07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Le 27 janvier Natixis (Patrick Artus) écrit ce qui suit
(ref: http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=51467 ) :

« Quand on regarde la situation pays par pays, on voit (graphiques 2a à 2k et graphiques 3a/3b/3c) que les achats de titres publics par les banques correspondent à peu près au déficit public en 2009, ou même le dépassent en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique, en Finlande ; qu’ils sont insuffisants pour couvrir le déficit en France, en Grèce, en Irlande, ce qui explique sans doute l’ouverture de spreads de taux vis-à-vis de l’Allemagne dans ces deux derniers pays. Mais on voit que dans la très grande majorité des pays de la Zone euro, les déficits publics sont financés par les banques. »

et précise " A court terme, ce choix des banques est dicté par l’abondance des ressources liquides peu chères et par la faiblesse de la demande de crédit. "

Donc, nouvelle confirmation que les Banques commerciales empruntent à la BCE des liquidités à 1% d’intérêts, avec lesquelles elles achètent des obligations d’Etat qui leur rapportent environ 3,5 % .
C’est bien un transfert (discret) d’une partie des recettes de l’Etat, issu de nos impôts, vers les banques.

Ce qui confirme que la meilleur solution face à la crise aurait été que les états empruntent auprès de la BCE comme le suggérait Frédéric Lordon ?

Mais est-ce que dans les déficits sont compris le financement du plan de sauvetage des banques ?

Ce qui confirme que la meilleur solution face à la crise aurait été que les états empruntent auprès de la BCE comme le suggérait Frédéric Lordon ?
F.L., entre autres :)... mais de toute façon c'est strictement interdit.

Attendez, ya un truc qu’est pas très clair pour moi.

Est-ce que les plans de sauvetages des banques font partis de ces déficits ? Je me souviens que pour financer ces plans, le gouvernement a mis en place un organisme chargé d’emprunter.

A qui cet organisme a-t-il emprunté l’argent qu’ils ont prêté aux banques ?

A qui cet organisme a-t-il emprunté l’argent qu’ils ont prêté aux banques ? …
Réponse globale: sur les marchés monétaires (épargne existante), mais ‹ in fine › aux banques (puisque ce sont les seuls organismes à pouvoir émettre de la monnaie)…
Mais à ce jour, les banques ont remboursé: il me semble même que l’organisme (dont j’ai oublié le nom) a été dissous

Ce qui confirme que la meilleur solution face à la crise aurait été que les états empruntent auprès de la BCE comme le suggérait Frédéric Lordon ?
La meilleure solution à la "crise" aurait été de laisser les banques faire faillite, et ramasser les miettes, ce qui serait revenu à la nationalisation, à zéro frais, de tous les organismes financiers qui ne pouvaient pas honorer leurs engagements. C'est, selon certains, la bonne méthode dans des cas comme-ça (Suède il y a quelques décennies ?) C'est ce que le Japon n'avait pas fait dans les années 1990 et ils ne s'en sont toujours pas sorti.

Racheter les « actifs toxiques » - qui sont des actifs virtuels, des promesses entre spéculateurs, à valeur nulle en dehors de la sphère financière - avec de la dette publique est criminel. Et même si la dette en question était financée par la BCE à zéro intérêts.

@Zolko

Parfaitement d’accord sur ce point…

le pb c’est l’argent que devront alors les banques aux épargnants, il faut quand même que les épargnants ne perdent rien dans l’opération, et il faut aussi pouvoir assurer la continuité des services bancaires, ce n’est pas possible il me semble si on attend que la banque fasse faillite ?

Les dépôts sont garantis jusqu’à 50kEuros en Europe, et 70kE en France. Au-delà, prout.

plutôt que d’attendre la faillite, autant nationaliser directement par expropriation, cela revient au même si ce n’est qu’on évite que des personnes soient victimes de l’opération, mis à part les proprios de la banque ( dont on se fout completement )

Les dépôts sont garantis jusqu'à 50kEuros en Europe, et 70kE en France. Au-delà, prout.
... par personne, donc 140 pour un ménage avec compte joint :)
plutôt que d'attendre la faillite, autant nationaliser directement par expropriation, cela revient au même
ben non, justement, cela ne revient pas au même: nationaliser par expropriation, c'est du vol. Tandis que si une entreprise est en faillite, c'est une liquidation judiciaire normale.

Pompé sur un commentaire du blog de Jorion

Conférence de Presse du Général de Gaulle, sur le système monétaire, le dollar et l’or
Palais de l’Elysée, 4 Février 1965
Extrait de « Discours et Messages » – Charles de Gaulle – Plon, 1970 – pages 330 à 334
(Conférence visible en version intégrale sur le site de l’INA, à voir et à revoir….)

Question – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?

Réponse (De Gaulle) – Je vais tâcher d’expliquer ma pensée sur ces points, A mesure que les États de l’Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. Rien, d’ailleurs, dans cette constatation n’implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d’inamical à l’égard d’autres pays, en particulier de l’Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l’Europe lui firent perdre l’équilibre. Je veux parler – qui ne le comprend ? – du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s’est établi à la suite de la Seconde.

On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d’être tenues automatiquement comme équivalentes à l’or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l’étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l’Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l’Europe en y déchaînant l’inflation. Comme presque tontes les réserves d’or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l’univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l’or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s’établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D’autant plus que l’Amérique n’éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.

Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité – car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant – c’est le moment de le faire.

Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’autres sans risque et sans sacrifice.

Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.

Évidemment, il y a d’autres conséquences à cette situation.

Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire ! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contrecoup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.

Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficie. Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’ou irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or ? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier.

Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh ! oui, l’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D’ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s’imaginer, se dire, s’écrire, se faire, à mesure d’immenses événements, c’est un fait qu’encore aujourd’hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l’or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l’intérieur de lui-même. Mais la loi suprême, la règle d’or – c’est bien le cas de le dire – qu’il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c’est l’obligation d’équilibrer, d’une zone monétaire à l’autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.

Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l’étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l’organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D’ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié, dès lors qu’il s’agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer. Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l’Angleterre, d’une part la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d’autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d’élaborer entre eux et de faire valoir au-dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent.

La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste reforme qui s’impose désormais dans l’intérêt du monde entier.

Et en particulier (extraits de l’extrait….) :

(……)
« Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité – car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant – c’est le moment de le faire.

Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’autres sans risque et sans sacrifice.

Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.

Évidemment, il y a d’autres conséquences à cette situation.

Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire ! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contrecoup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.

Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficie. Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’ou irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or ? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier.»
(……)

Et encore plus particulièrement (extraits des extraits de l’extrait ! ……) :

« Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars (…) pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger.
(….)
Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.
(….)
Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire.
(….)
Il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’exproprition de telles ou telles de leurs entreprises. »

C’était le 04 février 1965……Il y a 45 ans jour pour jour….

Vous avez vu l’émission de Frédéric Taddei sur FR3 d’hier (jeudi 4 février 2010) sur la dette, avec Paul Jorion ? Il y avait Woerth, le ministre du budget, et il était à la fois pathétique (« quand la croissance reviendra, tout ira bien ») et dégoûtant (« c’est la faute à la crise »). Paul Jorion a peu parlé, et n’a pas évoqué ses idées sur la création monétaire. Par contre, un autre a réussi a placer que le problème de la dette est liée au système politique « démocratique », puisqu’il est plus rentable électoralement de promettre la lune que d’équilibrer le budget.

De chez Taddei il n’en ressort généralement que la pensée unique.

Merci à AJH, qui a signalé cet outil pédagogique.

Étienne.

[bgcolor=#FFFF99]Daniel Cohen résume assez bien une partie de la situation scandaleuse de la dette publique en 10 minutes (+ 20 minutes) : [/bgcolor]
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=88303

Très intéressant entretien.

Pourtant, aucune conclusion crédible (condamnant courageusement l’existence même des agences privées de notation, dénonçant la marchandisation des monnaies et conchiant la légitimité même de l’interdiction faite aux États de créer eux-mêmes la monnaie dont les peuples ont besoin) n’est proposée, comme d’habitude.

Le peuple grec est évoqué (trop aimables, ces éditocrates) mais en espérant qu’il restera sage et acceptera gentiment d’être une fois de plus le dindon de la farce.

Étienne.

[bgcolor=#FFFF99]Ne ratez pas la question savoureuse de « Michel de Lyon » à Daniel Cohen sur l’article 104 : minute 13:19 de la deuxième vidéo.[/bgcolor]

Ca me fait bien rire, Cohen ne fait que répêter « mais la crise était imprévisible ! », alors pourquoi de nombreuses personnes l’avaient elles prévue et même mainte fois dénoncé ce risque depuis des années ? :wink:

Je me suis permis d’aller écrire un article sur AGORAVOX, j’espère que cela ne vous dérange pas, mais franchement j’en ai ras le bol de ces économistes qui sans arrêt nous vendent des solutions types FMI

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/daniel-cohen-et-la-faillite-des-69775#forum2433666

http://www.lepartidegauche.fr/education-populaires/copie-de-ateliers-de-lecture/1708-la-double-face-de-la-monnaie

vous voyez que ça avance un peu ^^ faut pas se décourager

j’espère bien que bientôt il n’y aura plus seulement le parti de NDA qui proposera qqchose dans ce domaine :wink:

Merci Sandy,

Le site que vous signalez ne fonctionne pas bien, apparemment.

J’ai, moi aussi, hâte que Jacques Généreux notamment (que je considère comme un des hommes politiques les plus valeureux du pays : honnête, généreux, encyclopédiquement cultivé, sympathique et enjoué, modeste…) nous rejoigne sur le front décisif monnaie/constitution.

Son dernier livre ([bgcolor=#FFFF99]« Le socialisme néomoderne, ou l’avenir de la liberté »[/bgcolor]) est (à mon sens) un très grand livre, un livre qui m’apporte autant, parfois plus, que l’Esprit des lois ou que La démocratie en Amérique. Tout le monde devrait faire l’effort d’accéder à la pensée de Généreux, c’est comme Cornélius Castoriadis : de la hauteur, de la générosité, un thèse solide tissée avec les plus importantes pensées et expériences passées et avec les siennes, on grandit en le lisant : pas-ssio-nnant.

Amicalement.

Étienne.


Le pouvoir donnera des vertiges tant que le pouvoir ne sera pas partagé par tous et par toutes.
Louise Michel.