Révolution Artistiques et Sportive (RAS)

Révolution Artistique et Sportive (RAS)

C’est aussi le bruit que ça fait quand on fait table rase…RAS !

Inutile de répéter les divers problèmes que nous rencontrons. Qu’ils soient économiques, militaires, démocratiques, éducatifs, migratoires, écologiques, ethniques, ou autres, rien ou presque ne fonctionne correctement.

L’évolution et l’accélération perpétuelle (Cf. L’urgence de ralentir - ARTE) de ces cents, et plus particulièrement cinquante dernières années, nous laissent penser de façon quasi unanime que nous avons atteint le haut de la courbe. Il va bien falloir songer, malgré le fait que nos élus nous encouragent à retrouver une certaine « croissance » (Cf. Sacrée croissance*), à redescendre…sur Terre.

Clairement, il nous faut créer une transition que l’on pourrait appeler une révolution. Cette dernière peut aussi être appelée re-évolution pour les adeptes de la croissance.

Après avoir réfléchi des heures et des heures sur la solution qui nous permettrait de faire cette transition/révolution le plus pacifiquement possible, m’est apparue enfin la « lumière » qu’il me manquait. En effet, toutes les révolutions ou insurrections se sont faites dans un bain de sang lorsque le capitalisme et parfois le fascisme ont voulu reprendre les commandes du peuple (Ni dieu ni maître, une histoire de l’Anarchisme – ARTE). Seule petite exception, l’Islande qui révolutionne à sa manière les mœurs et les mentalités ; nous y reviendrons plus loin.

Aujourd’hui, l’ampleur de la tâche est telle que nous n’avons plus le temps d’attendre que des démarches citoyennes locales se mettent en place, pour peut-être un jour arriver à fédérer et générer d’autres initiatives locales qui constitueront, petit à petit une toile d’araignée nationale qui probablement sera détruite avant qu’elle n’existe par un conflit Américano/Nord-Coréen ou par une centrale nucléaire qui nous saute à la gueule (Cf. Solutions locales pour un désordre global). Sans vouloir être alarmiste, il commence à devenir urgent d’agir. Le colibri a bien essayé d’éteindre l’incendie (Cf. Pierre Rabhi), mais il faut maintenant passer aux Canadairs. Cela n’empêche pas que le colibri continue d’aider les Canadairs, notamment en partageant sa longue expérience et son travail.

Il nous faut trouver un moyen de sensibiliser le peuple rapidement mais pas brutalement.

Surtout ne pas générer de peur ou de psychose !

Comme le dit si bien Francis (Cabrel) dans une de ses innombrables chansons : « Est-ce que ce monde est sérieux ? »

Si nous voulons avancer, il nous faut tout d’abord éveiller, informer, sensibiliser les populations (Cf. Philippe Pascot - Thinkerview). Cet « éveil » devrait conduire à la création d’un besoin. Celui-ci pourrait être de vivre dans un monde cohérent, soutenable que nous imaginerions tous ensemble avec les sensibilités, convictions, envies propres à chacun. L’idée générale serait donc de partager du mieux possible la surface du globe pour que chacun y trouve son intérêt d’une part, mais aussi un équilibre physique et psychologique.

Si l’humain a besoin de créer et d’exister, quel plaisir et enthousiasme va-t-il donc trouver à créer son propre avenir ?

Martin Luther king disait en 1963 : I have a dream !

En 1985, un certain Michel Coluchi, que nous appellerons ici Coluche, se met en tête de créer une structure associative qui donnerait à manger « à tous ceux qui ont faim, et ceux qui n’ont plus rien », Les restos du cœur. En 2018, 33 ans après, l’association existe toujours, et augmente même chaque année le nombre de repas qu’elle distribue, et Coluche se retourne dans sa tombe car on ne l’a pas laissé poursuivre son action, et surtout parce que l’association existe encore, ce qui veut bien dire que l’état n’a toujours pas pris ses responsabilités.

Le milieu artistique est, à sa manière, générateur de révolutionnaires. Les artistes essayent quasiment tous de faire passer un ou plusieurs messages au fil de leur carrière. Il est vrai que certains tombent malencontreusement dans une déviance commerciale qui peut leur faire perdre à la fois leur âme et leur appartenance à ce milieu à la fois ouvert et fermé.

Chacun individuellement peut essayer, tel le colibri ; mais si un nombre important d’artistes se mobilise, le Canadair va éteindre le feu très rapidement.

Quel autre moyen aussi efficace peut-on trouver pour diffuser les informations ?

Si des artistes et des sportifs font passer des messages tous ensemble, on va toucher toute la jeunesse, et surtout toutes les classes sociales et politiques. Ce mouvement peut très rapidement devenir international, et créer une re-évolution mondiale. Aucun homme politique ne pourra l’arrêter car ce sera une révolution pacifique. On ne va tout de même pas assassiner tous les artistes et footballeurs ! Des idoles ?!

Comment endormir les lobbys et hommes politiques comme ils nous ont endormis depuis des centaines d’années ?

Contacter un directeur artistique suffisamment connu avec un carnet d’adresse important.

Trouver les artistes sensibles à l’évolution de l’homme, et qui essaye de transmettre un message.

Trouver les artistes encore vivants qui ont connu Coluche, et qui ont l’amertume et la rancœur d’un travail inachevé.

Monter un spectacle sous forme de tournée dans toute la France pour récolter de l’argent qui servira uniquement aux frais de fonctionnement (les artistes ne sont pas payés) et à porter la bonne parole à travers tous les moyens de communication possibles (télévision, livres, disques, soutien aux associations locales qui œuvrent dans ce sens, etc.)

Monter une comédie musicale qui raconte la vraie histoire de l’homme en caricaturant, ou pas, l’oppression et l’étouffement du peuple par le capitalisme, et en faisant apparaître la solution à la moitié du spectacle.

Mettre en scène au théâtre le même spectacle que la comédie musicale.

Contacter et mobiliser des joueurs de foot et de rugby pour organiser un match intergénérationnel et international dans un énorme stade afin de porter des messages tels que :

Nous devons tous comprendre que la terre est comme ce terrain de foot ; une aire délimitée que nous devons tous partager malgré nos différences de couleurs, de cultures, de besoins.

Que représentons-nous si un extraterrestre nous regarde d’une autre galaxie ?

La création de notre constitution est la base de tout. Aujourd’hui, elle est rédigée par des élus qui sont en conflit d’intérêt puisque elle dicte les règles du jeu auxquelles ils doivent se plier. Notre nouvelle constitution doit servir les intérêts du peuple, et non ceux de quelques nantis qui nous ont pris pour leurs esclaves (Etienne Chouard).

Le monde est comme un habitat participatif à grande échelle. Nous devons vivre ensemble, mais avoir notre indépendance. Nous avons le droit de penser, d’aimer, de faire différemment tant que cela ne nuit pas à la liberté des autres. Aujourd’hui, la liberté des uns, s’arrête là ou commence celle des autres.

Il y aura toujours des riches, mais il ne doit plus y avoir de pauvres. Ces derniers seront peut-être moins riches financièrement, mais très riches intellectuellement et intérieurement.

Si nous voulons retrouver une autonomie alimentaire, ce sera les « anciens pauvres » qui deviendront riches par le fait qu’ils donnent à manger aux riches. Ces derniers seront forcément reconnaissants que des personnes qui n’ont pas fait d’études leur donnent à manger.

Il ne doit plus y avoir de fracture sociale. Chacun doit accepter l’autre comme il est avec ses qualités et ses défauts. Si des faiseux donnent à manger à des pensants, chacun aura rempli son rôle dans la société. Chacun aura une haute estime de lui et des autres. Il n’y aura plus de dépression, les gens seront heureux, et surtout moins malades. Par contre, il faudra contrôler les pensants pour qu’il n’y ait pas de dérives.

Il faut absolument partager le travail, décentraliser les gens en les faisant vivre dans des campagnes qui vont se repeupler progressivement (Relais P.H.A.R.E.S.)

Ce sont les paysans qui vont faire revivre le monde (Cf*. Adieu paysans – France 2*). Pas des paysans qui sont asphyxiés par la PAC, mais des paysans qui auront repris le contrôle de leurs semences (Cf. La guerre des graines), et qui progressivement vont redonner vie à la terre qu’ils ont stérilisée avec des pesticides et insecticides depuis 60 ans (Cf. Le monde selon Monsanto – ARTE). Les légumes que nous mangerons seront riches en vitamines et en oligoéléments. Aujourd’hui, nous n’avons plus de qualité gustative. Nous mettons des exhausteurs de goût partout pour avoir l’impression de manger quelque chose. Qui a déjà mangé une tomate du jardin, sait comment il est difficile de manger ensuite une tomate du supermarché.

Les écarts de salaires au sein d’une même entreprise ne pourront plus dépasser le ratio de un à vingt (ce qui est déjà pas mal).

Toute tentative de prise de monopole de l’information sera démasquée par des citoyens vigilants dont le rôle sera de contrôler que la constitution et les lois sont bien respectées.

L’assemblée constituante sera tirée au sort (Cf. Etienne Chouard).

Nous refuserons de payer la dette que les banquiers ont créée pour leurs intérêts financiers.

Etc.

Préparer une liste de citoyens afin de préparer les élections présidentielles anticipées organisées suite à la révolution des casseroles Française.

Comme en Islande créer des ateliers constituant afin de valider une constitution qui corresponde aux besoins du peuple.

Vivre, tout simplement… avant la mort (Cf. Pierre Rabhi – Y a-t-il une vie avant la mort ?).

« Panem et circenses »

Du pain et des jeux
et le peuple sera content,
il suivra aveuglément
les lois des seigneurs dieux.

Le peuple est-il content ?
Assurément,
il ne montre pas ses dents,
il aurait honte,
elles sont pourries.
Du pain il en a partout,
sous toutes ses formes,
pour tous les goûts.
Souvent même, il n’est plus à ses goûts
et il faut en faire des cendres
qui rempliront les déserts
au lieu de les nourrir.

Déjà, dans L’Empire Romain, le poète Juvénal disait que pour gouverner, il fallait donner au peuple "pain et Jeux" (traduction de « Panem et circenses »). Ainsi, le peuple pouvait se nourrir et se divertir. On assistait alors à une Paix sociale mettant ainsi le peuple hors du jeu politique, et évitant conflits, révoltes, soulèvements.

Dans notre société actuelle, on assiste à peu de chose près au même cas de figure. Les divertissements sportifs (coupe du monde de football, rugby…), les divertissements télévisés (émissions, jeux, téléréalité…) remplacent cette fausse aux lions.
De la même façon, les jeux vidéo, Internet et les réseaux sociaux virtuels occupent et distraient les esprits ; ils peuvent être comparés aux jeux des Romains, dans le but de calmer les peuples.

Téléspectateurs comme internautes, figés et hypnotisés devant leur écran, sont ainsi loin de la réalité politique, de la misère, de la corruption, du jeu de pouvoir. Consommation, marketing, propagande, et sur-médiatisation alimentent leurs plaisirs fictifs, créant ainsi une société de spectacle. Pire encore, ces nouveaux moyens de communications endorment cette société de spectacle qui réclame elle-même davantage de distractions.

Comme le dit si bien Guillaume de Thieulloy, « la communication a bien plus d’importance que le discours », cette nouvelle communication serait-elle un leurre ? Sommes-nous esclaves ou victimes de nos propres exigences ?

Je ne vois, à ce jour, aucune autre solution qui regrouperait tous les avantages précités. Encore une fois, ce serait un changement rapide mais pas brutal.

Il ne faut pas générer de la peur, et surtout, il faut anticiper toutes les manœuvres qui seront mises en place pour discréditer la cause, et créer la psychose. Il faut scénariser le monde dans lequel nous voulons vivre pour que chacun puisse dire : Ah oui, ce serait pas mal ! Un monde réaliste qui tiendrait compte des différences de chacun.

Nous devons rapidement recréer une économie circulaire et autonome. Nous devons nationaliser toutes les entreprises d’intérêt général. La gestion de l’eau, de l’énergie et des communications doit être nationalisée. Les banques privées ne doivent plus créer la monnaie.

Même si je ne suis pas un adepte des révolutions (Cf. Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme – Arte), voici une initiative parmi tant d’autres qui pourrait servir d’exemple à la France :

L’Islande envoie ses banquiers en prison et fait un bras d’honneur à la finance

par Verdi (son site)
lundi 9 janvier 2017

Contrairement à l’incroyable servilité des peuples et des gouvernants d’Europe, face à la dictature de la finance, un pays a repris fermement son destin en main : l’Islande. Il a refusé de payer sa dette, et renoncé à l’Europe. Aujourd’hui, les Islandais ne s’en portent que mieux. Quel pays, quel dirigeant, montrera la même volonté que les Viking ?

Alors que l’Europe corrompue continue de protéger ses banquiers véreux, un pays a pris son destin en main, et décidé de s’attaquer aux racines du mal : la finance. Ce petit pays, qui s’est fait remarquer par l’enthousiasme de ses supporters vikings, pendant l’Euro de foot 2016, en France, et la bravoure de son équipe nationale, fait aujourd’hui figure de modèle, pour ne pas dire figure de proue, dans la lutte contre le mondialisme étouffant, imposé par les capitalistes ultra-libéraux, favorables à une loi de la jungle sans merci entre les êtres humains. Au passage, un modèle socio-économique, ardemment préconisé par Fillon, le candidat chrétien de droite extrême à la présidentielle de 2017.

Que s’est-il passé dans cette île septentrionale, perdue dans l’Atlantique Nord, entre la Norvège et le Groenland ? Qu’est-ce qui a fait se révolter ses 330 000 habitants, au point de faire vaciller les politiciens en place, et, fait rare et peut-être unique au sein du monde occidental, d’envoyer les neufs principaux banquiers du pays en prison ? La crise des subprimes de 2007 et le tsunami financier qui a suivi en 2008 ! Là où, partout ailleurs, en Europe et dans le monde, politiciens corrompus et banquiers se sont entendus pour faire payer les centaines de milliards de pertes aux citoyens des pays, comme ce fut le cas en France, avec Sarkozy, l’Islande, elle, a tout bonnement refusé de faire payer les victimes et, à l’inverse, a choisi de s’en prendre aux responsables indélicats : ses propres banquiers.

L’Islande relève la tête, la Grèce s’agenouille

En Europe, les banques ont été sauvées par les contribuables des Etats, grâce aux décisions désastreuses des gouvernements de les renflouer. Non contente d’asphyxier l’économie et les peuples, l’UE prend une directive qui autorise, de surcroît, les banques à se payer sur leurs clients en cas de difficultés ou de faillite. Qui était président de la Commission Européenne à l’époque ? Un certain Barroso, qui a rejoint depuis Goldman Sachs. Qui lui a succédé à ce poste ? Un certain Juncker, ancien Premier ministre de l’un des plus importants paradis fiscaux de la planète : le Luxembourg.

Une directive retranscrite, sans sourciller, dans le droit français, en 2015, par Valls, sous la présidence de Hollande. La même année, la Grèce -confrontée aux mêmes difficultés que l’Islande- cédait à la pression de la troïka, et capitulait en rase campagne, au moment où le monde attendait qu’elle prenne la tête de la résistance à l’oppression de la finance mondiale. Un cuisant revers, en dépit de l’arrivée au pouvoir de Syriza et Tsipras, qui promettaient de renverser le système !

Contrairement à la Grèce, de son côté, l’Islande décidait de s’affranchir de la tutelle des banques, et renonçait à intégrer l’Union européenne, avec laquelle elle était en négociation depuis quelques années. Après la faillite des trois principales banques, Kaupthing, Landsbanki et Glitnir, le secteur bancaire a été nationalisé. Il a été décidé de ne pas payer la dette contractée par ces dernières auprès de banques de Grande-Bretagne et des Pays-Bas, dettes générées par leurs mauvaises politiques financières.

93% des Islandais refusent de payer la dette

Une assemblée populaire a été créée pour réécrire la Constitution. Une nouvelle constitution est élaborée par une assemblée constituante à partir de 2011, qui instaure, notamment, le recours direct au peuple souverain. Mais celle-ci ne verra finalement pas le jour.

En 2008, après la nationalisation de la principale banque du pays, la monnaie (couronne islandaise) s’est effondrée, la bourse a cessé son activité, le pays s’est trouvé en banqueroute.

En 2009, la protestation citoyenne a provoqué des élections anticipées. S’en est suivi la démission du Premier ministre et de son gouvernement. La situation économique désastreuse du pays a persisté à cause d’une loi qui contraignait les citoyens à rembourser mensuellement les 3500 millions d’euros de dette sur 15 ans, moyennant un intérêt de 5%.

En 2010, le peuple descend dans la rue et demande l’abrogation de cette loi par referendum. Le NON au paiement de la dette l’emporte avec 93% des voix. Ce qui pousse le gouvernement (social-démocrate et vert) à examiner les responsabilités juridiques à l’origine de la crise. S’appuyant sur une enquête d’Interpol, plusieurs banquiers et cadres supérieurs sont placés en détention.

Les banquiers envoyés en prison, le pays respire à nouveau

En octobre 2016, neufs grand banquiers écopent de 46 ans de prison cumulés, par la Cour suprême de Reykjavik. Même si tout n’est pas rose, l’activité économique, à travers le tourisme notamment, a repris de belles couleurs. Les Islandais ont vu leurs salaires progresser, ils ne sont plus surendettés et ils ne consomment plus à crédit.

Affranchie des puissances financières, l’Islande a montré la voie. Qui veut suivre son exemple ?