1B Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir

"Éducation populaire", RIC

@Patrick (435), merci pour l’information et les renvois aux conférences : je tâcherai d’y aller.

Ne vous formalisez surtout pas pour la remarque d’Yvan : il fut un temps où il me considérait comme un « ennemi du peuple ». C’est peut-être toujours le cas mais ça n’empêche pas de s’entendre sur quelques points (le RIC, par exemple : sur le principe, sinon sur les modalités).

« Éducation populaire », ce n’est qu’une question de vocabulaire : c’est comme ça, je suppose, qu’on s’exprimait en 1936, mais je continue à trouver « éducation civique » préférable.

@Yvan Bachaud (436) : "ennemi du peuple’, reconnaissez quand même que vous n’y allez pas de main morte !

De plus, en ce qui concerne le RIC, votre constat est erroné et donc injuste pour le Front de gauche (qui regroupe non seulement le Parti de Gauche mais aussi le Parti communiste). En effet, dans le programme du Front publié chez Librio, à la page 65, il est bien dit en toutes lettres :

« Nous créerons de nouveaux domaines d’intervention populaire. Le référendum, ou tout autre forme de consultation populaire directe, pourra être initié par voie de pétition réunissant un pourcentage conséquent de la population ».

Comme je comprends cette promesse, elle signifie que si le peuple le demande à la majorité requise, les pouvoirs publics seront tenus d’organiser un référendum : le terme « pétition » ne correspond sans doute pas à la véritable intention des auteurs du programme. Sandy pourra nous dire ce qu’il en est exactement. JR

Yvan vous mélangez deux choses, l’Education populaire et des prises de positions politiques.

L’éduc pop n’a rien à voir avec les partis ou les opinions politiques de chacun (s’est même tout le contraire puisque qu’elle est sensé ouvrir à la diversité du monde qui nous entoure). Se n’est pas parceque vous partez en colonie (par exemple) que vous voterez Mélanchon ou Sarkozy :slight_smile: Se sont deux choses totalement différentes qui n’ont aucun lien de cause à effet.

Car, organiser un concert de Rock ou de classique, apprendre à des gosses à faire du ski, enseigner l’histoire de la Révolution ou donner des cours d’Ikebana à des adultes s’est aussi de l’éduc pop. Cette dernière s’adresse à l’ensemble de la population. S’est pour cela que je vous suggérai cette vidéo, car il semble que les mots « éducation » et « populaire » soient souvent incompris et perçu comme péjoratif.
Il est vrai que tout a été fait par les différents ministères de la « Cul-ture et de la JS » pour que la définition de ce concept soit totalement oubliée et galvaudée.

Ceci dit, je ne vois pas pourquoi ces deux mots font si peur. Nous avons tous été « éduqués » (j’espère) par nos parents (pour ceux qui en ont) ou par nos profs, tout du moins par des adultes, et nous sommes le peuple (quelles que soient nos opinions politiques).

Donc, pourquoi avoir peur de nos parents ou de nous même ?

Mais après, comme je disais sur mon post précédent, le but n’est pas « d’éduquer » mais « d’apprendre à apprendre ».

Le rapport au peuple

L’essentiel de nos débats finissent par retomber sur cette unique problématique: l’idée que nous nous faisons de nos contemporains et en particulier les plus nombreux d’entre eux, cette classe populaire qui attise les fantasmes de tout politique, ne serait-ce que par le nombre d’électeurs qu’elle représenterait si elle était unie.

Je suis assez d’accord avec Yvan quand il soulève le constant paradoxe de l’éducation populaire à gauche. Elle a trop souvent relevé d’un endoctrinement condescendant plutôt que d’une véritable volonté d’émancipation par la construction de raisonnements débattus et contestés. La gauche a le plus souvent constitué des hordes d’électeurs en sa faveur en nous les vendant comme un projet humaniste et libérateur à coup d’envolées lyriques sur la condition humaine et les droits fondamentaux. C’est exactement le raisonnement défendu ici par Jacques et qui révèle le même paradoxe: la passion humaniste que sous-entend la défense coûte que coûte de la DUDH trouve une limite inattendue quand il s’agit de confier quelque responsabilité que ce soit à des citoyens lambda, jugés parfaitement incapables de s’en sortir même si, tirés au sort, ils avaient l’opportunité de suivre une véritable formation à la politique, dans un environnement démocratique c’est-à-dire fait de nuances et de contreverses. Ceux-là sont définitivement jugés incapables d’échapper à l’endoctrinement médiatique et, par exemple, de voter contre la peine de mort si le sujet leur était soumis.

Le paradoxe se situe pour l’éducation populaire comme pour Jacques, dans l’argument a priori que les citoyens dans leur grande majorité sont incapables d’échapper à leur médiocre condition et de produire un raisonnement qui dépasserait leurs seuls intérêts personnels. Ce qui par exemple a permis aux cadres du PCF ou du FDG d’échapper à cette lamentable condition sociale demeure empiriquement inaccessible aux autres.

Mais à dénigrer cette posture inquiète, il n’est pas question pour autant de verser dans un angélisme où tous seraient égaux tant en valeur qu’en vertu. L’ignorance, la paresse, la bêtise ordinaire sont largement représentées dans les différentes classes sociales et en particulier chez ceux qui ont moins accès à l’instruction, à l’éducation et à la curiosité intellectuelle. Le panurgisme est une tendance avérée comme le sont la paresse hédoniste et la défiance à l’égard de l’effort cérébral, souvent conséquences de peurs engendrées par une cossarde ignorance.

Seulement, quand Yvan défend le RIC, quand ici beaucoup plaident pour une politique citoyenne organisée à l’aide du tirage au sort, il me semble qu’ainsi nous rompons avec la condescendance ordinaire comme avec l’angélisme bon teint, l’égalitarisme et les raisonnements qui aboutissent à la résignation face aux incapacités de nos contemporains. Nous faisons le pari que les volontaires, les courageux, les curieux seront capables de parvenir au même niveau d’analyse politique que nombre de nos élus actuels, pourvu qu’on leur donne un accès aux informations, aux débats et qu’on les élève au lieu de les mener.

Cette démarche relève davantage d’une philosophie que du cadre légal. Elle peut difficilement être estimée à la lumière des expériences passées puisqu’elle entend rompre avec elles. Elle ne constitue donc pas une solution en soi mais bien une tentative de réorientation de la logique sociale. Aussi les efforts de chacun ici pour imposer leur opinion me paraissent-ils vains et anachroniques d’autant plus quand ils ne constituent que des rappels à la loi ou à la résignation ordinaire.

Les lois étaient censées porter les valeurs philosophiques des Lumières. En matière de politique, elles ont échoué. Quel outrage y-a-t-il à infléchir cette dérive?

Les valeurs philosophiques des Lumières

Demandez donc (Déhel, 443) aux Tunisiens, aux Égyptiens, aux Bahreïnites ou aux Myanmarais si « les lois censées porter les valeurs philosophiques des Lumières » ont échoué en matière politique.

Et comment comptez-vous infléchir cette prétendue « dérive » ? Dans quel sens ?

Spécifiquement, quelles dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme voudriez-vous changer ?

Décidément, l’Assemblée nationale française avait bien raison quand elle déclarait, le 26 aoùt 1789 : « L’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics » : à lire certaines interventions sur notre site, on dirait que ces défauts sont encore plus répandus de nos jours qu’en 1789. JR

"[b]Éducation populaire"[/b] "[i]Éducation populaire[/i]", ce n'est qu'une question de vocabulaire : c'est comme ça, je suppose, qu'on s'exprimait en 1936, mais je continue à trouver "éducation civique" préférable.
Se n'est effectivement qu'un problème sémantique :)

Par contre « éducation civique » ou « instruction civique » ne correspond pas à l’éduc pop. Car se terme est beaucoup trop limitée.
L’éduc pop va bien au delà de l’éducation civique et citoyenne, car elle permet aussi l’émancipation artistique, l’ouverture aux diversités culturelles du monde, aux savoir de tous ordres (scientifiques, écologiques, politique, économique), elle tisse des liens entre les générations, ou entre des personnes valides et des handicapés, entre la littérature et l’architecture via la photographie par exemple etc. etc. En fait, elle touche à tous les domaines du vivant.

En 1936 l’éduc pop avait encore un sens proche de l’éducation civique. Avec un aspect culturel limité aux loisirs (les congés payés).
Se n’est qu’après la 2eme guerre mondiale que les gens ont compris qu’il ne suffisait pas d’être instruit et cultivé pour être un homme bon. (De nombreux Nazi et gardiens des camps étant de grands érudits ou de grands mélomanes.)

Ils y a donc eu une prise de conscience de la part du CNR qu’il fallait aussi faire de l’éducation politique, sociale et culturel au sens large pour obtenir le « Plus jamais ça. »

Patrick, sous cet angle, « éducation du public » ou « éducation publique » me semble préférable. Je sais que ce n’est pas l’intention, mais « populaire » s’oppose facilement à « élites » : la formulation est à rafraîchir. JR

La DUDH est nécessaire mais pas suffisante
C’est la sujétion exclusive à la loi et aux droits de l’homme que je critique et non pas les droits en eux-mêmes. La DUDH vous sert de Bible, elle doit selon vous ordonner à toute destinée et - intolérable corollaire - elle est figée, au point de nous répéter à l’envi que le tirage au sort serait incompatible avec certains de ses articles.

Quant aux exemples de révolutions récentes, je les vois bien plus comme un refus de la tutelle occidentale qui vantait par exemple la démocratie tunisienne ou qui encore maintenant en Birmanie collabore économiquement avec la junte, que comme le dernier succès de la DUDH qui seule aurait portée les foules à s’émanciper. Quand Bouazizi, le primeur ambulant tunisien, s’immole, la PAC qui représente l’essentiel du budget de l’UE porteuse des valeurs pérennes de la DUDH, la PAC selon vous donc n’a rien à voir avec le désespoir qui l’a poussé à se suicider? Encore une fois Jacques, vous raisonnez en Tartuffe.

Quant à la principale dérive de la DUDH, c’est sa volonté de mettre le seul individu (et donc la loi) au coeur des débats au détriment du collectif, volonté qui a eu pour effet de consacrer les victimes et de narcissiser/déresponsabiliser les foules.
La DUDH a généré des consommateurs plutôt que des citoyens, des envieux plutôt que des humanistes et a maquillé des guerres coloniales en batailles idéologiques au nom de la démocratie.
Elle a aussi créé une oligarchie de techniciens de la loi qui, comme vous le démontrez, n’entendent pas céder leur pouvoir sur le commun.
Il n’a jamais été question d’abandonner la DUDH mais bien de tempérer son influence sur nos destinées en essayant de reconstruire du collectif au service du collectif, cette construction dût-elle être incompatible avec certains de ses articles. Je réclame la fin des idôles, des prêt-à-penser et des guides et, par honnêteté intellectuelle, je me garderais bien d’imaginer ce que l’on pensait en 1789…

Patrick, sous cet angle, "éducation du public" ou "éducation publique" me semble préférable. Je sais que ce n'est pas l'intention, mais "populaire" s'oppose facilement à "élites" : la formulation est à rafraîchir. JR
"Formation publique" ou ma préférée, "Emancipation sociale" peut-être ...

@Déhel (447)

Prenez garde qu’à traiter vos interlocuteurs de tartufes avec insistance vous vous exposez à vous faire traiter vous-même de jean-foutre : par politesse, je m’en abstiendrai.

Pourtant, votre ignorance crasse des leçons du passé et des enjeux du présent le justifierait bien.

Une idéologie débile appuyée sur des amalgames du genre DUDH = UE = PAC = désespoir de Bouazizi vous fait rejeter l’idée même de droit fondamental. Cette idéologie est condensée dans le passage suivant de votre message :

« Il n’a jamais été question d’abandonner la DUDH mais bien de tempérer son influence sur nos destinées en essayant de reconstruire du collectif au service du collectif, cette construction dût-elle être incompatible avec certains de ses articles. Je réclame la fin des idôles, des prêt-à-penser et des guides et, par honnêteté intellectuelle, je me garderais bien d’imaginer ce que l’on pensait en 1789. »

« Tempérer son influence sur nos destinées », « du collectif au service du collectif » : on a bien compris.

Quant à vous garder d’imaginer ce qu’on pensait en 1789, vous n’aurez guère de mal : pour courir le risque, il faudrait d’abord pouvoir penser en 2012. JR

arff
vous même pensez bien, mais façon 1789 !
dommage :smiley:

Je rappelle que le principe qui fonde ces déclarations c’est qu’il existe des domaines de notre existence dans lesquels même un pouvoir légitime n’aurait pas le droit de pénétrer.

Il est donc normal que cela soit centré sur l’individu, on parle ici de domaines de notre existence individuelle à protéger contre le pouvoir du collectif et la volonté d’autres individus.

Donc ce n’est pas une bible, on doit pouvoir discuter et contester le contenu de cette charte. Mais c’est clairement un guide, cela participe à définir les limites des pouvoirs, les lois qui seront votées devront respecter ces principes.
Et cela leur donne une feuille de route. Il faut en effet que les pouvoirs mettent en place les lois qui permettront de concrétiser les principes définis dans la charte.

Les citoyens devraient donc constamment contrôler que les lois qui sont votées respectent cette charte.

Un droit d’initiative qui permet de contester la validité d’une loi à cet égard est une bonne chose.

Mais, avoir en plus un référendum d’initiative populaire pour le faire directement sans passer par des filtres arbitraires ( tribunaux / conseils / parlement etc … ), ce serait encore mieux.

Enfin l’idée d’une assemblée constituante mobilisée en permanence plutôt qu’un conseil constitutionnel illégitime cela me plait bien.

En clair le pouvoir constituant doit être séparé des autres pouvoirs ( éxécutif / législatif / judiciaire ) et ce pouvoir doit être entre les mains des citoyens.

Du recours à la violence

Je suis tout à fait d’accord avec toi Sandy et je ne conteste absolument pas les bienfaits qu’ont pu engendrer les Droits de l’Homme et qu’ils engendrent encore aujourd’hui. Je réclame seulement de la nuance à leur égard car je crois remarquer que la sujétion générale de l’Occident à leurs seuls principes a fini par nous aveugler au point de nous transformer - et en particulier à l’international - en Tartuffe, c’est-à-dire en personnage qui, sous couvert de religion, affecte une dévotion et une vertu profondes, dans le but de séduire l’entourage et d’en tirer profit. Notre profit résidant dans la satisfaction de nos seuls désirs individuels, au détriment du collectif, et qui constitue la seconde dérive majeure de cette société de droits.

Il se pense au Moyen-Orient que nous occidentaux sommes aujourd’hui les intégristes de la religion scientifique, de la disjonction et du droit, que notre aveuglement à l’égard de notre propre philosophie nous pousse à nier celles des autres et à systématiquement nous positionner en redresseurs de torts. Il se répète aussi qu’il n’y a pas moyen de nous faire entendre critique. La réaction de Jacques, lui d’ordinaire si policé, ne leur donne pas tort malheureusement. Le recours à la violence bafoue pourtant le respect minimum que nous devons à l’opposition d’idées. Depuis trop longtemps nos raisonnements font fi des paradoxes puisque nos volontés sont de toutes les façons imposées par la force. Il me semblait pourtant que dans les Droits de l’Homme, la notion d’égalité avait son importance et qu’elle supposait qu’on puisse entendre tous les discours et y réfléchir, fussent-ils émis par de fervents opposants à nos valeurs.

C’est quoi cette nouvelle mode de parler d’occident ? L’occident n’existe que dans la tête de ceux qui théorisent un choc des civilisations et qui défendent donc les guerres d’invasion de l’OTAN.

Les droits de l’homme sont une philosophie qui est née en Angleterre, et qui s’est répandue dans le monde entier.

En réalité, dans tous les pays que tu désignes par « occident », tous ces droits sont plus que baffoués quotidiennement.

Oui… et?..
Utilise un autre mot qu’Occident si celui-ci ne te plaît pas.
Et si les droits de l’homme sont également bafoués ici, je ne vois pas bien le rapport avec mon raisonnement et avec les guerres menées au nom des Droits de l’Homme et de la démocratie que tu sembles reconnaître?

Je ne reconnais aucunement cette guerre.
S’ils sont baffoués déjà chez nous ils ne peuvent pas être la cause de guerres à l’extérieur …

Franchement, qui peut croire qu’ils sont motivés par la défense des droits de l’homme, ce genre de prétexte participe aux nombreux faux prétextes aussi vieux que le monde qui sont toujours utilisés par les salopards qui sévissent tout le long de notre histoire pour tromper les gens.

Ainsi tu peux voir les pires génocidaires et despotes se déclarer les défenseurs de la liberté et de la démocratie. L’OTAN n’ira jamais délibérément expliquer qu’elle mène des guerres néo coloniales pour la domination américaine et le contrôle des ressources naturelles de la planète, alors elle prétexte vouloir défendre les droits de l’homme, ou la liberté, ou la démocratie, c’est toujours le même principe.

C’est vrai, j’oubliais que tu ne te sentais responsable de rien, en tout cas pas des décisions que prend ton pays. Ce pays, je l’ai fui entre autres pour raisons politiques et c’est comme ça que je me présente devant mes étudiants. Maintenant, si je leur dis que je ne suis pas responsable de la politique française, ils me répondront que je le suis plus qu’eux quand même.

Lol. Et quelles sont ces raisons politiques ?

Sinon non je ne suis pas responsable de ce que fait un gouvernement que je n’ai pas élu et contre lequel je me suis toujours opposé :wink:
Je ne confonds pas mon pays avec le gouvernement, ou encore moins avec des multinationales.

En participant à des élections vous avez admis implicitement d’en respecter et d’en assumer les conséquences.

Non, c’est un peu facil d’étendre la responsabilité aux gens comme ça t’arrange.

Ainsi avec ton raisonnement, il y aurait équivalence en responsabilité entre une personne qui a voulu et qui a directement participé à un évènement et entre une personne qui ne l’a pas voulu, qui s’y est même opposée et qui n’y a pas participé :wink:

Représentation paradoxale ou la dictature de la majorité très relative
Merci Lanredec. Je pensais que personne ne saisirait plus l’occasion!
Il y a des paradoxes à tous les étages, chez ceux qui militent contre, chez ceux qui ne votent pas, chez ceux qui s’expatrient, chez ceux qui ne sont intéressés que par ce qui les concerne directement, etc. Pourtant, en tant que français, nous sommes tous représentés par le même gouvernement qui gouverne en notre nom et pas nécessaire de participer aux élections, ni même de voter pour que ce soit le cas.
Si l’on pouvait attirer le regard de chacun sur ce paradoxe de la représentation, on devrait pouvoir en convaincre un bon peu de participer à la vie politique et de s’y investir en dehors des partis qui ne font finalement qu’entretenir le paradoxe central de la représentation.