Le pouvoir réel est dans la propriété lucrative des Ressources premières

Bonne idée que d’avoir réactivé ce blog ! (J’interviens ailleurs sous « Dominique Gagnot » )

Il est un débat fondamental : celui de la propriété lucrative des Ressources premières. Le fond de nos problèmes écologiques et sociaux est là, car elles sont privatisées. Jugez en :

Les Ressources planétaires sont exploitées à seule fin d’en tirer du profit, sans considération pour le désastre écologique et social qui en résulte.

Cette logique n’est plus supportable. Le système économique doit désormais servir la restauration des écosystèmes.

Cela implique de transférer la propriété des Ressources premières à des « collectivités actionnaires » qui seules pourraient décider de leur utilisation et les préserver dans l’intérêt de tous et durablement avec le concours des banques centrales.

Des entreprises publiques et privées toujours motivées par le profit, mais dans le cadre de ce nouveau système, exécuteraient les immenses tâches à accomplir.

Cela peut sembler irréaliste, et pourtant cet autre monde est possible de même que après Louis XVI…

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Si une forêt est publique, les bucherons la déboisent sans vergogne. Ils se disent que si ce n’est pas eux qui le font, ce seront d’autres bucherons. Alors il vaut mieux qu’ils soient les premiers à le faire.

Si une forêt est privée, alors les bucherons qui la possèdent ou qui la louent, s’assureront qu’elle soit reboisée convenablement afin de pouvoir l’exploiter longtemps.

Idem pour la pèche, etc.

Le sujet doit être celui de la responsabilisation du gestionnaire.
Or un fonctionnaire n’est pas incité à être responsable, ne serait-ce qu’à cause de son statut qui lui donne un emploi à vie et un salaire fixe.

Excusez moi, mais c’est un raisonnement à l’emporte pièce.
En fait ces problèmes (comme à peu près tous les autres) sont sans solution dans le cadre du capitalisme. En effet, pour gagner un max, des proprios privés feront des économies sur l’entretien, et planteront des espèces à fort rendement à court terme au détriment de la diversité et autres paramètres.
Les pêcheurs privés chercheront à maximiser leur pêche et le renouvellement passe après, etc. Le capitalisme motive les comportements aberrants.

Je vous invite à (re)lire ceci : Comprendre la tragédie capitaliste – Imaginer le système d’Après. Comprendre la tragédie capitaliste, imaginer le système d'après..pdf - Google Drive

En pratique pour entretenir la forêt, on emploierait des volontaires amoureux de la nature.
Leurs moyens d’existence sont un autre problème, résolu par ailleurs.

Pour la pêche, idem.

C’est une autre philosophie que celle du capitalisme. Il faut s’extraire des manières de penser que ce système nous a imposées, sinon on tourne en rond.

La crise de l’utilité - Le nouveau livre de Jean-Christophe Duval téléchargeable gratuitement ici : À l’heure de la transition écologique repenser la pertinence de l’action humaine - Site de jeanchristopheduval !

Quelle est cette alchimie qui nous oblige à faire des choses que nous ne devrions plus faire et nous empêche de faire des choses que nous devrions faire ?

Nous devons faire la transition écologique et sociale, réduire notre temps de travail, et ne consacrer nos efforts que vers des domaines socialement et écologiquement utiles, mais nous semblons pétrifiés par l’éventualité d’un système socio-économique inconnu. Comment pourrions-nous organiser nos vies et la structure sociale si l’emploi disparaissait ou se réduisait drastiquement en nombre de places ?

Pourtant, nous devons impérativement cesser de produire des choses polluantes, mais nous semblons être coincés avec le fait que si nous faisions cela, si nous mettions un frein au consuméro-productivisme, nous serions soudainement désemparés car, habitués à un monde où « faire quelque chose de sa vie », s’assumer économiquement dans des activités marchandes et rentables, semble êtres devenues des normes incontournables.

Le but de ce livre est de faire prendre conscience qu’une grande partie de ce que nous nous forçons à faire n’a aucune utilité réelle ni aucune raison d’être fondamentale, sauf de donner du labeur, des responsabilités et des distinctions sociales à des individus qui semblent ne devoir leur salut qu’au travers de leurs professions.

Le travail est ainsi devenu l’objectif central de l’organisation humaine. Le ciment de nos structures sociales et culturelles. Il est le point de convergence de tous nos processus d’appartenance, d’acceptation, de gratifications, de reconnaissances, d’honneur, de dignité, de réputation, de distinctions sociales et de beaucoup d’autres choses.

Dans notre société, qui a érigé le travail en une sorte de vérité morale et a adossé le mérite sur la comptabilité du « plus faisant », on rencontre souvent des individus dont le destin social n’est que « faire pour faire », produire pour produire, même si rien de pertinent n’est à faire ou à produire. Dans cette ambiance où l’action humaine est conditionnée par la rentabilité financière, on se pousse souvent à la « bullshit innovation », à la création d’« activités d’utilité artificielle », car ce sont ces domaines, souvent bullshit et polluants, qui feront réussir les hommes tout en satisfaisant des critères financiers.

Sur le plan individuel, le but de nos activités n’est pas tant de produire des choses vraiment utiles à la société que d’obtenir approbations et gratifications de sa part pour avoir fait quelque chose qui nous permet de nous assumer économiquement. Nous attachons plus d’importance à l’action pour l’action, en la superficialité de l’acte, qu’en la pertinence et l’utilité réelle de ce que nous produisons. Nous nous poussons à faire de l’inutile pour nous proclamer utiles et responsables au regard de notre monde.

Dans un monde parfait, il n’y a rien à vendre, rien à faire et c’est un vrai problème pour l’homo œconomicus en quette permanente d’utilité et de rentabilité. A force d’avoir tout fait, à force d’avoir tout conquis, tout acquis, tout produit, toujours plus vite dans le culte de la performance, rien ne reste aux « nouveaux entrants », à part la « bullshit novation » . Les activités d’utilité artificielle, les bullshit causes, Le stratagème inconscient sera de créer de faux problèmes pour faire perdurer le commerce des solutions.

En définitive, nous ne sommes que des bluffeurs, nous passons nos vies à inventer du bluff pour continuer de bluffer et de gagner nos galons d’homo œconomicus respectables, solides et méritants. Avec toute la pollution que cela engendre, la planète avait-elle besoin de cela ?

Merci pour le lien de votre livre PDF de 138 pages.
Cela fait une bonne base pour une discussion.
J’ai lu le début. Il se trouve que je suis en désaccord sur presque chaque phrase. Désolé.

"la réduction de la masse salariale entraîne une réduction du marché
solvable, ce qui conduit à une réduction de la consommation d’où
nouvelles faillites. Il s’agit là d’un cercle vicieux."

a) Le salaire n’est qu’une petite partie de la richesse. Il y a les rémunération des indépendants qui ne s’appellent pas des « salaires » au sens strict. Il y a les revenus des investissements. Et il y a le patrimoine qui est une partie plus importante que les revenus mensuels.

Je suppose que l’auteur pense à la richesse d’une manière générale, sinon c’est illogique de mettre sur un plateau de la balance, le salaire, et sur l’autre plateau, le marché solvable.

b) La réduction de la masse salariale
J’ai des doutes sur la réalité de cette réduction.
Le nombre de personnes sur terre est en forte croissance. Même en France, la population augmente.
Ils ne sont pas tous salariés, mais il semble que le nombre d’emplois salariés augmente un peu, même s’il augmente peut-être moins que la population.
Le PIB augmente. La richesse augmente.

c) Le reste de la phrase est logique.
Le problème vient donc des deux prémisses a) et b).
Il s’agit d’une différence de perception du monde réel.
Cela dit, je suis d’accord pour reconnaitre que le système actuel n’est pas parfait.
Il est tout à légitime de réfléchir pour l’améliorer.

Continuons

"Aussi, à terme une seule entreprise suffirait à satisfaire les
besoins de la minorité disposant encore de ressources."

a) une seule entreprise
Cela me choque, mais j’ai du mal à savoir pourquoi. Pour moi, c’est totalement impossible qu’il ne puisse y avoir qu’une seule entreprise (au monde, ou en France ?).

C’est comme si on disait qu’un jour il n’y aura qu’un autobus gigantesque, qui transportera tous les humains. Evidemment, comme tout le monde n’habite pas sur le même point de la planète, il y aura plusieurs stations de départ, et même plusieurs stations d’arrivée. Il faudra donc attendre très longtemps.
C’est tellement plus simple et pratique qu’il y ait plusieurs bus, que je n’arrive à imaginer comment, par quel suite logique, on pourrait arriver à n’avoir qu’un seul autobus (pour toute la Terre, ou même pour toute la France).

Bien sûr, il y a des concentrations d’entreprises. Mais les arbres ne montent pas à l’infini. La concentration ne peut pas aboutir à une seule entreprise. Mise à part, je viens d’y penser, dans un monde totalement communiste. Et encore, c’est probablement abusif de penser ça, car ce serait une entreprise avec des filiales ou des départements. Chaque subdivision pourrait donc être considérée comme étant une entreprise différente. Par exemple, il y a la division des autobus, et il y a la division de la fabrication des autobus. Ces deux unités peuvent s’appeler RATP, mais l’usager voit qu’il y a RATP transport, et RATP fabrication de bus. De toutes manières, le nombre n’a pas de signification.

Bref, je suppose que l’auteur s’est mal exprimé, et qu’il a plutôt penser à un monde où il n’y aurait qu’une seule entreprise par fonction, et donc il n’y aurait plus de concurrence.

b) satisfaire les besoins
Une erreur très courante chez les économistes amateurs, est de croire que l’ensemble des besoins serait un ensemble fini.
Non, la nature est tellement imaginative, que les besoins sont infinis.
Autrefois, il n’y avait pas de télévision, et personne ne ressentait un manque de ne pas l’avoir.
Puis, il y a une chaine, et personne n’était frustré de ne pas avoir deux chaines.
Etc. Il y a de plus en plus de chaines. Il y a même les chaines internet. Les besoins sont sans fin.

Je suppose que l’auteur s’est mal exprimé, et qu’en réalité, il pense uniquement aux besoins basiques pour la survie qui est la nourriture et un toit. Mais s’il se restreint à cela, alors il dévie de son sujet qui est celui du marché global.

Je termine pour aujourd’hui avec mon sujet sur les bucherons

« pour gagner un max, des proprios privés feront des économies sur l’entretien, et planteront des espèces à fort rendement à court terme au détriment de la diversité et autres paramètres. »

a) gagner un max
Non, dans la pratique, on voit que les entreprises ne cherchent jamais le maximum. Elles ne voit jamais à court terme.
Pourquoi ?
Tout d’abord, parce qu’il n’y a pas d’entreprises sans hommes. Et les hommes sont très mauvais en calcul. Ils n’arrivent jamais à trouver le maximum.
Ensuite, il y a l’élément principal que les gauchistes ne veulent pas voir : le risque ! (ça se prononce presque comme le RIC, mais c’est autre chose)

Voilà, j’ai pris le risque de vous contredire, et j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

Ah non je ne vous en veux pas!
Je comprends vos remarques. Mon texte doit être interprété, et chacun interprète à sa façon…
Chacune de mes affirmations demanderait à être étayée mais ce serait un gros boulot pour moi de mettre ça par écrit car je n’ai pas du tout l’âme d’un écrivain. Peut être une autre fois.