et finalement collaborateur de la situation économique, politique et morale actuelle. D'aucuns l'ont déjà très bien compris ici.

L’extrait de Sloterdijk évoque que nous serions tentés par de nouvelles expériences démocratiques parce que notre modèle social laïque, qui a remplacé celui soumis à l’église, ne nous donne pas satisfaction. Sloterdijk parle de religion de la solidarité et de déesse de l’humanité parce que c’est bien ce qui devait remplacer les effets de notre précédente dévotion à Dieu pour créer de la cohésion sociale. Seulement, notre échec est cuisant au point que Le Cazals nous parle de notre époque en termes de phase nihiliste de l’inhumanité! La violence de certains échanges sur ce forum, la volonté farouche de certains à imposer leur pensée, sans souci de nuance ou d’amendement qui traduisent seulement un refus de solidarité et de tolérance à autrui est symptomatique de ces constats: au seul prétexte d’humanisme, on en arrive à faire exactement le contraire.

Ces théories ne sont pas de l’enculage de mouches sans intérêt. Ne serait-ce que par le souci de nuance et d’incomplétude qu’elles apportent. Combien sont capables sur ce forum d’opposer deux nuances de la même question comme le fait ici l’auteur avec Castoriadis et Rancière? Combien vont, à la fin d’une lecture difficile, essayer d’en commencer une autre, plutôt critique de la première, afin de se construire une opinion à partir de comparaison plutôt qu’à partir de croyances? Étienne! et les autres suivent…

L’Internationale clame Il n’est pas de Sauveur suprême ni Dieu ni César ni tribun pourtant il nous faut croire en un leader, une vérité, un dogme, car l’homme est un animal croyant. Il lui faut croire que la cause des causes n’est pas de sa responsabilité. Il a l’absolue conviction de cette dette du sens dont parle Marcel Gauchet. Et j’ai l’impression moi, voir Le Risque de la Liberté, que cette dette du sens a trouvé une autre voie d’expression que Dieu au travers de le science et de la religion de la disjonction (je pense donc je suis) qui nous poussent toutes deux à apporter une réponse claire - oui/non, bon/mauvais - à toute question même si l’on doit simplifier à l’extrême la problématique: la révolution industrielle/technique/technologique est porteuse de tellement de progrès que la méthode scientifique doit être appliquée à tout! La messe est dite. C’est le refus du complexe dont parle Edgar Morin qui s’exprime au travers des différents procès en sorcellerie (racisme, libéralisme, communisme, etc) qui ont cours aujourd’hui suivant les différentes classes sociales. Procès qui n’ont qu’un seul but, imposer une idéologie et échapper au débat.

Aussi l’auteur de ces lignes termine-t-il par Il n’y a pas besoin de véridiction mais de délibération. Oui! Nous avons besoin de débats constructifs et d’échanges qui seront seuls à nous extirper de cette gangue confortable de l’ignorance résignée et de la conjuration des imbéciles décomplexés. Nous avons besoin de gens volontaires, opiniâtres et doutants, sans espoir de récompense, reconnaissance et construction/imposition d’eux-mêmes. Nous avons besoin de citoyens capables de critiques construites et documentées, plus que de cyniques qui en un mot dénigrent la pensée d’autrui, d’abord il faut bien le dire pour se dispenser de la lire.

Toutes les « subjectivités » qui disent dire le vrai (en se reposant sur l’argument d’autorité Platon ou Aristote - cf. Rancière, Badiou, Castoriadis) sont dans la capture imaginaire du symbolique et produisent tôt ou tard du réactif plutôt que d’indiquer ce qui a d’importance. Oui. Ce qui nous fait aspirer à un parti sans programme. À un système politique dynamique et sans chef. Qui n’aura d’ailleurs peut-être plus rien à voir avec le tirage au sort. Peu importe, pourvu que nous parvenions à nous inventer une existence collective qui ne soit pas ordonnée de l’extérieur, mais bien de l’intérieur, par nous, citoyens, capables de gouverner et d’être gouvernés à condition de cesser de se leurrer. Nous avons besoin de réinventer la politique en espérant qu’elle soit un moyen suffisant pour nous définir collectivement. Sans doute alors tout ce que je raconte ici trouvera-t-il ses limites, ses manques. Sans doute cette pensée encore grossière et schématique trouvera-t-elle des amendements voire des infirmations. Mais dut-elle être mise au piloris, peut m’importe si c’est l’effet d’un effort collectif échappé des dogmes.

Salut David

C’est marrant que tu ai isolé cette phrase de Le Cazals car moi aussi elle m’a semblé résumer pas mal de choses sur les réactions humaines face à la Démocratie. Un bel aphorisme :slight_smile:

Le choix du président en 2012 en Islande
Quelques nouvelles de l’Islande avec un article du Monde, qui pour une fois, se contente de relayer les faits, plutôt que la pensée unique: ici

La démocratie expliquée à mon député

Effet viral à mèche longue, une pièce de théâtre jouée au Festival Off d’Avignon, du 8 au 28 juillet, les jours pairs, à 20 h 30 :

Mise en scène de Cécile Canal et ses complices,
inspirée par la conférence de Marseille d’avril 2011, sur « le tirage au sort comme bombe politiquement durable contre l’oligarchie » :slight_smile:

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/07/04/233-la-democratie-expliquee-a-mon-depute

Trop loin pour moi désolé :wink: Mais ça m’aurait intéressé dommage.

Salut Étienne,
belle mèche en effet! Incontestablement, il se passe quelque chose en ce moment. Dans ton sillage, celui des Indignés, des Colibris, des Anonymous, Zeitgeist, etc. en fait de tous ceux qui veulent reprendre un peu de pouvoir sur le réel, semble (enfin) se former un collectif citoyen volontaire.
Avec Scarch et d’autres, on essaie d’ailleurs de fédérer ces différents mouvements via - pour commencer au moins - un site internet. On l’espère prêt rapidement et on ne manquera pas de te prévenir alors.
J’attends la vidéo de la pièce avec impatience, car je suis certain que tu ne rateras pas une occasion virale supplémentaire!
Merci pour le temps que tu nous consacres.
Et vive la liberté!

Bonjour Déhel si vous avez besoin d’aide pour monter votre site, vous en trouverez ici :

Merci Bourik. Je suis membre des Virus mais je ne connaissais pas les développeurs. Scarch, lui a l’air de faire partie des deux. Et sûr que si on a besoin d’un peu d’aide technique, on sollicitera leur aide. Sur FaceBook, on a aussi crée un groupe, si tu veux voir ce qui s’y passe: Les Résistants

Des nobles sans privilège ni titre honorifique… ça existe …dans une monarchie constitutionnelle… IL SEMBLE QUE OUI
VOIR CI-DESSOUS (CONSTITUTION MAPUCHE 1860). POUR LE RESTE … bon cela reste une monarchie !

Art. 7. Le roi préside, à sa volonté, le conseil du royaume et le conseil d’État.
Art 8 Le roi fait des nobles à volonté, mais sans droits de caste ni privilèges; les titres sont simplement honorifiques.

C’EST UN ROI AVEC BEAUCOUP DE VOLONTE ! :wink:

Qu’est-ce que c’est que la noblesse sinon une caste ? Et quand on fait des nobles « à volonté » et qu’on préside les conseils des ministres « à volonté », est-ce qu’on n’a pas des privilèges ? JR

NATURELLEMENT !! c’était une boutade…mais qu’en pensent les autres, il y a-t-il d’autres constitutions non monarchiques qui apportent un nouvel éclairage…je ne parle pas de pays mais de communautés ou peuples indigènes…il y a certainement des chemins à explorer…

SILENCE AUX PAUVRES !

Un texte admirable, considérable, formidable, d’Henri Guillemin, pour comprendre L’ARNAQUE depuis l’origine du gouvernement prétendument représentatif, avec [bgcolor=#FFFF99]la prise de contrôle du processus constituant par les riches, pour les riches et contre les pauvres.[/bgcolor]

Et nous sommes encore dans la ploutocratie belliqueuse et colonialiste qui est née à ce moment-là, et que les riches voudraient bien que nous appelions >>démocratie<< pour rester bien dociles.

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012%2F07%2F15%2F237-henri-guillemin-silence-aux-pauvres-1989

Ne ratez pas ce texte, c’est une pure merveille.

Bien amicalement.

Étienne.

Merci pour ce texte d’Henri Guillemin…cet homme est une mine d’Or…

Dans tes conférences tu fais allusion au fait que les citoyens grecs étaient armés et qu’ils pouvaient ainsi défendre leur constitution face au pouvoir.

il existe en France de nombreux collectionneurs d’armes mais aussi cela ne t’a pas échappé de nombreux chasseurs. La législation était assez « souple » jusqu’en 1995. Elle s’est durcie ensuite.
Dans l’article WIKIPEDIA on estime à près de 3 000 000 le nbre de propriétaires d’armes et d’après une autre source (syndicat des armuriers) le chiffre frole les 10 000 000. Tu seras encore plus étonné quand l’Institut des hautes études internationales et du développement de Genève dit que ce nombre approche les 20 000 000 d’armes en circulation! La France serait donc au 7éme rang mondial…
sans y inclure les trafics d’armes … Non M. WINCHESTER ne vit pas qu’aux E.U…:wink:
Lien ci-dessous

je parlais non pas de propriétaires mais du nombre d’armes - 3 000 000 et 10 000 000

J’ai vu un reportage sur les armes sr ARTE, le « blogueur » je crois. Selon lui il n’y a aucune équivoque, le nombre de crimes par arme à feu est proportionnel à la quantité d’armes en circulation dans la population. Et une grande part des morts par balles concerne les propriétaires, elles seraient dues à des suicides.

Il est donc évident que nombre de morts pourraient être évitées en réduisant la circulation d’armes.

Ce serait les états-unis qui détiennent le record de loin, puis vient ensuite la Suisse avec 1 suisse sur 2 qui possèderait une arme de guerre carrément due à l’obligation pour les réservistes de posséder leur arme de service chez eux. Un fusil d’assault automatique carrément.
Ils sont complètement dingues …

Un SIG-550 carrément … Jusqu’à 900 tirs minute. Chargeurs de 20 cartouches. Portée de 300 m …

Dans le reportage, le suisse interviewé prétend que c’est une arme pour blesser … MDR… C’est carrément une arme pour tuer, tu ne blesses personne avec ça tu les déchictes.

Pour la France elle viendrait non pas 7ème mais 5ème, derrière les USA, la Suisse, la Finlande et un autre pays qui m’est sorti de l’esprit.

Récapitulons.

Sandy veut un peuple définitivement emprisonné par une anticonstitution européenne non-révisable ET un peuple désarmé.

Au moins, c’est cohérent.

:confused: